Bonjour, c’est Adrien pour vous parler de santé, alors que le canton de Fribourg va rendre obligatoire le port du masque dans les commerces dès vendredi et le canton du Valais, dès lundi.

Nous continuons notre plongée dans le monde occulte de l'anthroposophie, débutée il y a deux semaines. Aujourd'hui, il sera question des attitudes qu'encourage la doctrine de Rudolf Steiner pour «renforcer son système immunitaire», du bain de soleil à l'eurythmie en passant par le dessin de forme.

Adrien Miqueu, Lausanne
26.08.2020


Se protéger de Covid-19 selon l’anthroposophie: du soleil, des dessins et de la danse

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Plongée dans la doctrine de Rudolf Steiner. Si vous aviez été interloqué par notre précédent article, dédié aux causes de Covid-19 selon l’anthroposophie (démons, manque de soleil et mensonges de l’humanité), il va falloir s’accrocher. Pour cette deuxième partie, nous plongeons encore plus profondément dans la doctrine de Rudolf Steiner, afin de comprendre l’origine des conseils prodigués pour éviter Covid-19.

Car même si l’anthroposophie considère la maladie comme une épreuve à traverser pour «grandir intérieurement […] dans le sens d’un développement de soi», elle s’active depuis le début de la pandémie pour promouvoir ses méthodes de «renforcement du système immunitaire». Des conseils estampillés «naturels», relayés de la section médicale de la société anthroposophique au réseau des écoles Steiner-Waldorf, et qui cachent une doctrine ésotérique complexe.

A l’inverse des politiques de santé publique visant des mesures collectives, l’accent est ici mis sur l’individu. Le but: «Renforcer la résilience, favoriser la salutogenèse». Ce dernier concept, introduit par le sociologue Aaron Antonowsky dans les années 1960, dit s’opposer à la «pathogenèse» de la médecine traditionnelle. Comprenez: la pathogenèse cherche l’origine de la maladie, quand la salutogenèse s’intéresse à celle de la bonne santé. En tirant parti des «ressources vitales et spirituelles» du patient grâce à des «traitements médicamenteux et artistiques, tout comme le massage rythmique et l’eurythmie curative» (on y reviendra), la médecine anthroposophique dit s’adresser «aux forces d’autoguérison du patient».

Cyril Vidal, président du collectif FakeMed, un groupe de professionnels de santé luttant contre les pseudo-médecines: «Dès que l’on parle avec des médecins anthroposophes, rien n’en ressort. C’est un peu vide ou on ne comprend pas où ça veut aller. On retrouve ça dans la scientologie. Ça paraît sain, éliminer le stress et les pathologies, mais on cache la philosophie profonde qui est complètement barrée!»

La salutogenèse est défendue par Harald Matthes, directeur médical de la clinique anthroposophique de Havelhöhe en Allemagne, qui estimait fin mars qu’il «est bon que les personnes plus jeunes soient contaminées les premières, pour construire une immunité collective».

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Séance de rattrapage

Si vous les aviez ratés, voici quelques articles publiés ces derniers jours sur le Flux Santé de Heidi.news.

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«Les donneurs de sang devraient être reçus comme les plus grands VIP». Pourquoi donne-t-on son sang? Que signifie l’acte de don? Est-il judicieux de soumettre les donneurs à des questionnaires dignes d’interrogatoires de police? Après avoir consacré leur vie à la transfusion sanguine, Philippe Schneider, ancien chef du Service vaudois de la transfusion sanguine, et Jean-Daniel Tissot, médecin hématologue et doyen de la Faculté de médecine et biologie de Lausanne, ont voulu trouver des réponses.

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Une rentrée littéraire sous le signe du coronavirus. Alors qu’ils étaient confinés chez eux, les habitants de la francophonie européenne ont (re)découvert le plaisir de la lecture et ont montré un intérêt tout particulier pour des ouvrages tels que «La Peste», «L’amour au temps du choléra», «Le hussard sur le toit», etc. La rentrée littéraire surfe aujourd’hui sur la vague Covid avec la sortie d’ouvrages très variés en lien avec la pandémie.

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Un vaccin contre la maladie de Lyme? Traitée de façon trop tardive ou inadéquate, la maladie de Lyme – maladie la plus fréquemment transmise par les tiques en Suisse – peut laisser des séquelles graves. Un risque conséquent, car les premiers symptômes ne sont pas toujours correctement interprétés. Un vaccin serait d’autant plus bienvenu que les risques de contracter la maladie ont augmenté dans certaines régions de l’hémisphère nord suite aux déplacements de populations de tiques, sensibles aux variations climatiques.

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Une raison de suivre les avancées thérapeutiques

Coronavirus Drug and Treatment Tracker. Vous avez lu que les Etats-Unis ont déployé un traitement contre Covid à base de plasma sanguin de personnes guéries, alors même que son efficacité est loin d'être avérée. Pour être bien au clair sur ce qui semble marcher ou non, le New York Times propose une liste régulièrement mise à jour des traitements. Les étiquettes balayent le spectre de «largement utilisé» à «pseudo-science», en passant par «indices prometteurs».

New York Times (EN)

Pendant ce temps sur Heidi.news

La task force scientifique dresse un bilan économique du confinement. Si le Conseil fédéral s’inspire de la dernière étude publiée par la task force scientifique, il n’y aura probablement pas de nouvelles mesures de type semi-confinement en Suisse. On se dirige vers des mesures ciblées et durables aussi bien du point de vue sanitaire qu’économique.

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Qu’en est-il de l’immunité à Covid-19 chez les personnes infectées? A quel point sommes-nous protégés après une infection? Et pour combien de temps? Réponse courte: on ne sait pas vraiment. Pour aller au-delà de ce constat d’impuissance, voici les quatre possibilités qui émergent et qui permettent de nuancer les champs du possible.

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Des bactéries survivent trois ans dans l'espace. A bord de la Station spatiale internationale (ISS), une expérience japonaise a étudié la survie dans l'espace de bactéries particulièrement résistantes. Ses résultats sont étonnants: sous formes de petits amas, ces microbes seraient capables de résister au voyage de Mars vers la Terre! Tout du moins, jusqu’à la rentrée atmosphérique…

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