Bonjour, c’est Marwan à l'EPFL, où le campus, déserté pendant les vacances, se repeuple progressivement d'étudiants stressés, de retour pour les révisions.

Pour ce premier Point Sciences de l'année 2020, je vous parle d'un nouveau consortium sur les technologies hydroélectriques, de la mauvaise nouvelle pour le projet Venice Time Machine et enfin de la Rocket Team de l'EPFL.

Marwan El Chazli, EPFL
Le 06.01.2020


Sur les Flux de Heidi.news

Comment le CES est devenu le salon de toutes les innovations. Créé en 1967, le Consumer Electronic Show (CES) est longtemps resté le salon de l’électronique grand public. On y voit toujours des machines à laver, des réfrigérateurs et bien sûr des TV, tous de plus en plus connectés. C’est ce dernier aspect qui a transformé le CES, qui ouvre ses portes demain 7 janvier à Las Vegas. L’ubiquité d’internet et du logiciel en fait le salon de presque toutes les innovations: des taxis volants aux voitures autonomes jusqu’à l’agriculture 2.0 en passant par la santé et même le sexe connecté.

Heidi.news (FR)

Grandir avec un chien réduirait les risques de schizophrénie. Dans une étude publiée en décembre dans la revue Plos ONE, des chercheurs ont mis en évidence qu’être en contact avec un chien durant l’enfance minimisait les risques de troubles schizophrènes à l’âge adulte.

Heidi.news (FR)

Pourquoi «Le Consentement» de Vanessa Springora me réjouit autant qu’il me peine. Notre journaliste Annick Chevillot revient sur la publication du livre de Vanessa Springora, «Le Consentement», à la source de l'affaire Gabriel Matzneff, qui a secoué la scène littéraire française pendant les fêtes. Dans ce récit, l'auteure relate l'emprise que l'écrivain français, par ailleurs pédophile militant, a eue sur elle.

Heidi.news (FR)

Que signifie pour la recherche la peine de prison du créateur des bébés Crispr? Le scientifique à l'origine des «bébés Crispr» a été condamné à trois ans de prison en Chine et à une interdiction d’exercer. La revue scientifique Nature s'interroge sur l'impact de cette décision de justice sur la recherche, l'édition génétique et les règles éthiques.

Heidi.news (FR)

Le journalisme de précision qui répond à vos questions. Abonnez-vous!


Coup de projecteur

Photo article

Schneider - Ansermet

Bernard Schneider (à gauche) est professeur et maître de recherche à l'EPFL où il dirige le laboratoire d'étude sur la neurodégénérescence. Les travaux de son équipe portent notamment sur le développement de solutions thérapeutiques pour ralentir la progression des maladies neurodégénératives. Une étude récente publiée par son laboratoire propose l'utilisation d'un système bioimplantable situé dans le cerveau ou sa périphérie et capable de délivrer des anticorps de manière continue en surmontant l'obstacle majeur qu'est la barrière hémato-encéphalique (ou blood-brain barrier).

ProteoGenix (EN)

Jean-Philippe Ansermet (à droite) est professeur de physique expérimentale à l'EPFL depuis 26 ans. Ancien étudiant de l'EPFL, il obtient son diplôme de physicien en 1980 avant de partir aux Etats-Unis. De retour à l'EPFL en 1992, il devient directeur de la section de physique, dont il lance quelques-uns des premiers MOOCs, dédiés à la mécanique et la thermodynamique, sujets de ses cours. A l'occasion du 50ème anniversaire de l'EPFL, il fait l'objet d'un podcast dans lequel il revient sur son parcours à l'école.

Youtube (FR)

Le monde change, la presse aussi

Photo article

Des infos, des analyses, des enquêtes. Heidi.news, c'est bien davantage que la newsletter que vous lisez en ce moment. Retrouvez nos Flux sur les Sciences et la Santé, nos Explorations comme les biotech en Valais, et nos tribunes, chroniques et opinions. Heidi.news a choisi de se financer par ses lecteurs plutôt que par la publicité.

Essayez-nous!

Le labo de l'EPFL

Un consortium, mené par l'EPFL, sur la recherche hydroélectrique. XFLEX HYDRO est un nouveau projet européen financé à hauteur de 18 millions d'euros par le programme Horizon 2020 et prévu pour quatre ans. Son objectif: démontrer l'efficacité des installations hydroélectriques dans le contexte des énergies renouvelables. Le projet mettra à l'épreuve plusieurs nouvelles technologies hydroélectriques et se conclura par l'élaboration d'une feuille de route destinée à faciliter l'adoption de ces dernières. Le consortium de 19 partenaires compte plusieurs universités européennes mais aussi des entreprises comme EDF et General Electric Hydro.

