Bonjour, c’est Sami à Vejle, au Danemark, où je poursuis mon épopée à deux-roues et tente de garder mon calme face au cancer des services clients automatisés. Je vous raconte tout ça plus bas.
Ce matin, on parle du président libanais qui a rencontré Trump à Washington, de la Syrie et l’Irak qui s’apprêtent à ressusciter un pipeline stratégique, ainsi que du succès fou d’un nouveau réseau social lancé par un Palestinien pour éviter la censure de la Big Tech. |
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Les infos que j'ai retenues pour vous
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Les deux présidents se serrent la main lors de leur rencontre à Washington, hier. / Keystone / EPA / Aaron Schwartz
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Le président libanais rencontre son homologue américain à Washington.
Pour la première fois, Joseph Aoun a rencontré Donald Trump, hier à la Maison-Blanche. Le président américain a dit vouloir «beaucoup aider» le Liban, puis annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans. Dans un timing certainement prémédité, c’est également hier que l’armée libanaise prenait le contrôle d’un premier village situé dans une des «zones pilotes» du Sud-Liban où, selon un accord informel entre Tel-Aviv, Beyrouth et Washington, l’armée israélienne doit se retirer pour laisser la place aux troupes libanaises, en échange du désarmement du Hezbollah.
France 24 (FR)
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Zelensky limoge son chef des armées.
Oleksandra Syrsky faisait l’objet ces derniers jours de manifestations publiques. Bien qu’ayant dirigé la défense de Kiev lors du début de l’invasion russe en 2022, le militaire de 60 ans était critiqué pour faire peu de cas des pertes humaines. Hier, le président ukrainien l’a donc congédié et l’a remplacé par Mykhaïlo Drapaty, un officier très populaire parmi les manifestants.
France 24 (FR)
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144 migrants morts ou portés disparus dans une série d’incidents maritimes au large de la Mauritanie.
L’agence des Nations unies pour les réfugiés annonce que trois opérations de sauvetage ont été menées ces derniers jours depuis la ville portuaire mauritanienne de Nouadhibou. Elles ont permis de sauver 387 personnes. L’incident le plus meurtrier concerne une embarcation partie de Bafuloto, en Gambie, à destination des îles Canaries espagnoles, situées à 1677 kilomètres. Le bateau a été secouru samedi après avoir dérivé en mer pendant près de 25 jours, mais seules 38 personnes ont survécu.
Euronews (FR)
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En Inde, les «cafards» de la GenZ battent le pavé.
Lundi, des dizaines de milliers de jeunes indiens ont marché vers le parlement dans la capitale New Delhi. Ils réclament la démission du ministre de l’éducation, après que deux millions d’étudiants en santé ont dû refaire un examen suite à des fuites. Ils se sont appelés Cockroach Janta Party, en référence au parti de Narendra Modi et à la citation de son ministre de la justice, qui avait comparé les jeunes manifestants à des cafards. Suite à des violences entre la police et les jeunes, les responsables du mouvement ont indiqué hier qu’il n’y aura pour l’heure pas de nouvelle manifestation.
BBC (EN)
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Il est temps de raconter le monde
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Dans mon radar aujourd'hui
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Au Maroc, procès du rappeur Mehdi Black Wind.
Star du rap marocain ayant émergé dans le sillage du Printemps arabe en 2011, El Mahdi Lyoubi, 34 ans, est jugé aujourd’hui à Casablanca pour «outrage au roi ou au prince héritier», une infraction passible de quatre ans de prison selon le droit marocain. Les chefs d’accusation précis ne sont pas connus, mais les observateurs estiment que l’artiste fait les frais de ses prises de position en faveur des manifestations de la GenZ l’année dernière qui protestaient contre le manque d’infrastructures sanitaires dans le pays. Plus de 700 acteurs culturels, dont les actrices françaises Adèle Haenel et Aïssa Maïga, ont signé une tribune dénonçant sa détention et demandant sa libération.
Human Rights Watch (FR)
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Le terrifiant Mogamma, au Caire, dont la photo a été tirée d’un blog de voyage au nom prémonitoire. / Blog Discover Discomfort.
