Bonjour, c’est Fabrice pour vous parler d’économie et de la distribution de vaccins que le premier opérateur suisse de satellites pourrait faciliter.

Aujourd’hui, on verra aussi comment l’industrie du plasma sanguin s’est mise en ordre de marche pour développer un traitement contre Covid-19, comment un spin-off du CERN révolutionne les radiothérapies et comment la crise économique redonne son lustre à une relique barbare, l’or.

Fabrice Delaye, Bourgogne
28.07.2020


Des nanosatellites suisses pour la distribution de vaccins dans les zones reculées

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Astrocast

A Renens avec le premier opérateur suisse de satellites. Si et quand il y aura un vaccin contre le coronavirus, il faudra encore le distribuer. Aux questions de savoir si certains pays s’en réserveront les premières doses et si les populations accepteront massivement de recevoir l’injection s’ajoutent celles de la logistique pour la distribution. Pour demeurer efficace, un vaccin doit être réfrigéré durant son transport. Savoir si la chaine du froid n’a pas été interrompue, en particulier dans des pays en voie de développement, reste un défi.

A Renens, une start-up vaudoise travaille sur une solution. Astrocast est le premier opérateur suisse d’une constellation de satellites à basse altitude. Comme Starlink d’Elon Musk mais avec des débits beaucoup plus petits et un maillage plus modeste de 80 satellites. «Nous n’avons pas toute la solution, m’explique son fondateur Fabien Jordan. Mais nous pourrons récolter dans n’importe quel endroit du monde les informations de températures qui seraient récoltées par des capteurs sur les emballages des vaccins.»

Comment? Avec un ensemble de technologies baptisées Internet des objets. En substance, cela consiste à ajouter des capteurs communicants à toutes sortes d’objets. Ces appareils connectés reçoivent une adresse internet unique. Equipés de capteurs, de processeurs et d’une antenne, ils collectent des informations sur leur environnement, les évaluent et les transmettent. Cela va donc beaucoup plus loin que le frigidaire qui vous indique qu’il n’y a plus de lait ou les voitures autonomes. Les applications sont infinies: des montres ou vêtements qui renseignent sur l’état de santé aux capteurs d’humidité dans les champs pour déclencher l’arrosage en passant par les détecteurs de crues, d’incendies par le suivi de marchandises ou de véhicules...

Cette collecte de données est un enjeu important pour l’industrie des télécommunications. Il ne sert à rien d’utiliser l’immense bande passante de la 5G destinée au streaming de vidéos pour envoyer un relevé de température toutes les heures ou les quelques octets que représentent la position d’un objet. Des réseaux dédiés dont vous n’avez probablement jamais entendu parler comme LoRa et SigFox ont été créés spécialement pour cet Internet des objets.

Ils couvrent des cellules plus grandes que celles de la téléphonie mobile et ils sont beaucoup moins chers à opérer, entre autres parce qu’ils consomment très peu d’énergie. Leur déploiement dans les zones peuplées va bon train mais il n’y a pour l'instant aucune raison de les étendre sur les plus de 90% de surface rurale ou maritime peu ou pas habitées de la planète.

Connecter ces surfaces non connectées, c’est la raison d’être d’Astrocast. Issus du Swiss Space Center de l’EPFL, ses fondateurs avaient participé à l’aventure du premier satellite suisse SwissCube en 2009. Ils ont créé l’entreprise en 2014 pour développer d’autres nanosatellites ainsi que des modules électroniques à basse consommation, des protocoles de communication et d’encryption des données pour offrir un service clef en main à des clients dont les objets connectés sont particulièrement dispersés: bouées dans les océans, bétail dans les montagnes de Nouvelle Zélande et vaccins donc…

Astrocast avait déjà développé une collaboration avec le CICR pour suivre des véhicules, des réservoirs d’eau, des médicaments et d’autres éléments logistiques déployés par la Croix Rouge dans les zones à risque. La start-up discute actuellement avec des partenaires dans la distribution de vaccins non seulement contre le coronavirus mais pour d’autres maladies. L’entreprise a déjà placé deux satellites de démonstration en orbite et prévoit cinq lancements à la fin de l’année.

Même si elle vise 80 satellites, elle pourra déjà opérer commercialement avec sept. Chacun est, en effet capable de recueillir à chaque survol de zones grandes comme la France les données émises par des centaines d’objets connectés à chaque seconde. Le maillage plus étroit permettra simplement d’augmenter le nombre d’objets connectés et de diminuer la latence entre les différentes récoltes de données.


