Bonjour, c’est Laure pour vous parler de santé, et particulièrement d’un partenariat entre des équipes genevoises et canadiennes pour développer un vaccin contre le SARS-CoV-2.

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir aussi comment le coronavirus a révélé des inégalités immunitaires.

Laure Gabus, Genève
Le 10.06.2020


Un traitement genevois contre le cancer pour lutter contre le coronavirus

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L’équipe du projet avec l’oncologue des HUG Nicolas Mach, co-fondateur de MaxiVax.

Depuis le début de la crise sanitaire, les équipes de scientifiques du monde entier cherchent un vaccin contre le coronavirus Sars-CoV-2. Les hôpitaux universitaire et la faculté de médecine de Genève se sont lancés sur cette piste, en partenariat avec le centre de recherche en infectiologie de l’Université Laval de Québec et MaxiVAX, une société genevoise spécialisée dans les biotechnologies.

L’objectif? Développer un vaccin combinant un immunostimulateur et une cible spécifique du coronavirus. Entretien avec Ksenija Pavletic, administratrice de MaxiVAX.

Qu’est-ce que la société MaxiVAX?
MaxiVax est une société créée par l’oncologue des HUG, Nicolas Mach, en 2011. Le but est de développer des thérapies en oncologie qui attaquent le cancer par une éducation du système immunitaire. Cette éducation est possible grâce à notre technologie qui permet la libération continue d’une protéine —appelée GM-CSF— qui booste le système immunitaire. Cette protéine permet de renforcer le système de défense de la personne et de mieux combattre la maladie. MaxiVAX a développé cette technologie qui consiste en de petites capsules s’implantant sous la peau et stimulent le système immunitaire de l’intérieur.

Cette technologie a-t-elle fait ses preuves?
Près de quarante patients atteints de cancer en phases 1 et 2 ont été traité avec cette technologie et les résultats sont encourageants. Nous avons observé une survie allant bien au-delà de la survie attendue et plus de la moitié des patients sont encore en vie.

En quoi un traitement développé pour combattre le cancer peut aider à lutter contre le SARS-CoV2?
Pourquoi ne pas coupler notre immunoboosteur à un vaccin voué à lutter contre une maladie infectieuse? C’est ce que nous voulons tester. Le centre de recherche en infectiologie de l’Université de Laval développe un vaccin à partir de la protéine de surface Spike. Cette protéine est une partie du virus qui a été identifiée comme inactive et ne peut donc pas se propager. Une fois ce vaccin au point, l’idée est de l’administrer avec notre immunostimulateur.

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Une raison d'espérer

L’Université rouvre ses portes. Suite aux nouveaux assouplissements annoncés par le Conseil fédéral, l’Université de Genève a rouvert ses portes à l’ensemble de la communauté universitaire à partir du lundi 8 juin. Cette réouverture s’est faite dans le strict respect des mesures de protection. Une distance de deux mètres entre les personnes doit être observée.

UNIGE (FR)

Dans les labos

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Le gène HLA.

Pas d’égalité immunitaire face au virus. Existe-t-il des différences d’immunité face au coronavirus SARS-CoV-2? Des scientifiques de l’Université de Genève, en collaboration avec l’Institut Max Planck en Allemagne et l’Université d’Adélaïde en Australie, ont étudié les génomes de populations de diverses régions, et tout particulièrement les gènes HLA, responsables du système immunitaire dit adaptatif. L’équipe a ainsi identifié les variants HLA potentiellement les plus efficaces contre sept virus, dont le nouveau coronavirus, et découvert des variations significatives entre populations.

Unité d’anthropologie de l’UNIGE (EN)

Raccourcir les traitements antibiotiques pour éviter des résistances. Comme il n’y a pas que le coronavirus dans la vie, une équipe de médecins de Genève, Lausanne et Saint-Gall a voulu vérifier, dans le cadre d’une étude multicentrique sur plus de 500 personnes, si un traitement antibiotique antibactérien plus court était possible afin d’éviter de créer des résistances. Leurs résultats ont révélé qu’un traitement réduit de moitié était tout aussi efficace et qu’adapter le régime antibiotique à chaque patient selon ses caractéristiques et ceux de la maladie permettrait de réduire encore plus la dose médicamenteuse sans perte du bénéfice thérapeutique.

L’article dans la revue JAMA (EN)

Les personnes peu agréables sont mieux préservées contre Alzheimer. Toujours hors coronavirus, les personnes peu agréables et ouvertes d’esprit présentent une meilleure préservation des régions du cerveau qui s’atrophient habituellement durant le vieillissement normal et à cause de la maladie d’Alzheimer. Cette observation, réalisée par une équipe du Département de psychiatrie de l’Université de Genève met en lumière l’importance de la prise en compte de la personnalité dans les troubles neuropsychiatriques.

ScienceDirect (EN)

L'épidémie sur Heidi.news aujourd'hui

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La confiance des citoyens en temps de pandémie. Samia Hurst-Majno est médecin, professeure de bioéthique à l’université de Genève et membre de la task force Covid-19 de la Confédération, où elle pilote le groupe d’experts sur les questions éthiques, juridiques et sociales. Dans cette tribune, elle invite les décideurs internationaux à être clairs sur ce qu’ils peuvent ou ne peuvent pas faire, afin de préserver la confiance de leurs concitoyens.

Heidi.news (FR)

«Où est Dieu dans tout ça?» «Cette pandémie est-elle le fruit de nos propres choix humains?» Pasteur bénévole à l’Eglise Saint-Laurent à Lausanne, Daniel Fatzer réagit à notre newsletter «Vous êtes corona-fatigués! Nous aussi». De la crise du Covid-19, il tire une série d’interrogations sur le rôle de Dieu sur Terre, mais surtout sur celui des Hommes.

Heidi.news (FR)

Les heures non travaillées font débat dans les hôpitaux. Sur ordre du Conseil fédéral, les hôpitaux suisses ont dû suspendre les interventions et consultations non urgentes pour se concentrer les malades Covid-19, en mars, avril et mai. Cela génère des heures de travail négatives pour bon nombre d’employés des établissements hospitaliers du pays. Selon une estimation publiée dans le média spécialisé Medinside, le personnel, infirmier et médical, a ainsi enregistré jusqu’à 150 heures «négatives». Il s’agit aujourd’hui de les rattraper. Du moins, selon les hôpitaux.

Heidi.news (FR)

«Demain le virus ne sera plus qu’un mauvais souvenir.» Nous continuons à publier les rêves et espoirs d’élèves genevois dans notre Exploration «L’état d’urgence à la première personne».

Heidi.news (FR)

La barre de 31’000 cas franchie en Suisse. Les grandes étapes de la pandémie. Mis à jour quotidiennement.

Heidi.news (FR)

Laure Gabus est journaliste indépendante, basée à Genève. Vous pouvez lui écrire ici.


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