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Ça m'est arrivé cette semaine
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Eloge de l’incompétence humaine.
J’ai beau avoir survécu aux vices et sévices du Mogamma, le terrifiant labyrinthe où nombres d’âmes innocentes ont été sacrifiées au Minotaure de l’administration égyptienne, il est un phénomène qui vient à bout de mes nerfs pourtant solides chaque fois que je reviens en Europe: l’automatisation du service client.
Vendredi dernier, cela s’est cristallisé en quelques heures. Je venais d’arriver à Hambourg, dans le cadre de mon voyage en vélocamping. Ce fut d’abord l’auberge de jeunesse, où j’ai été invité à faire mon «self Check-in» sur l’une des 6 bornes à disposition. Evidemment, la machine n’est pas parvenue à trouver ma réservation. Alors j’ai dû attendre l’arrivée du seul employé de la réception, débordé. Il retrouve sur son ordinateur ma réservation mais me demande malgré tout d’entrer mes données personnelles sur la borne – chose que j’avais déjà faite sur l’application lors de ma réservation. En somme, je fais son travail à sa place.
J’ai ensuite dû appeler la Poste suisse. M’étant délesté de quelques affaires à Paris, je me suis envoyé un colis à moi-même à destination de Lausanne. Sauf que la Poste, dans son infinie intelligence, a crû bon de me demander une signature contre remise du colis. C’est ainsi que je fis la rencontre de «Postino», l’affable assistant virtuel de la Poste qui m’informe de sa voix métallique, avant même que j’ai pu ouvrir la bouche, qu’il «ne peut pas m’aider pour ce sujet». Il me demande malgré tout de lui expliquer la situation par oral. Je m’exécute et là – contre toute attente! – il confirme son diagnostic d’expert boosté à l’intelligence artificielle: «Je ne peux pas vous aider pour ce sujet». Merci Postino.
Mais dans sa grande magnanimité, Postino me fait l’honneur de me mettre en lien avec un employé en chair et en os. Ou plutôt de me placer dans la file d’attente virtuelle. Puisque les appels depuis l’étranger coûtent une blinde et que j’ai un forfait prépayé, mon crédit s’épuise et la ligne coupe. Je recharge et recommence ce cirque. Postino, sa voix métallique, son constat implacable, la file d’attente. Dix minutes plus tard, enfin une réponse et un être humain qui peut régler mon problème. Ça aura duré une demi-heure, coûté quelques dizaines de francs et laissé l’impression qu’on me prend pour un con.
Enfin, pour finir la journée en beauté, j’ai été acheter quelques bricoles à Décathlon, où toutes les caisses sont automatisées. Sauf que quand il y a un antivol, il faut bien quelqu’un pour l’ôter. Or ce pauvre quelqu’un est forcément sollicité partout, ballotté entre les 20 caisses qui presque toutes connaissent un problème. Là encore, c’est un quart d’heure d’attente pour un geste qui dure une demi-seconde.
En filigrane de tout ça, une réalité implacable: en Europe, l’être humain coûte cher, alors tout est bon pour en employer le moins possible, quitte à essuyer quelques pertes en clients mécontents ou en vols. Rien à voir avec l’Egypte, où la main d’œuvre est presque gratuite, ce qui explique le nombre astronomique de serveurs dans les cafés et le fait que l’on attend jamais bien longtemps quand on appelle une hotline.
Dieu sait que l’incompétence des employés et fonctionnaires égyptiens me donne souvent envie de m’entailler les veines. Mais au moins ce sont des êtres humains qui, dans la plupart des cas, font du mieux qu’ils peuvent. Rien à voir avec le froid goût d’humiliation laissé par un répondeur automatisé aux innombrables questions inutiles dont le seul objectif est de faire abandonner les appelants. Face à l’incompétence robotique, je préférerai toujours l’incompétence humaine.
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Hier à Deir Al-Balah, des Palestiniens font le deuil des membres de la famille Al-Amasi, tués dans une frappe israélienne. / Keystone / AP / Kareem Hana
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L’ONU dénonce une «intensification des frappes» à Gaza.
Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a souligné une recrudescence des attaques de l’armée israélienne dans la bande de Gaza. En une semaine, entre le 13 et le 20 juillet, celles-ci ont fait 57 morts, dont 6 enfants et 8 femmes. La majorité des frappes ont eu lieu contre des immeubles d’habitation, du côté palestinien de la Ligne jaune censée délimiter le contrôle israélien. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025, au moins 1144 Palestiniens ont été tués, selon le ministère de la santé de Gaza, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.
Le Monde (FR)
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La Syrie et l’Irak veulent ressusciter un ancien pipeline afin de contourner Ormuz.
Le pipeline reliant Kirkouk, dans le Kurdistan irakien, à Baniyas, sur la côte méditerranéenne syrienne, avait été mis en service en 1953. Mais depuis plus de 40 ans, en raison des guerres qui ont ravagé les deux pays, la ligne a été coupée puis abandonnée. Elle a retrouvé toute sa pertinence avec la guerre en Iran, offrant à l’Irak une alternative au golfe Persique pour exporter son pétrole. Damas et Bagdad ont donc signé un mémorandum pour la réhabilitation de la ligne, en collaboration avec les Américains, qui ont également signé l’accord. Au début,
2 millions de barils de brut seront transportés chaque jour, mais à terme la capacité de la ligne sera de 13,5 millions de barils par jour.
Kusdistan 24 (EN)
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Le Koweïtiens contraints de rationner leur consommation d’électricité.
Alors que les températures dépassent les 40°C ces jours au Koweït, les autorités ont demandé à leurs citoyens de réduire leur consommation d’électricité, c’est-à-dire principalement les climatiseurs. Cette restriction fait suite aux bombardements iraniens. Selon Téhéran, ceux-ci ne visent que les intérêts américains, mais le Koweït dénonce des frappes sur ses installations énergétiques et ses infrastructures de dessalement de l’eau.
Times of Israel (FR)
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UpScrolled, l’app qui contourne le shadowbanning.
L’année dernière, je vous avais parlé du shadowbanning, cette tendance des réseaux sociaux, via leurs algorithmes, à «cacher» certains contenus en ne les mettant pas en avant. Un phénomène criant lors de la guerre à Gaza, quand les stories évoquant le sort de l’enclave étaient systématiquement invisibilisées. Une sorte de censure qui ne dit pas son nom. Pour y remédier, le Palestinien Issam Hijazi a créé UpScrolled, un réseau social «non politique» qui n’utilise pas d’algorithme, évitant ainsi la censure, la promotion de contenus abrutissants et l’addiction au scroll. En somme, le retour au Facebook d’il y a 15 ans, certes moins sexy mais plus saint et plus enrichissant. Lancée en juillet dernier, l’application a déjà été téléchargée 2,5 millions de fois.
The New Arab (EN)
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En direct de la Trumposphère
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Trump parle avec tout le monde, même le Hezbollah
«Si le président le souhaite, je parlerai au Hezbollah. Je parle à tout le monde. Je parle à des personnes avec lesquelles beaucoup pensent que je ne devrais pas parler, et au final les choses finissent par s’arranger.»
Voilà ce qu’a déclaré hier le président américain en marge de sa rencontre avec son homologue libanais Joseph Aoun, à Washington. En juin, il avait déjà communiqué avec le parti de Dieu, via des intermédiaires. C’était la première fois qu’un président américain s’entretenait, de façon directe ou indirecte, avec un membre de ce mouvement catalogué comme organisation terroriste par Washington.
Les discussions en cours visent à établir un plan pour désarmer le mouvement chiite et organiser le retrait de l’armée israélienne.
Times of Israel (EN)
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Votre correspondant.
Lausannois aimant à me définir comme un «arabe raté», je me suis installé en Egypte il y a deux ans pour enfin apprendre cette langue que feu mon père tunisien ne m’a jamais transmise. Au Caire, je suis correspondant pour Le Temps et Libération. Mais cet été, je remplace la sueur du chaud par celle du sport: parti de Lausanne début juillet, je pédale vers la Norvège en vélocamping.
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Avenue du Bouchet 2
1209 Genève
Suisse
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