L'économie sur Heidi.news

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Terapet

Une start-up du CERN donne des yeux aux radiothérapeutes. La start-up genevoise Terapet vient d’annoncer coup sur coup sa première levée de fonds d’un million de francs auprès d’investisseurs privés et le financement par l’agence d’innovation Innosuisse d’un projet de recherche en collaboration avec le CERN. Elle va développer le premier prototype destiné à une validation lors d’essais sur l’homme de sa technologie non invasive de vision en 3D et en temps réel des faisceaux de protons utilisés pour détruire les cancers, une technique baptisée protonthérapie.

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Gold Avenue

Pourquoi l'or s'envole mais pas le franc suisse. Après avoir battu le 27 juillet son record historique de 1921,17 dollars de septembre 2011, l’once d’or a légèrement corrigé lors de la séance du 28. La barre symbolique des 2000 dollars reste en vue et pourrait être franchie cet été. Depuis le début de l’année, les prix du métal jaune ont gagné 27% et 5% le mois dernier soit mieux que les bourses et les 15% du NASDAQ. Les prix des autres métaux précieux ne sont pas en reste avec un gain de 25% pour l’argent depuis un mois, de 15% pour le palladium et de 12% pour le platine. Paradoxalement, cette course aux valeurs refuges ne profite pas au franc suisse.

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Takeda/CDC

Les anticorps dans le plasma de patients guéris. Les onze plus grandes sociétés de plasma sanguin se sont associées au sein de la CoVIg-19 Plasma Alliance pour développer à partir du sang collecté auprès de patients guéris une immunoglobuline hyperimmune potentiellement capable de traiter les personnes gravement atteintes par Covid-19. Ces entreprises viennent de produire les doses nécessaires pour un vaste essai clinique qui doit commencer prochainement et déboucher sur une thérapie à mi-chemin entre vaccin et traitement.

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Une raison d'espérer

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Famileo

Une appli pour entretenir le lien malgré la distance. Une start-up bretonne, basée à Saint-Malo, a développé un moyen efficace de lutter contre l’isolement des personnes âgées. Famileo est une application où tous les membres de la famille peuvent déposer, via leur smartphone, des photos et des messages qui seront transformés en gazette papier personnalisée et envoyée au domicile du destinataire. En Suisse, une quarantaine de maisons de retraite mettent l’application gratuitement au service des familles des résidents. Avec la crise sanitaire, l’application, qui fête ses cinq ans cette année, connaît un véritable engouement.


Pendant ce temps sur Heidi.news

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Thomas Pesquet s'envolera à bord d'une capsule SpaceX. C’est officiel! Thomas Pesquet décollera au printemps 2021 à bord de la capsule Crew Dragon de SpaceX, de Cap Canaveral en Floride vers la Station spatiale internationale. L’astronaute français sera le premier Européen à embarquer dans un vaisseau SpaceX, rappelle l’Agence spatiale européenne dans un communiqué. Ce sera la première fois qu’un astronaute européen décollera du sol américain (et non plus de Russie) en près de dix ans.

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Iter a débuté son assemblage. Top départ pour l’assemblage d’Iter, démonstrateur international qui doit prouver la faisabilité industrielle et commerciale de la fusion nucléaire. Les différents éléments, aux dimensions pharaoniques et fabriqués par les différents partenaires du projet dans le monde, ont été correctement acheminés à Cadarache, dans le sud de la France. Ce 28 juillet, les différentes parties prenantes du projet, dont plusieurs chefs d’Etats, ont donné le coup d’envoi officiel de la phase d’assemblage.

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Haïkubalibre. Notre BD-reporter a rendez vous avec Guillaine et Seb, bénévoles pour SOS Méditerranée, à 6h du matin sur le Vieux Port, pour un départ en voiture vers les merveilles de Marseille, le Graal: les Calanques.

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Des soignants portent plainte contre Bolsonaro. La gestion catastrophique de la crise sanitaire au Brésil constitue un crime contre l’humanité, estime une coalition brésilienne de syndicats, représentant plus d’un million de travailleurs du secteur de la santé. La coalition, qui a déposé plainte dimanche 26 juillet, demande à la Cour pénale internationale d’ouvrir une enquête sur le président Jair Bolsonaro, l’accusant «d'avoir fait preuve de négligence criminelle dans sa gestion de la pandémie de Covid-19, risquant la vie de professionnels de santé et de membres de la société brésilienne».

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Le nombre de cas est stable en Suisse ce mardi. À la mi-journée, l’OFSP a annoncé 132 nouveaux cas, contre 65 la veille, et un décès. La Suisse compte désormais 34’522 cas testés positifs et 1703 décès. 7 hospitalisations ont également été enregistrées en 24 heures. Pour ce qui est de la recherche des contacts, 870 personnes sont actuellement en isolement et 2982 contacts en quarantaine. 7926 personnes sont placées en quarantaine après être rentrées d’un pays à risque.

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