Bonjour, c’est Mattia à Fribourg, où le canton a annoncé son premier décès lié au Covid-19. Il s’agit d’une femme âgée de plus de 70 ans souffrant de maladie pulmonaire.

Ici aussi toutes les écoles et l'université sont fermées jusqu'au 19 avril, nous nous tournons donc vers l'hôpital cantonal.

Mattia Pillonel, Fribourg
19.03.2020


Une situation maîtrisée à Fribourg (pour le moment)

Marina Scuderi du secrétariat des urgences de l'Hôpital cantonal de Fribourg, me raconte son expérience depuis le début de la crise, après un week-end mouvementé à la hotline de l'hôpital fribourgeois:

«Si maintenant la situation est stabilisée, ce n’était pas facile pour le personnel d’accueil et le personnel soignant au début de la crise. Quand la situation a explosé en Italie, nous avons tout de suite reçu l’ordre de ne pas laisser les gens se rendre directement aux urgences. Avec la panique, nous avions peu d’informations et pas mal de peine à gérer la situation. Les médecins et les infirmières avaient des réunions tous les jours pour faire le point sur l’évolution de la maladie. Je me souviens qu’il y avait beaucoup d’inquiétudes dans le personnel soignant. Ils ne savaient pas comment ça allait se passer et évoluer. Avec temps, la situation s’est stabilisée et nous avons pu mettre en place un système efficace.

Nous avons la hotline, où je travaille maintenant, pour faire un premier point avec les éventuels malades. La plupart des appels que je reçois sont des personnes qui s’inquiètent de leurs symptômes. Pour les personnes qui ne sont pas à risque, je m’occupe surtout de les rassurer. Les personnes à risque qui présentent des symptômes comme de la toux et de la fièvre à plus de 38 degrés, je les envoie tout de suite aux urgences et je préviens le médecin sur place. Les malades ont une entrée spéciale où le personnel soignant leur donne un masque et des gants. Ils sont envoyés ensuite dans des chambres d’isolement qui ont été préparées pour le virus.

C’est difficile de mesurer combien de personnes sont atteintes du virus, comme on ne fait des tests que sur le personnel soignant et les personnes âgées qui présentent des symptômes sévères. Je sais qu’il y a trois personnes actuellement aux soins intensifs, qui peuvent encore accueillir des patients, avec seize lits en tout. Vu que le nombre d’infectés va probablement monter ces prochains jours, nous prévoyons déjà de dédoubler la hotline. Nous avons le soutien de l’armée, de la protection civile. Des lits de camp ont été installés aux soins intensifs pour le repos des médecins en cas d’urgence.»


Une raison d'espérer en pleine pandémie

Des Italiens ont imprimé en 3D des valves à oxygène. Elles venaient à manquer dans un hôpital à Brescia pour les respirateurs artificiels, le fabricant n’arrivant pas à suivre l’augmentation de la demande. Le média «The Verge», qui racontait que ces derniers avaient été menacés d’attaque en justice par le fabricant, a depuis fait volte face: il n’y aurait pas eu de menaces de la part du fabricant.

Heidi.news (FR)

Le coronavirus sur Heidi.news

Photo article

Terrifié comme un Chinois en Italie. Milan aux temps du coronavirus, épisode 10. «La façon de faire à l’italienne va nous tuer», met en garde JJ Sun, 30 ans, Italien d'origine chinoise. Les gens «ne font pas ce qu'on leur dit de faire, et le gouvernement a mis trop de temps à réagir. C'est la faiblesse de la démocratie.»

Heidi.news (FR)

Pas de nouveau cas en Chine, situation dramatique au Tessin. Suivez toutes les grandes étapes de l'épidémie en Suisse et dans le monde grâce à notre récapitulatif régulièrement mis à jour.