Reuters (EN)

Le nouveau centre E4S lancera un master en 2021. L'UNIL, l'EPFL et l'IMD vont collaborer pour lancer un master en Management durable et technologie en 2021. C'est une des premières étapes du nouveau centre E4S ou The Entreprise for Society Center, lancé par les trois écoles et destiné à «former les cadres de demain aux défis de la durabilité». Les différents thèmes abordés par ce centre, de la politique environnementale au machine learning, feront appel aux spécialistes des trois institutions. Jean-Pierre Danthine, président de l'école d'économie de Paris, assurera la direction du comité d'E4S, qui comptera Jean-Philippe Bonardi, doyen de HEC Lausanne et Albrecht Enders, doyen de l'IMD.

Le Temps (FR)

Expérimenter sur des vers plutôt que sur les vertébrés. Nagi Bioscience, une spin-off de l'EPFL créée début 2019, a bouclé en décembre son premier tour de financement à hauteur de 1,8 millions de francs, mené par la plateforme d'investissement Investiere. L'entreprise développe un dispositif microfluidique combinant des colonies de vers C. elegans et une analyse de leurs réactions par machine learning afin d'automatiser l'évaluation de nouvelles molécules. Développée par Matteo Cornaglia, co-fondateur de l'entreprise et collaborateur scientifique au laboratoire de microsystèmes à l'EPFL, la techonologie pourrait offrir une alternative aux expérimentations menées sur les animaux vertébrés.

Heidi.news (FR, Paywall)

Dans les coulisses

Rupture définitive des relations avec les Archives de Venise. Les Archives d'Etat de Venise mettent officiellement fin aux relations avec l'EPFL sur le projet Venice Time Machine qui vise à reconstruire virtuellement le développement de la ville à travers l'histoire. Dans un communiqué de presse daté du 27 décembre et relayé par le média en ligne Bon pour la tête, elles ont annoncé que ces relations étaient désormais «définitivement rompues». La décision de suspendre leur collaboration avec l'EPFL était connue depuis septembre. En cause: des «erreurs méthodologiques» dans le transfert et la conservation de données par l'école, d'après le communiqué, ainsi qu'un manque de transparence par cette dernière.

Bon Pour La Tête (FR, Paywall)

L'EPFL Rocket Team teste son système. Composée d'étudiants de l'EPFL, l'équipe de l'EPFL Rocket Team participe chaque année à la Spaceport America Cup, une compétition internationale organisée en juin au Nouveau-Mexique. Le mercredi 18 décembre, l'équipe a pu tester à Crans-Montana les procédés d'atterrissage de leur nouvelle fusée, Bella Lui, qui devra être propulsée à 3 kilomètres d'altitude lors de la compétition. Grâce à un accord avec l'Association des communes de Crans-Montana, les membres de la Rocket Team ont pu tester leur système dans des conditions optimale: convaincre quelqu'un de laisser un groupe d'étudiants lancer une fusée sur son territoire n'est en effet pas toujours une tâche facile.

Le Nouvelliste (FR, Paywall)

Un cas de fraude dans un laboratoire de l'EPFL. Une étude sur le rôle du cortex insulaire dans le mécanisme d'apprentissage par la peur, issue d'un laboratoire de l'EPFL, a été retirée de la revue Science le 19 décembre dernier, après la découverte qu'une partie des données avaient été falsifiées pour obtenir des résultats plus significatifs. L'auteure de l'étude a démissionné. Le 21 octobre 2019, dans une opinion publiée sur Heidi.news, le Vice-Président à l'éducation Pierre Vandergheynst critiquait justement la pression du publish or perish, qui pousse des chercheurs à publier des travaux bâclés pour de la visibilité dans les revues spécialisées.

Le Temps (FR, Paywall)

Alumnae de l'EPFL

Fabia Gozzo. Physicienne, elle a travaillé sur l'accélérateur de particules synchrotron de l'Institut Paul Scherrer de Villigen. Ancienne doctorante à l'EPFL, où elle avait atterri après des études de physique à Bari, dans le sud de l'Italie, elle a fondé en 2012 l'entreprise Excelsus Structural Solutions, qui vise à démocratiser l'accès aux outils de caractérisation de composés organiques basés sur les synchrotrons, notamment dans le contexte des produits pharmaceutiques.

PSI (FR)

Marwan El Chazli est étudiant en microtechnique à l’EPFL et correspondant de Heidi.news sur place. Il est très engagé dans la vie associative du campus. Pour lui écrire, c’est par ici.


Vous avez aimé? Partagez:

Facebook Twitter Linkedin Instagram

Séance de rattrapage avec:

l'édition de vendredi

Bonne soirée!

b696e884-f624-429e-91a6-1af20f5cf9e3.png

Chemin de La Mousse 46
1225 Chêne-Bourg
Suisse