Bonjour, c’est Pauline à Zurich, où les infections au Covid-19 diminuent, mais les accidents liés à des activités en plein air augmentent.

Aujourd'hui, je vous invite à retrouver notre infirmière de l’hôpital Triemli et la cheffe des urgences de l’hôpital universitaire de Zurich. Elles nous racontent leur week-end de Pâques.

Pauline Broccard, Zurich
17.04.2020


Dans les hôpitaux zurichois, on entrevoit une sorte de nouvelle normalité

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Centre de test de l'hôpital universitaire de Zurich. (KEYSTONE/Ennio Leanza)

Une infirmière qui travaille à la station Corona de l’hôpital Triemli nous raconte la période de Pâques où il y avait beaucoup plus de soignants que d’habitude. Elle nous parle sous couvert d'anonymat (nom connu de la rédaction):

«Normalement à Pâques, nous sommes en sous-effectifs. Le week-end dernier c’était tout le contraire. Jusqu’à être en sur-effectifs. Cela montre que, d’un côté, l’option de passer quelques jours au Tessin est tombée à l’eau, mais surtout le grand engagement du personnel à se soutenir les uns les autres. La situation exceptionnelle est devenue routine: les entrées spéciales, le triage de patients, l'équipement de protection – je me sens presque bizarre quand je travaille dans une unité non-Covid sans vêtements de haute-sécurité. Je sais que c’est le personnel soignant qui aura le plus longtemps à faire avec le coronavirus, mais nous retournons déjà petit à petit à la normalité. Les médecins recommencent à planifier des opérations. Le calme nous permet aussi de consacrer plus de temps aux patients. Le département informatique a mis des iPad à la disposition des malades, qui peuvent communiquer une heure par jour avec leurs proches. C’est comme ça que nous avons appris à une nonna italienne, avec des signes de sénilité et positive au Covid-19, à utiliser l’application Zoom pour parler avec ses frères en Italie. Un moment de joie pour elle et toute notre équipe.»

A l’hôpital universitaire de Zurich (USZ), le week-end de Pâques a été chargé, mais pas à cause du coronavirus, comme le raconte la cheffe des urgences, Dagmar Keller:

«Je suis surprise qu’il n’y ait pas eu une vague de patients infectés au coronavirus après Pâques. Je me faisais du soucis, maintenant je suis soulagée. Ces quelques jours étaient assez calmes. Si nous n’avions pas reçu une grande quantité de chocolat, nous n’aurions même pas vraiment remarqué que c’était Pâques. Les urgences ont par contre quand même été très chargées. Les accidents de moto, de vélo, de course à pied sont montés en flèche. Une jambe cassée ou un cas positif au Covid-19 ne fait pour nous plus de différence. Les processus de soin et de sécurité sont entre-temps totalement intégrés dans notre quotidien. A l'USZ aucun soignant n'a été infecté par un patient de l’hôpital. On remarque que les mesures valent la peine. Je suis optimiste pour la suite.»


Une raison d'espérer

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Sur les pas de l’infirmière cheffe guérie de Covid-19. Notre récit de 24 heures au CHUV sur le front du coronavirus se poursuit. Du dépistage, aux soins continus, en passant par les arrivées et les sorties, tout converge vers le service de médecine interne générale. Les explications de l'infirmière cheffe Anne Perier qui sait de quoi elle parle quand elle doit rassurer.

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Des masques de protection disponibles pour tous. 3e épisode de notre série de tours d'horizon en profondeur sur les clefs du déconfinement. Obligatoire ou recommandé dans un nombre croissant de pays, le port de masques de protection par la population dans les lieux publics apparaît comme incontournable. Sous réserve que ces fameux masques soient disponibles: Où trouver 100 millions de masques par mois nécessaires pour les Suisses?

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Limites éthiques du suivi numérique des infections. En Europe et aux Etats-Unis, les gouvernements testent des applications de suivi digital des contacts (digital contact tracing) par le biais des téléphones portables. L’objectif est double: permettre aux épidémiologistes de modéliser la propagation de l’épidémie et notifier les usagers de leurs éventuelles rencontres avec des personnes infectées. Ces outils reposent sur une adhésion volontaire de la population, ce qui suppose de garantir des principes éthiques quant à la collecte de données et de créer un climat de confiance.

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Levée de boucliers contre le projet européen de pistage numérique. Depuis l’irruption de Google et d’Apple dans la course au suivi numérique des personnes les plus à risque de contracter le Covid-19, en fonction de leurs contacts avec d’autres malades, rien ne va plus. Le 17 avril au matin, le professeur Marcel Salathé, l’un des principaux soutiens du projet européen de contact tracing Pan-European Privacy-Preserving Proximity Tracing (PEPP-PT), annonçait s’en désolidariser. En cause, un intense débat quant à un possible manque de transparence. Le point sur la situation.

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Le déconfinement est nécessaire, mais ce sera un défi éthique. Par Thierry Courvoisier, astrophysicien ancien président de l’académie suisse des sciences naturelles et des académies suisses des sciences, et Alex Mauron ancien professeur de bioéthique à la Faculté de médecine de l’Université de Genève et fondateur de l'Institut Éthique Histoire Humanités de cette Faculté.

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Ce que l'on sait de la perte de goût et d'odorat à cause du Coronavirus. La perte du goût (agueusie) ou de l’odorat (anosmie) est désormais considérée comme un signe bénin mais possiblement évocateur, en fonction du tableau clinique d’ensemble, de Covid-19. Même si la littérature scientifique reste encore fragmentaire, le mystère s’éclaircit peu à peu sur ces symptômes, désormais pris en compte par les médecins.

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Que faire si je crains pour ma santé sur mon lieu de travail? La crise du coronavirus met de nombreuses entreprises et salariés en grande difficulté. Des mesures de soutien ont été décidées et connaître ses droits est plus important que jamais. Heidi.news crée un nouvel espace de questions-réponses juridiques. Posez-vos questions à l’adresse redaction@heidi.news

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