Bonjour, c’est Marc pour vous parler d'économie. Tamedia annonce une restructuration drastique dans ses rédactions, les négociants en matières premières ne savent plus où se financer et la Suisse peut faire mieux pour lutter contre le travail forcé.

Des bonnes nouvelles tout de même: l'emploi et les finances publiques résistent mieux que prévu à la crise, et des chercheurs estiment que l'ascenseur social fonctionne en Suisse.

Marc Guéniat, Genève
25.08.2020


Trois années sanglantes attendent les rédactions de Tamedia

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Keystone / Laurent Gillieron

70 millions de francs, ou 15% des coûts. C’est le montant sans précédent des économies que subiront, lors des trois prochaines années, les rédactions de Tamedia, première entreprise de presse suisse. La sentence a été prononcée mardi 25 août par le président du conseil d’administration, Pietro Supino, lors de la publication des résultats semestriels de TX Group, dont fait partie Tamedia (24Heures, la Tribune de Genève, Tages-Anzeiger, etc.). «Cette mesure est malheureusement incontournable», a fait valoir l’éditeur alémanique, au vu de l’effondrement des recettes publicitaires.

Pietro Supino précise que cette «réduction (…) des coûts», qui était plafinifiée avant la crise du coronavirus, sera élaborée «en collaboration avec les partenaires sociaux», formule qui laisse entendre le pire. Combien de personnes seront touchées? Dans quels titres, quelles régions? Pour obtenir une réponse à ces questions, il a fallu assister à une seconde conférence téléphonique, animée par Marco Boselli et Andreas Schaffner, co-directeurs de Tamedia.

Réinventer le journalisme

Le duo s’est limité à une estimation: «Quelques dizaines de postes seront supprimés par année. Les départs naturels aideront, mais il y aura des licenciements collectifs, c’est certain.» Les économies ne se limiteront pas aux effectifs des rédactions: loyers, RH, controlling, IT, pagination, tous les coûts seront passés au peigne fin. La ligne éditoriale aussi sera inévitalement affectée: «Nous avons constaté que 80% de notre trafic numérique provient de 40% du contenu. Ceux qui ont compris qu’il faut réinventer le journalisme seront invités à accompagner ce processus», expliquent-ils. Réinventer le journalisme? Cela passe par une connaissance plus fine des sujets qui suscitent de l’audience, écrire moins mais mieux; le projet doit être affiné.

Revenons à l’ensemble du groupe. Trois de ses quatre entités ont été durement frappées par la crise, qui a induit un effondrement des recettes publicitaires. La régie publicitaire Goldbach, active dans la presse, la TV, la radio et l’affichage, a vu ses revenus chuter de 21,8% par rapport à l’année précédente. Les recettes de 20Minutes, qui est entièrement financé par la publicité, ont fondu de 43,5%. Seule l’entreprise TX Markets, qui détient les plate-formes d’annonces en ligne, comme Ricardo, Homegate, JobCloud et Car For You, limite la casse; ses revenus diminuent légèrement, mais la marge opérationnelle demeure très élevée, à 35,5%. Les services centraux, auxquels sont adjoints des marques comme Doodle et Zattoo, sont l’unique pan du groupe affichant une progression du chiffre d’affaires.

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En Suisse, l’ascenseur social fonctionne, et même mieux qu’en Suède. Dans quelle mesure les revenus des jeunes Suisses sont-ils déterminés par ceux de leurs parents? Quelles sont les chances des enfants des familles les moins aisées d’atteindre la plus haute catégorie de revenus? De nouvelles données de l’AVS ont permis à une équipe de chercheurs en sciences économiques de l’Université de Saint-Gall d’apporter un éclairage inédit sur ces questions. Leurs conclusions montrent que la«mobilité intergénérationnelle de revenus» suisse est élevée. Les chercheurs observent que trois-quarts des enfants dont les parents figurent dans la catégorie des 20% de rémunérations les plus faibles parviennent à se hisser dans une catégorie supérieure. Et que la mobilité fonctionne mieux qu’aux Etats-Unis, en Italie, et même en Suède.

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«La Suisse est mal outillée pour réprimer le travail forcé». Les affaires révèlent une réalité brutale: vente aux enchères de migrants africains sur les marchés en Libye, employés domestiques réduits à l’esclavage à Genève, ouvrières d’usines textiles au Bangladesh, enfants travaillant dans les mines congolaises. Ces situations dramatiques, souvent portées à la connaissance du public par les médias et les ONG, sont délicates à traduire en justice. La Suisse n’échappe pas à ce constat. La thèse de droit, récemment soutenue à l’Université de Genève par Nadia Meriboute, montre que le code pénal n’est ni suffisamment appliqué ni satisfaisant pour réprimer la traite des êtres humains.

