Bonjour, c’est Marc pour vous parler d'économie, domaine marqué cette semaine par la reprise progressive de l'activité et le retour des embouteillages en ville.

Aujourd’hui je donne la parole à un conseiller d'Etat neuchâtelois, qui se dit «au front jour et nuit pour tenter de sauver un maximum d’emplois». J'ai voulu comprendre pourquoi il avait combattu l'interdiction de verser des dividendes pour les entreprises recourant au chômage partiel.

Marc Guéniat, Genève
Le 12.05.2020


Rencontre avec le socialiste qui a défendu les dividendes des multinationales

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Keystone / Jean-Cristophe Bott

Dans la nuit du 5 au 6 mai, à 1h48, Jean-Nathanaël Karakash, en charge de l'économie et l'emploi à Neuchâtel, a écrit à plusieurs sénateurs qui, à Berne, s'apprêtaient à voter une motion intitulée «Pas de dividendes en cas de chômage partiel!» S’il estime que les entreprises ne devraient pas pouvoir verser de dividendes pendant qu’elles ont recours à la RHT, le conseiller d'Etat appelait pourtant à rejeter la proposition, expliquant que son adoption allait «provoquer le licenciement de milliers de personnes peu qualifiées».

Selon lui, il n'y a «rien d'évident [dans le fait] de convaincre les entreprises de recourir à la réduction de l'horaire de travail (RHT) plutôt que de licencier» et «aucune grande entreprise ne choisira de renoncer aux dividendes pour obtenir la RHT». Laquelle n'est pas une subvention mais «une mesure de protection en faveur des employés les moins qualifiés». Il a obtenu gain de cause, le Conseil des Etats ayant enterré ce texte à une nette majorité, plaçant néanmoins le magistrat en porte-à-faux avec le camp socialiste, le sien.

Le dilemme est classique et se pose à toute personnalité de gauche confrontée à l'exercice du pouvoir. Jean-Nathanaël Karakash regrette la médiatisation de son message, «qui a pu être interprété à tort comme un encouragement à verser des dividendes malgré la crise.» «Mais la motion était susceptible de créer une prime aux licenciements, puisque les entreprises renonçant à la RHT allaient pouvoir rémunérer leurs actionnaires. Or, la collectivité publique comme les travailleurs ont tout intérêt à ce que le chômage partiel soit privilégié. En cas de licenciement, rien ne dit que l'employeur engagera la même personne, aux mêmes conditions, lorsque l'activité reprendra. Surtout s'il y a pléthore de demandeurs d'emploi au moment où elle le fait.»

N'est-il pas trop simpliste d'imaginer que la main d’œuvre peut être congédiée puis réembauchée sans pénaliser l'entreprise en termes de savoir-faire et d'expérience?

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L'économie sur Heidi.news

La pharma collabore comme jamais. Face à la pandémie, l’industrie pharmaceutique est mobilisée comme jamais: 187 tests diagnostiques, 141 médicaments et 121 vaccins sont en cours de développement. Selon les professionnels de l’industrie, les entreprises font front commun et s’épaulent. C’est en partie vrai mais la compétition n’a pas disparu. Quatre mois après le début de la crise, on relève une myriade d’initiatives mais rien qui ressemble à un projet fédérant les acteurs. Les efforts actuels seront-ils suffisants pour faire face à une possible deuxième vague à temps, avec la contrainte supplémentaire de devoir fournir le monde entier à un prix abordable?

Le modèle économique de l’industrie biopharmaceutique repose sur un monopole provisoire —le brevet sur un traitement dure en général vingt ans—, destiné à compenser les coûts et les risques investis en recherche et développement. D’où une vive compétition en amont, pour accéder au marché avant la concurrence. Mais l’enjeu de la production de masse et l’urgence de la crise obligent l’industrie à nouer des formes inédites de collaboration, via des programmes pré-existants ou de nouvelles alliances. Reste la question de qui paiera et aura accès à ces innovations lors de l’accès au marché.

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La BNS ouvre les vannes du crédit «gratuit» aux cantons. Les cantons peuvent désormais prendre à leur tour d’ambitieuses mesures pour relancer l’économie. Lundi 11 mai, la Banque nationale suisse a étendu son dispositif de cautionnements de crédits. Jusqu’à présent limité aux crédits octroyés par la Confédération, la FRC permet «aux banques, moyennant la remise de titres de crédits à des entreprises, d’obtenir des liquidités auprès de la Banque nationale. La BNS leur donne ainsi la possibilité d’accroître rapidement et fortement le volume des crédits qu’elles accordent.»

