Bonjour, c’est Marc pour vous parler d'économie alors que Jair Bolsonaro a annoncé en direct à la télévision avoir été testé positif au coronavirus.

Aujourd'hui, je vous parle de la résilience du cash dans le monde et des idées reçues sur le trafic automobile à Genève.

Une locomotive des biotechnologies en terre vaudoise et la hausse de l'aide sociale figurent aussi parmi les préoccupations de cette édition.

Marc Guéniat, Genève
07.07.2020


L'industrie du billet se rebelle contre le déclin annoncé du cash

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Flouze, pèze, oseille, thune... ces synonymes argotiques de l’argent liquide seront-ils réservés aux seuls linguistes quand l’usage courant privilégiera un fade jargon technique incarnant l’évolution d’un monde sans espèces sonnantes et trébuchantes? Et le Covid-19 a-t-il accéléré un phénomène déjà enclenché, faisant la part belle au commerce en ligne et aux nombreux moyens de paiement alternatifs (cartes de crédit et de débit, PayPal, Twint…)? S’il ne fait aucun doute que les Amazon et autres Alibaba sont les grands gagnants de la crise, le déclin annoncé du cash pourrait n’être qu’un grand malentendu. Le lobby du billet en est persuadé.

Tout a commencé, au début de la pandémie, par un petit impair commis par l’OMS, qui a secoué toute l’industrie gravitant autour de l’argent liquide. En faisant la promotion du paiement sans contact, l’instance multilatérale a suggéré que les échanges d’espèces étaient susceptibles de favoriser la transmission du virus. Son message a aussitôt été relayé par l’Agence bancaire européenne ainsi que par plusieurs banques centrales dans le monde.

Le rétropédalage qui a suivi n’a pas suffi à lever les doutes. La Banque des règlements internationaux (BRI) a ainsi constaté «des inquiétudes sans précédent de la part du public», notant dans une étude publiée en avril que le nombre de recherches sur Internet comportant les mots clés «billets» et «virus» ont explosé.

Fort logiquement, comme l’a relevé Le Monde, le volume des retraits d’espèces a donc diminué de 40% en France au plus fort du confinement: à la fois parce que les gens dépensaient moins et aussi parce qu’ils consommaient proportionnellement davantage via les plate-formes de vente en ligne. Par ailleurs, les Français se rendant moins fréquemment au supermarché, ils achetaient de plus grande quantités de produits, ce qui favorise les transactions par carte bancaire. Mais à ce stade, rien n’indique que la tendance soit pérenne.

En Suisse, l’effet Covid-19 s’est aussi fait ressentir. Sollicitée par Heidi.news, la Banque nationale suisse (BNS) explique: «En mars et en avril, la BNS a constaté un recul de la demande de numéraire. Il concerne en premier lieu les petites coupures et s’explique probablement surtout par la réduction de l’activité économique et les restrictions au niveau du commerce de détail. Depuis mai, la demande de petites coupures remonte. Le volume des billets en circulation (montant total et nombre de coupures) continue à augmenter.» A fin mai, la valeur de ces billets atteignait 84 milliards de francs, soit environ 12% du PIB helvétique.

Si les achats en ligne ont connu une hausse de 8,2% l’an dernier, pour atteindre dix milliards de francs, que ce soit sur les plates-formes internationales ou domestiques, les Suisses restent très attachés au paiement en espèces. Selon la BNS, le numéraire représentait 70% du nombre de transactions réalisées en 2017, loin devant les cartes de débit (22%) et de crédit (5%). En valeur, la part du cash plafonne toutefois à 45% des échanges.

Mais «en termes relatifs, la part du numéraire diminue globalement dans plusieurs pays», certifie Richard Wall, ancien directeur général de la monnaie à la Banque du Canada. En 2018, pour la première fois, davantage de paiements ont été effectués aux États-Unis par carte de débit qu’en argent liquide, indique une étude de la Federal Reserve Bank of San Francisco.

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Jeu de dupes à Genève autour des pistes cyclables

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«C’est le petchi.» Avec l’éloquence qui le caractérise, l’ex-conseiller d’État Luc Barthassat a prononcé, vendredi 3 juillet, cette sentence définitive en haranguant une foule de motards venus faire vrombir leurs bolides autour de la rade pour protester contre la prolongation de 60 jours d’aménagements cyclables temporaires, introduits à la fin du mois de mai. Avec d’autres, Christian Lüscher avait déjà embrayé en colportant l’idée selon laquelle pénaliser le transport automobile reviendrait à nuire à l’économie. Le propos peu nuancé du conseiller national PLR avait ainsi retenti jusque dans la Revue automobile: «Profitant du coronavirus, ce qui est odieux, les autorités ont construit un gigantesque foutoir. […] Ce qui a été fait à Genève vise à punir les automobilistes et l’économie.»

