Bonjour, c’est Marc pour vous parler d’économie. Ce soir, je vous propose d’examiner comment Berne peut éponger ses dettes.

Egalement au programme, le secteur touristique qui désespère tandis que perdure l’espoir d’un miracle économique vert.

Marc Guéniat, Genève
Le 26.05.2020


Une solution indolore pour régler la facture

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Keystone / Lukas Lehmann

Mais comment la Confédération va-t-elle payer la facture de la crise qui fait bondir les dépenses publiques dans des proportions dont la Suisse est peu coutumière? Le groupe d’experts Economie de la task force établie par le Conseil fédéral s’est penché sur la question. Il a examiné cinq options politiques; une seule permet d’éponger la totalité de cette dette tout en étant indolore à la fois pour les entreprises et les ménages.

Berne s’est engagée à débourser un montant approximatif de 66 milliards de francs pour absorber le choc provoqué par l’épidémie de Covid-19. A elle seule, l’assurance-chômage, marquée par une hausse sans précédent du chômage partiel, pourrait coûter jusqu’à 35 milliards de francs, bien au-delà du plafond d’endettement fixé à 7,8 milliards par année.

En temps normal, le dépassement de ce seuil induit automatiquement une hausse des cotisations sociales, paritairement acquittées par les employeurs et les employés. «Comme il serait parfaitement absurde de prétendre préserver l’emploi tout en augmentant drastiquement le coût du travail et en amputant le revenu des salariés, Berne va prendre en charge la note», explique David Dorn, professeur à l’Université de Zurich et co-auteur de l’analyse destinée au Conseil fédéral.

Le déficit de la Confédération atteindra entre 30 et 50 milliards de francs, ce qui représente entre 41 et 70% des dépenses usuelles. Une telle explosion se heurte au frein à l’endettement, adopté par la population en 2001. Cet article constitutionnel dispose que la dette générée lors d’une crise économique doit être épongée par des excédents lors des six années suivantes, période équivalent à un cycle économique. «Mais cette crise, unique par son ampleur, rend illusoire une compensation aussi importante dans un intervalle si court», précise David Dorn.

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L'économie sur Heidi.news

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Keystone / Patrick Huerlimann

«Le tourisme est à terre.» Pour s’en sortir face au coronavirus, la branche du tourisme demande un assouplissement des règles dès le 8 juin et une adaptation du message «stay at home» afin d’inciter les Suisse à voyager dans leur pays. Le Conseil fédéral se prononcera sur le sujet ce mercredi 27 mai, peu après avoir rencontré les associations faîtières du secteur. Martin Nydegger, directeur de Suisse Tourisme, dit avoir été entendu par les autorités, bien que celles-ci n’aient pas pris d’engagement ferme. Il affirme qu’une distance sociale d’un mètre, comme en Autriche, au lieu de deux, permettrait à la restauration de travailler d’une toute autre manière.

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Le Salon de l’auto refuse l’aide de l’Etat. Pour le Salon de l’auto de Genève, il n’est pas question de recevoir une aide conditionnée. Les organisateurs de la manifestation, menacée de disparition depuis son annulation de dernière minute fin février en raison de la crise sanitaire, rejettent l’offre de l’Etat. Cette offre consiste en un prêt de 16,8 millions de francs, à un taux avantageux, en échange d’une prise de contrôle par Palexpo. De cette façon, l’Etat entendait peser sur son orientation en vue d’accélérer sa transition écologique.

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Une indemnisation de tous les travailleurs, même sans-papiers. Le Conseil d’Etat genevois propose une indemnité financière unique à hauteur de 80% de la perte de revenus de tous les travailleurs du canton, quelle que soit leur situation légale et leur activité professionnelle.

Portant sur deux mois, cette compensation s’applique à toute personne résidant à Genève depuis une année et ayant exercé une activité lucrative lors des trois mois précédant le semi-confinement. Entre 1500 et 3500 personnes pourraient en bénéficier. Au Grand Conseil d’examiner ce projet de loi urgent, comportant une demande de crédit de 15 millions de francs.

