Bonjour, c’est Marc pour vous parler d'économie, alors que les petits pays et une exploitation agricole vaudoise ont beaucoup à nous apprendre en ces temps de crise.

Également au menu ce soir, des fausses couches mal remboursées, des familles pour qui la crise n'est pas une parenthèse et une plongée dans les finances publiques genevoises.

Marc Guéniat, Genève
23.06.2020


La pandémie a changé le modèle d’une famille de maraîchers vaudois

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Au domaine En Moralle, à Saint-Prex, le week-end du 14 et 15 mars a été agité. Pour l’exploitation des Pfirter, le confinement décrété le vendredi par le Conseil fédéral a signifié la perte immédiate de 30% du chiffre d’affaires annuel. Que faire de toutes ces jeunes pousses prêtes à être récoltées alors que les restaurants n’en achètent plus un gramme? Et faut-il planter toutes ces graines, onéreuses, au risque d’un terrible gaspillage, d’argent et de labeur? Le primeur auprès de qui cette famille de maraîchers écoule usuellement l’essentiel de sa production a lui aussi interrompu son activité.

«Il a fallu se réinventer», nous répond Lorella Pfirter, en charge de l’administration du domaine, tandis que son mari, Pierre-Olivier, et leur fils cultivent les champs, face au lac, aux côtés de leur quinze employés. Trente hectares, dont deux sous serres, le reste en pleine terre, produisent une trentaine de variétés de fruits et légumes.

La solution est venue de la vente directe, un concept prisé auquel la famille songeait déjà avant la pandémie. Il était d’ailleurs déjà possible de s’approvisionner à la ferme deux demi-journées par semaine. De marginale, l’activité est devenue essentielle. «Dès le 19 mars, nous avons ouvert du lundi au vendredi, toute la journée, en libre-service», précise Lorella Pfirter.

Grâce à un peu de publicité bricolée sur les réseaux sociaux, et surtout au bouche-à-oreille, les clients affluent rapidement. Le contexte est propice: les supermarchés deviennent anxiogènes, les gens ont le temps de faire leurs courses et n’ont d’autre choix que de cuisiner pour se nourrir. Ils achètent un kilo de carottes, les premières tomates, des sachets de jeunes pousses et repartent en ayant soudainement découvert la sueur que cache les étals abondants des grandes surfaces.

Les affaires ont été moins bonnes que ce qu’elles sont en temps normal, mais ce redéploiement en circuit court, au contact du consommateur, a permis de limiter la casse. La famille a néanmoins dû demander un crédit Covid-19 octroyé par la Confédération pour garantir le paiement des salaires. Car dans une exploitation agricole, il n’est évidemment pas question de recourir au chômage partiel.

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L'économie de crise sur Heidi.news

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Le trésor de l'Etat de Genève est entre les mains d'Adriana Jost et de Nathalie Fontanet. /DR

Les finances publiques en temps de crise, mode d'emploi à Genève. L’arrêt brutal de l’activité durant la pandémie et la crise économique et sociale qui en résulte confèrent un rôle central à la puissance publique. Entre pertes de recettes et indispensable soutien aux personnes et aux entreprises, l’Etat procède à de délicats arbitrages afin de maîtriser son endettement. Les finances publiques tiendront-elles le choc? Faut-il, ou peut-il, investir afin de relancer l’économie? Quelle est sa marge de manoeuvre et comment se finance-t-il? Réponses avec la Conseillère d’Etat genevoise responsable du département des finances, Nathalie Fontanet, et la directrice de la trésorerie générale de l’Etat, Adriana Jost.

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Les leçons des petits pays pour le monde d’après. Make America Great Again, restaurer la grandeur de la France… les grands pays semblent obsédés par leur taille synonyme d’influence. Homme d’affaires américano-suisse et auteur rattaché au Centre pour le développement international de Harvard, James Breiding s’intéresse lui au contraire aux petites nations et à ce qui fait leur succès. Dans son dernier livre, «Too Small to Fail: Pourquoi les petites nations surpassent les grandes et comment elles remodèlent le monde», ils s’intéressent en particulier aux domaines comme la cohésion sociale ou les inégalités. Entretien.