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Technis

Une machine à la place des vigiles devant les magasins. Start-up issue de l’EPFL, Technis a développé des tapis truffés de capteurs qui permettent à ses logiciels d’intelligence artificielle de détecter les personnes pour compter les entrées et les sorties d’un bâtiment. Avec un déconfinement qui maintient les recommandations de distanciation sociale, entreprises, cantines, magasins… font exploser les commandes de ce produit Stop&Go sorti il y a trois semaines.

Effectué par des agents de sécurité dans les magasins de premières nécessité, le comptage de personnes est devenu un enjeu important pour les entreprises sommées de maintenir des mesures de distance entre personnes. Mais le recourt à de la main d’œuvre ne peut pas être étendu à tous les lieux qui rouvrent avec le déconfinement. Les technologies de comptage de personnes sont appelées à la rescousse pour compter et filtrer les allers et venues dans les lieux publics.

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Le monde change, la presse aussi

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Une raison d'espérer

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Keystone / Matt Dunham

Selon le patron de BP, le Covid-19 va accélérer la chute de la consommation de pétrole. En fonction à la tête du groupe britannique depuis février, Bernard Looney estime que la baisse de la demande en hydrocarbures va perdurer bien au-delà de la pandémie et pourrait même marquer le sommet du pic pétrolier, ce seuil à partir duquel la consommation diminuerait inexorablement. Le CEO voit dans les mutations en cours (télétravail, restrictions de voyages) un déclin durable pour son industrie. Tout le défi pour lui consiste à distinguer la baisse passagère liée au Covid-19 de la transformation pérenne de l'emploi, des loisirs, du commerce et des transports. La firme a vu ses revenus plonger de 66% lors du premier trimestre 2020.

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Explorer Covid-19 dans le monde

Cherche sourires, désespérement. Qu'est-ce qu'il y a de normal dans cette «nouvelle normalité»? C'est ce qui interroge Gea, notre correspondante à Milan, alors que l'Italie a entamé son déconfinement le 4 mai. Depuis, une «nouvelle normalité» s'installe et elle n'est pas très riante selon le dernier épisode de l'Exploration «Milan aux temps du coronavirus».

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Là où l'on n'attendait pas le virus. Quelques nouvelles inquiétantes de Paris, Texas. Dans ce septième épisode du Carnet d'immobilité d'un reporter, Serge Enderlin invite à se méfier des certitudes, ne jamais crier victoire trop tôt. Les événements des derniers jours dans cette petite ville du sud des États-Unis ont valeur de fable. Ne jamais prendre le coronavirus de haut.

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Le coronavirus sur Heidi.news

Comment l'Europe prévoit de rouvrir les frontières pour l’été. L’Union européenne doit présenter son plan de réouverture des frontières demain 13 mai, mais le site Euractiv s’est procuré le document préparatoire, encore soumis à arbitrages. En substance, la Commission européenne recommande un plan en trois phases, qui commencerait par l’ouverture des frontières entre États «présentant un profil de risque similaire». La règle qui prévaudrait est celle de la résidence et pas celle de la nationalité. L'Agence européenne de contrôle des maladies serait chargée de tenir une liste des zones permettant le franchissement des frontières.

Heidi.news (FR)

Un habitant de Genève sur dix a déjà attrapé le coronavirus. Une étude est en cours aux HUG pour estimer le taux d’exposition des Genevois au coronavirus via la présence d’anticorps au sein d’un échantillon de la population. D’après les derniers résultats en date, pré-publiés sur MedRxiv, environ un habitant du canton sur 10 présentait des signes d’infection à Covid-19 au 24 avril. Il semble aussi que les mineurs soient tout autant infectés que les adultes, même si ce résultat demande à être confirmé et affiné. À 10% de la population infectée, on est encore très loin de l’immunité de groupe, ce qui laisse la possibilité d’une deuxième vague en cas de déconfinement trop brutal.

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Une nouvelle génération d’infirmières et infirmiers après la pandémie? La crise du coronavirus donne une résonance particulière aux soins infirmiers, dont on célèbre la Journée internationale ce 12 mai, alors que l'OMS a déclaré 2020 «année mondiale de l’infirmière et de la sage-femme». Comment les soignants font face? Quelles sont leurs difficultés, leurs perspectives? Heidi.news s'est penché sur ces questions. Cette publicité est bienvenue à l’heure où la filière en soins infirmiers doit augmenter son attractivité si elle veut répondre à la demande croissante en soins. Pour les directeurs d’établissement de formation interrogés, ce soudain, et éphémère, coup de projecteur ne suffira cependant pas à combler le manque d’attrait de la branche. Pour eux, le changement doit être systémique et comprendre une amélioration des conditions de travail. Après les crépitements des applaudissements, ils réclament des actions concrètes.

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