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«Le moment est venu d’engager un miracle économique vert.» Oliver Inderwildi est le directeur de ProClim, le forum pour le climat de l’Académie suisse des sciences naturelles. Urs Neu est directeur de la Commission de l’énergie auprès des Académies Suisses des Sciences (a+). Avec le professeur associé à l’EPFL Philippe Thalmann, président par intérim de ProClim, ils signent une tribune qui rappelle que la crise du coronavirus est aussi une occasion inédite pour le climat et l’environnement.

Pour eux, la pandémie de coronavirus offre une fenêtre d’opportunités unique. Grâce à sa puissance financière, la Suisse se trouve dans une position très privilégiée pour maîtriser le défi de la relance tout en annonçant une nouvelle ère: préparer l’économie aux autres défis majeurs, le changement climatique et la durabilité environnementale.

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Une raison d'espérer

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L’Espagne se dote d’un revenu minimum vital. Le gouvernement de Pedro Sanchez ne veut pas revivre le drame social consécutif à la crise financière de 2008: les expulsions immobilières par milliers, les suicides pour impayés, le taux de chômage atteignant 27 % des actifs et l’austérité. Depuis le début de la pandémie, il déploie un important filet social et a franchi, samedi 23 mai, un pas supplémentaire en introduisant un revenu minimum vital. Calculée en fonction des revenus et du patrimoine, et liée à la recherche active d’emploi, la mesure devrait bénéficier à près de 850 000 familles vulnérables, soit 2,3 millions de personnes, et coûter 3 milliards d’euros à l’Etat.

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Le match nul entre l’Italie et la Suède. Alors que les pays européens sont sortis de la phase de confinement strict, la question se pose de l’efficacité réelle de ces mesures, au regard de leurs conséquences dévastatrices. Deux pays qui ont recensé leur premier cas de Covid-19 quasiment le même jour (fin janvier) sont plus particulièrement scrutés: la Suède qui n’a quasiment pas confiné et l’Italie, qui a servi d’épouvantail et dont les mesures radicales ont ensuite fait école en Europe de l’Ouest. Le nombre de cas et de décès rapporté à la population de même que le nombre de personnes hospitalisées en soins aigus semblent donner raison à la Suède. Mais un examen plus fin les données ne permet pas de dire que le bon élève est scandinave et le cancre latin.

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À Fribourg, les capitaines de la santé quittent le navire. C’est une annonce sur laquelle plane le mystère et l’incompréhension. Evoqué le 23 mai par le quotidien fribourgeois «Freiburger Nachrichten», le départ des médecins cantonales, Barbara Grützmacher et Stéphanie Boichat Burdy, est désormais officiel. En cause: des divergences de vues sur la conduite du service.

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Controverse autour de la charge virale des enfants. Les enfants pourraient être aussi contagieux que les adultes. Ce constat, largement relayé dans les médias, se base sur une étude de l’équipe de Christian Drosten, chef du département de virologie des hôpitaux universitaires de la Charité, à Berlin. Mais des voix s’élèvent pour critiquer la méthode employée.

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Les données sur le remdesivir. Les données complètes de l’étude ayant mené à l’autorisation en urgence du remdesivir par l’Agence américaine du médicament ont été publiées. L’antiviral accélère le temps de guérison des patients Covid-19, mais peu celui des personnes les plus sévèrement atteintes. Les patients ainsi traités ont récupéré en 11 jours en moyenne, contre 15 jours pour les autres.

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Risques de surmortalité à cause de l’interruption des dons d’organes. En Suisse, 1435 personnes attendaient un organe à la fin du premier trimestre 2020. Suite au coronavirus et à l’interruption de certains programmes de dons et de transplantations, et à une baisse globale des dons depuis avril 2019, les spécialistes s’attendent à une surmortalité des patients sur liste d’attente en 2020. À l’occasion de la sortie du rapport annuel 2019 de Swisstransplant, Franz Immer, directeur de la Fondation nationale suisse pour le don et la transplantation d’organes, explique les défis et les échéances politiques liés aux dons d’organes en Suisse.

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