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Les banques boudent le négoce de matières premières. Plusieurs grandes banques ont annoncé la fermeture ou la réduction de leur département de financement du commerce de matières premières suite à une série de faillites et de fraudes en Asie et au Moyen-Orient. Ces «restructurations» font trembler la place genevoise, la plus importante au monde. Ces derniers mois, le négoce de matières premières a été chahuté par des chutes vertigineuses des prix dues au Covid-19 et des malversations en cascade qui ont fait subir aux banques des milliards de dollars de pertes, les entraînant à réévaluer leur rôle. Le négoce international de denrées agricoles, d’agents énergétiques et de métaux représenterait jusqu’à 17% des rentrées fiscales du canton de Genève et des milliers d’emplois.

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L’emploi résiste en Suisse, sauf dans l’hôtellerie-restauration. Selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), la Suisse comptait 5,1 millions de places de travail dans les secteurs secondaire et tertiaire au second trimestre 2020. C’est 1,1% de moins qu’au trimestre précédent, et 0,6% de moins qu’au même trimestre de l’année précédente, ce qui représente une baisse de 31’000 emplois. Avec des différences marquées selon les secteurs: l’emploi dans l’hébergement et la restauration a plongé de 12% en un an, tandis qu’il a augmenté de 3% dans l’enseignement.

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La facture du Covid moitié moins chère que prévue pour les finances publiques. 16,1 milliards de francs au lieu de 30,9 milliards estimés au départ. Rapportés par Le Temps, les calculs de Franziska Fischer et Emilie Gachet, économistes au Credit Suisse, sont encore plus optimistes sur l’impact de la crise épidémique que les estimations de l’administration fédérale. Cette dernière plaçait, le 12 août dernier, le coût du chômage partiel, de l’allocation perte de gain et des crédits à taux zéro à 17,8 milliards de francs pour les finances de la Confédération.

Le Temps (FR)

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L'OMS invite à considérer le port du masque dès l'âge de 6 ans. Dans un nouvel avis publié lundi 24 août, l'OMS et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) recommandent le port du masque chez les enfants. À partir de 12 ans, le masque est conseillé au même titre que chez les adultes. En-dessous de cet âge, l’organisation estime que le port du masque peut être envisagé dès 6 ans, sous réserve de bien peser les contraintes et le contexte. Cet avis est annoncé alors que la rentrée scolaire vient d'avoir lieu dans la plupart des cantons suisses.

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«Les systèmes alimentaires sont la solution pour inverser la crise climatique». Marie-Claire Graf, 24 ans, est étudiante en licence en sciences politiques et sciences de l'environnement à l'ETH Zurich. Elle a dirigé plusieurs initiatives dans les domaines de l'action climatique, du développement durable, de l'autonomisation des jeunes et des femmes et de l'éducation, comme la Sustainability Week International. En septembre 2019, elle a initié les premières grèves pour le climat en Suisse. Interview.

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Empoisonnement d’Alexeï Navalny: la piste d'un neurotoxique se confirme. Le communiqué de presse de l’hôpital universitaire de la Charité (Berlin), lundi 24 août, est on ne peut plus clair: «Les résultats cliniques indiquent qu'Alexeï Navalny a été empoisonné». L’opposant russe y a été placé en coma artificiel aux soins intensifs. L’hôpital berlinois conclut à un empoisonnement par une substance du groupe des inhibiteurs de la cholinestérase. Pourtant, les médecins russes qui ont initialement pris en charge Alexeï Navalny affirment, de leur côté, ne pas en avoir détecté.

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Le blé du futur poussera dans des tours. Cinq récoltes par an au lieu d’une seule: c’est la promesse de l’agriculture verticale. Les légumes et les fruits poussent dans des immeubles, étage après étage, dans d’immenses salles superposées. Dans une nouvelle étude, des scientifiques américains ont calculé qu’un bâtiment de dix étages, pour un hectare de terre, pourrait produire jusqu'à 1 940 tonnes de blé par an. C'est environ 600 fois plus que la moyenne mondiale dans l'agriculture traditionnelle. La promesse sera-t-elle tenue?

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