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Pour ces familles, la précarité n'est pas une parenthèse. En quelques mois, les familles aidées par l’association des Colis du cœur, à Genève, sont passées de 3500 à 14’000. La crise a simplifié le processus d’enregistrement et de nombreuses familles ont été recensées lors des distributions alimentaires d’urgence à la patinoire des Vernets. Cette précarité dans la «ville des banquiers» — mais aussi des ONG humanitaires — en a surpris plus d’un. Et si la page de la crise semble se tourner, ces familles sont quant à elles loin d’en voir le bout. Reportage.

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Une raison d'espérer

L’ordre des avocats vaudois ouvre une permanence en ligne. En Suisse, les permanences de conseils juridiques permettent aux personnes qui n’ont pas les moyens de se payer un avocat, dont les tarifs sont en moyenne de 350 à 450 francs de l’heure, d’obtenir des conseils juridiques. Dans le canton de Vaud, ces permanences facturent ce service, qui sert de premier avis destiné à orienter les justiciables, 40 francs pour 20 minutes. Ces derniers apprennent, entre autres, qu’ils peuvent obtenir une avance de leurs frais d’avocat par l’Etat remboursable sur plusieurs années. L’ordre des avocats vaudois vient de moderniser ce service en ouvrant la première permanence en ligne de suisse. Elle permet aux justiciables de poser une question et d’obtenir une réponse écrite d’un avocat sans avoir à se déplacer. Un service appelé à remplacer durablement celui de permanence téléphonique mis en place pendant la crise du coronavirus.

Ordre des Avocats Vaudois (FR)

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Le dur chemin des assurées en cas de fausse couche. En Suisse, l’assurance-maladie de base rembourse intégralement, tout au long de la grossesse, les «prestations spécifiques de maternité»: sept examens de contrôle, ultrasons ou encore analyses de laboratoire. En revanche, la franchise et la participation aux coûts de 10% s’appliquent en cas de complication avant la treizième semaine de grossesse, notamment de fausse couche. En clair: une femme dont la grossesse se passe bien ne débourse pas un centime tandis que celle qui doit se rendre en urgence à l’hôpital pour des saignements ou subir un curetage passe à la caisse. Ce sujet fait l’objet d’une attention politique croissante sur la scène fédérale.

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«Après deux fausses couches à mes frais, je ressens une profonde injustice». Yannick, 39 ans, habite à Genève. En 2018 et 2019, cette mère d’un enfant de 5 ans a fait deux fausses couches, à quelques mois d’intervalle, puis a dû subir une interruption de grossesse. Dans ces trois situations, elle a dû prendre à sa charge des frais importants. Pour Heidi.news, elle raconte son parcours.

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De nouveaux cas poussent l’Allemagne à reconfiner localement. Un foyer de contamination dans un abattoir, plus de 1500 personnes contaminées et 21 patients Covid-19 hospitalisés. Il n’en a pas fallu plus à l’Allemagne pour décider de reconfiner partiellement la région de Gütersloh (360'000 habitants), dans l’ouest du pays. Lundi 22 juin au soir et jusqu'au 30 juin, les autorités du Land ont annoncé une nouvelle fermeture des bars, cinéma, musées, assorties d’une distanciation physique stricte et de l’interdiction des activités de loisirs en intérieur. Ces contaminations ont rappelé le risque d’émergence de vastes chaînes de transmission, alors même que la circulation du virus est globalement faible. Une crainte que l’épidémiologiste Matthias Egger, responsable de la task force fédérale, a exprimée dans la presse alémanique ce dimanche.

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L’OMS appelle à augmenter la production de dexaméthasone. L’OMS a appelé hier à augmenter la production de dexaméthasone, après l'annonce par des chercheurs britanniques que ce puissant stéroïde réduisait d’un tiers la mortalité chez les malades gravement atteints par le Covid-19. «Le prochain défi consiste à augmenter la production et à distribuer rapidement et équitablement la dexaméthasone dans le monde entier», a déclaré le directeur général de l'organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

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Au fait, est-ce qu’on peut de nouveau prendre de l’ibuprofène? L’alerte venue de France concernant un risque d’aggravation de Covid-19 lié à la prise d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) a marqué les esprits. Maintenant que l’épidémie a reflué, plusieurs lecteurs nous demandent s’ils peuvent prendre de l’ibuprofène ou d’autres molécules de la même classe (naproxène, diclofénac…) pour traiter des symptômes de la vie courante comme les règles douloureuses, le mal de tête ou la migraine. La réponse d’Yvan Pandelé, journaliste (désenflammé) au Flux Santé.

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