Le Département genevois des infrastructures (DI), dirigé par le conseiller d’État démocrate-chrétien Serge Dal Busco, décompte environ 5h30 d’embouteillages par jour à Genève depuis le début du déconfinement. Et il est vrai que cela coûte cher à l’économie, en temps perdu, en gaspillage d’essence, sans parler de la pollution sonore et atmosphérique. La Confédération a calculé que l’économie suisse a perdu 1,9 milliard de francs en 2015 du fait l’engorgement du trafic automobile. Mais c’est sur la cause de ces bouchons que cette alliance anti-vélo fait fausse route. Voyons pourquoi.

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L'économie sur Heidi.news

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Incyte se profile en locomotive des biotechnologies romandes. Déjà très investie dans le canton de Vaud avec la construction d’une usine de 100 millions de francs à Yverdon-les-Bains, l’entreprise de biotechnologies américaine Incyte a inauguré le 6 juillet son nouveau quartier général européen à Morges. Sis dans l’ancienne usine de pâtes Pasta Gala de la Coop transformée en bureaux, ce nouveau siège emploie 150 personnes. Arrivée en Suisse il y a six ans après avoir repris une équipe en oncologie de Merck Serono à Genève puis racheté les opérations européennes d’Ariad Pharmaceuticals à Lausanne, Incyte se profile comme une nouvelle locomotive du secteur biopharmaceutique en Suisse romande.

Heidi.news (FR)

Déjà une hausse du recours à l'aide sociale. Les organisations d'action sociale sont de plus en plus sollicitées par les indépendants. Les projections faites pour les deux années à venir annoncent une forte augmentation du nombre de bénéficiaires. En mai déjà, la Conférence suisse des institutions d’action sociale (CSIAS) a enregistré une hausse significative du nombre de dossiers en Suisse romande (+4,3%) et en Suisse centrale (+4,2%), tandis que les autres régions du pays observent des augmentations limitées.

Heidi.news (FR)

Une raison d'espérer

Fraude fiscale: la coopération entre Etats monte en puissance. Les échanges automatiques d’informations entre Etats sur les comptes financiers ouverts par des non-résidents –qu’il s’agisse de personnes physiques ou d’entités, telles des fiducies ou des fondations– continuent de monter en puissance. Et, avec eux, la transparence sur l’argent caché offshore, dans le secret des paradis fiscaux. Dans un communiqué diffusé mardi 30 juin, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a annoncé que, en 2019, 97 pays s’étaient transmis des renseignements (soldes, intérêts, dividendes, produits de cession d’actifs…) au sujet de 84 millions de comptes courants ou de comptes-titres, qui totalisent 10 000 milliards d’euros d’avoirs. Parmi eux figurent de nombreux pays ou territoires connus pour leur fiscalité proche de zéro, comme les îles Caïmans ou les Bermudes, ou pour certains régimes fiscaux toujours très favorables, comme la Suisse ou le Luxembourg.

Le Monde (FR)

Le coronavirus sur Heidi.news

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Les Suisses toujours stressés malgré le déconfinement. Les résultats du deuxième volet de la Swiss Corona Stress Study ont été publiés lundi 6 juillet. Ils portent sur la période d’assouplissement progressif des mesures liées au coronavirus et indiquent que malgré la fin du semi-confinement, 40% des personnes se sentent toujours plus stressées qu’avant le début de l’épidémie. La fréquence des symptômes dépressifs sévères est restée à un niveau inhabituellement élevé, comparable à la période de semi-confinement.

Heidi.news (FR)

Qui doit payer pour les masques obligatoires? Masques obligatoires dans les transports voire les magasins, gel hydroalcoolique recommandé, contagion sur le lieu de travail, qui doit payer la facture du Covid-19? Anne-Sylvie Dupont, professeure ordinaire et titulaire des chaires de droit de la sécurité sociale des Facultés de droit de Neuchâtel et Genève vient de publier un article sur la prise en charge des soins en cas d’épidémie. Elle y démontre que la l’articulation entre la loi sur les épidémies en vigueur en Suisse depuis 2016 et la législation en matière d’assurances sociales est tout sauf claire. Interview.

Heidi.news (FR)

«C’est dans l’intérêt de tout le monde de porter des masques». Mercredi 1er juillet, la Confédération a décidé de rendre les masques obligatoires dans les transports en commun. Directeur du laboratoire Particles-Biology Interactions à l’Empa, le Pr Peter Wick est membre de la task force Covid-19 où il s’occupe du projet ReMask, destiné à produire un nouveau format de masques efficaces et réutilisables pour le grand public. Nous lui avons demandé son avis sur cette décision très attendue.

Heidi.news (FR)

Bolsonaro infecté et cas stables en Suisse. Les grandes étapes de la pandémie, ici et dans le monde. Mis à jour quotidiennement.

Heidi.news (FR)

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