Bonjour, c’est Sarah en région parisienne, où se profilent peu à peu les conditions de sortie du confinement le 11 mai. De nombreuses inconnues demeurent, notamment concernant les mesures qui devront être mises en place par les écoles dès leur réouverture.

Ce soir, nous évoquerons la question de la précarité au temps du coronavirus. En Île-de-France, des populations fragiles dépendent de l’aide alimentaire. Face au confinement et aux gestes barrières, les solidarités ont dû se réinventer.

Sarah Sermondadaz, Genève
Le 27.04.2020


En France, les associations d’aide alimentaire au temps du coronavirus

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Image d'illustration | Pixabay

En mars, les associations ont accueilli avec réserve les mesures de confinement mises en place par le pays pour faire face au Covid-19. Ces dernières craignaient d’être privées d’une partie de leurs bénévoles, notamment les retraités qui font justement partie des personnes à risque face à la maladie. Mais la pénurie de bonnes volontés n’a heureusement pas eu lieu.

«Passée la confusion des premiers jours, nous avons lancé des appels aux bénévoles qui ont bien fonctionné. Des personnes plus jeunes (au chômage partiel, parfois confinées seules), moins à risque que nos bénévoles habituels ont rapidement rejoint nos rangs, ce qui a évité une situation de manque», explique Maxime Klethi, chargé de communication et bénévole pour l’Armée du salut.

Le lien social face aux gestes barrières. Ces solidarités ne se réduisent pas à un simple enjeu de distribution alimentaire, comme le raconte Slate. Bien souvent, ce sont des cantines et autres lieux d’accueil de jour qui ont dû fermer leurs portes, faute de possibilités de mettre en place les gestes barrière nécessaires. Résultat, les associations d’aide aux personnes vulnérables (sans domicile fixe, squats, campements, migrants…) ont dû se limiter, dans la plupart des cas, aux activités de première nécessité: café et accès aux douches pour les quelques centres d’accueils encore ouverts, distribution de paniers repas pour les autres.

Des dispositifs de maraudes ont été renforcés. «Nous distribuons 3000 repas de plus par jour à travers nos distributions mobiles», poursuit Maxime Klethi de l’Armée du salut. Quant aux étudiants, dont beaucoup dépendent d’emplois à temps partiels interrompus par la crise sanitaire, ils viennent aider les bénévoles de ces associations, mais également parfois demander de l’aide, comme le relate Le Monde.

Les inégalités exacerbées. «Cette crise exacerbe des inégalités déjà présentes, confirme Maxime Klethi. Car comment se confiner lorsqu’on est à la rue ou lorsqu’on vit dans un campement de fortune?» Dans un communiqué du 17 avril, le Collectif des associations unies se réjouit que 9000 places d’hébergement aient pu être créées en urgence en France, mais rappelle que chaque soir, ce sont près de 2000 personnes qui appelleront le 115, numéro de l’urgence sociale, souvent en vain. Sans oublier, au-delà de la question du logement, celle du mal-logement (appartement trop petit pour le nombre d’occupants ou insalubre) qui touche quatre millions de personnes dans le pays.


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Une raison d'espérer

La biodiversité profite du confinement. Pendant que de bonnes parties des populations se languissent confinées chez elles, la biodiversité, elle, a le champ libre. C'est vrai dans les océans, où les moindres niveaux de bruit ouvrent la voie à des observations scientifiques inédites visant à écouter les baleines, comme le raconte The Guardian. C'est aussi le cas en ville, où les citadins entendent, parfois pour la première fois, le chant des oiseaux. Actu Environnement se fait l'écho de modifications comportementales parfois surprenantes de la faune sauvage.

Actu Environnement (FR)

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Quelles sont les principales inconnues du déconfinement? La première étape du déconfinement a débuté ce lundi 27 avril en Suisse. Tout au long de la semaine, Antoine Flahault, épidémiologiste genevois, va poser en vidéo les enjeux auxquels nous allons faire face.

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«Les plus de 65 ans qui veulent prendre des risques sont-ils prêts à mourir étouffés seuls chez eux?» En ces temps de pandémie, l’humeur des plus de 65 ans oscille entre résignation et agacement face aux recommandations et appels à la prudence qui les visent spécifiquement. Certains, souvent les plus nantis, réclament la «liberté de mourir comme ils veulent». Christophe Büla, chef du Service de gériatrie au Centre hospitalier universitaire vaudois, livre son analyse de cette tendance. Et dessine des nuances à l’intérieur de ce qui apparaît souvent dans le discours des autorités comme un grand groupe indifférencié.

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Le rôle des enfants dans la transmission du virus. La nouvelle s’est accompagnée d’une certaine confusion. Le 16 avril, le conseiller fédéral à la santé Alain Berset annonçait la réouverture des écoles obligatoires le 11 mai, déclarant que les enfants étaient de mauvais vecteurs de la maladie et que les plus jeunes ne l’attrapaient pas. Une affirmation que les spécialistes n’ont pas tardé à mettre en doute, soulignant qu’elle ne s’appuyait sur aucune donnée scientifique. Le lendemain, Daniel Koch, responsable de la division des maladies transmissibles de l’OFSP, est venu nuancer le propos. Oui, les enfants peuvent être infectés, mais ils ne sont «pas moteurs de l’épidémie», a-t-il assuré.

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Après le grounding, redécoller autrement. Lisa Mazzone est Conseillère aux Etats genevoise et vice-présidente des Verts suisses. Elle est présidente de la Coordination pour un aéroport respectueux de la population et de l’environnement qui a porté l’initiative pour un pilotage démocratique de l’aéroport acceptée en novembre dernier par les Genevois. Elle écrit une tribune sur Heidi.news pour aborder le sujet du sauvetage des compagnies aériennes.

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La reprise économique prendra la forme d’un «L». Jusqu’à mi-avril, les scénarios de sortie de crise économique envisageaient encore l’option d’une trajectoire rapide, en V, grâce à un effet de rattrapage. De façon très schématique, cet effet désigne la mécanique par laquelle le canapé que le consommateur n’a pas pu acquérir en mars, lorsque les magasins étaient fermés, sera acheté en septembre. L’impact du confinement est si profond qu’aujourd’hui, les prévisions écartent cette possibilité et privilégient une reprise en forme de L – un retour lent au sentier de croissance initial.

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