Heidi.news (FR)

Comment les assurances-maladie vont amortir les surcoûts. Le 3 mars, le Département fédéral de l’intérieur a décidé d’ajouter le test de diagnostic du nouveau coronavirus à la liste des analyses prises en charge par l’Assurance obligatoire des soins. La pandémie de coronavirus va indéniablement engendrer des surcoûts considérables pour les systèmes de santé, non seulement dans le domaine du dépistage, mais aussi des hospitalisations, des infrastructures sanitaires et de la vaccination/prévention. Si les réserves constituées par les assureurs devraient permettre d’amortir les surcoûts en 2020, l’impact pour le payeur de primes à court et moyen terme ne devrait pas tarder à se faire sentir.

Heidi.news (FR)

L'enseignement secondaire face au dilemme des évaluations. Pris au dépourvu, les responsables de l’instruction publique s’adaptent à ces circonstances exceptionnelles. Mais celles-ci pénalisent les élèves en difficulté et posent d’importantes questions quant à la validation de l’année scolaire en cours, en particulier lors des étapes charnières que sont la fin du cycle d’orientation ou la maturité.

Heidi.news (FR)

La course des cantons pour faire l’école primaire à la maison. La scolarité obligatoire relève de la compétence des cantons. Pour eux, l’enjeu est sans précédent: ils doivent organiser au pied levé un système éducatif à distance sans léser les élèves en rupture et en minimisant les inégalités d’apprentissage liées au contexte familial. Un défi d’autant plus ardu que les décisions sont prises dans un contexte qui évolue de jour en jour. Pour l’heure, l’incertitude est prégnante dans les écoles primaires, et dans certains cantons plus que d’autres.

Heidi.news (FR)

La transmission du coronavirus par l’air et les objets du quotidien. La transmission par aérosol (en suspension dans l’air) et via les surfaces inertes est encore mal connue. Les travaux publiés par les chercheurs américains éclairent un peu mieux la question: le virus de Covid-19 se comporte dans l’environnement de façon assez similaire à celui du Sras, c’est-à-dire qu’une transmission par l’air et les surfaces est possible. Difficile de dire, en revanche, si elle est probable.

Heidi.news (FR)

La durée de persistance du coronavirus sur un masque. Il n’y a pas de travaux ayant étudié la persistance du nouveau coronavirus sur les masques. Mais on sait que celui-ci se comporte à peu près comme son proche cousin, le virus du Syndrome respiratoire aigu sévère (Sras), qui lui a été beaucoup étudié. Et qu’une surface contaminée avec l’un ou l’autre peut le rester plusieurs heures, et jusqu’à 1 jour pour du carton ou 2-3 jours pour du plastique. Mais ce sont des durées maximales, après une contamination importante.

Heidi.news (FR)

«Vivre ensemble n’est pas qu’une question de biologie et d’économie.» Francesco Panese est professeur à l’Université de Lausanne où il enseigne les sciences sociales de la médecine et de la santé. Dans cet entretien, il lance un appel pour que la société fasse émerger le meilleur d’elle-même et pas le pire dans la crise traversée en raison de l’épidémie de coronavirus. Il revient également sur les raisons qui ont poussé la Confédération et les cantons à préférer restreindre les libertés par étapes plutôt que d’agir fermement dès le départ. Rencontre en plein air, à deux mètres de distance.

Heidi.news (FR)

Autres symptômes: la perte du goût et de l'odorat. Toux sèche, maux de tête, fèvre plus ou moins forte… quels sont les symptômes d’une forme légère de Covid-19? A cette liste peu spécifique, le virologue allemand Hendrik Streeck ajoute deux symptômes: l’anosmie (perte de l’odorat) et l’agueusie (perte du goût).

Heidi.news (FR)

Un médecin français à Wuhan alerte les Européens. Philippe Klein, médecin français et directeur d’une clinique internationale à Wuhan se montre très critique face aux différentes mesures adoptées pour faire face à l’épidémie de coronavirus en Europe.

Heidi.news (FR)

Vous avez aimé? Partagez:

Facebook Twitter Linkedin Instagram

Séance de rattrapage avec:

l'édition de mercredi

À bientôt

b696e884-f624-429e-91a6-1af20f5cf9e3.png

Chemin de La Mousse 46
1225 Chêne-Bourg
Suisse