Bonjour, c’est Florent pour vous parler de sciences, avec cette semaine un focus sur le projet Igluna, où 150 étudiants tentent d'imaginer une mission lunaire habitée.

L'occasion pour Johann-Dietrich Wörner, directeur général de l'Agence spatiale européenne, de nous parler des objectifs lunaires de l'Europe.

Egalement au programme, un étudiant genevois actuellement au MIT qui nous explique ses inquiétudes face aux décisions de Trump.

Florent Hiard, Fribourg
Le 13.07.2020


«Cela n'a pas de sens de vouloir établir l'humanité sur Mars ou la Lune»

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ESA

Avec le projet Igluna, l’Agence spatiale européenne (ESA) et le Swiss Space Center proposent à 150 étudiants d’imaginer les technologies à utiliser lors d’une mission lunaire. L’occasion pour l’ESA de réaffirmer ses ambitions pour la Lune. Johann-Dietrich Wörner, directeur général de l’ESA, explique à Heidi.news ce que devrait être (et ne pas être!), la conquête lunaire du XXIᵉ siècle selon lui.

Heidi.news — Quelle est la place de l'Europe dans l'exploration lunaire?

Johann-Dietrich Wörner — On imagine souvent que la Lune est une exclusivité pour les Américains. Or, même s'ils ont remporté la course à la Lune contre l'URSS, cela n'a pas empêché l'URSS de rapporter par la suite des échantillons de sol lunaire grâce à des missions robotisées.

Quand les Etats-Unis ont proposé de retourner sur la Lune, leur idée était d'y retourner comme cela avait été fait par le passé, c'est-à-dire, à travers un aller-retour pour quelques astronautes. Avec l'ESA, j'ai proposé qu'à la place nous avancions ensemble vers la Lune, avec de nombreux partenaires, publics et privés, avec le but d'y rester. Après cette proposition, de nombreux projets de coopération ont germé pour imaginer ce qu'une telle collaboration pourrait amener. Cela a abouti à de nombreux concepts allant de la station lunaire à l'installation de radio-télescope sur la face cachée de la Lune.

Lorsque vous parlez d'exploration spatiale, que ce soit pour la Lune ou Mars, vous excluez la colonisation de ces astres. Pourquoi?

Aller dans l'espace pour des explorations scientifiques, j'y suis parfaitement favorable. Mais la Lune et Mars sont des environnements tellement défavorables à la vie que cela n'a pas de sens d'espérer y installer l'humanité. La Terre au contraire, reste le meilleur endroit pour l'espèce humaine. Elle a de l'eau, un écosystème complet, une atmosphère respirable. A l'inverse, que ce soit sur la Lune ou sur Mars, il est impossible de sortir sans une combinaison.

Le risque avec ce genre de projets est de se dire que finalement, détériorer la Terre n'est pas grave car il existe une solution de secours. Or ce n'est pas le cas. La Terre reste et restera le meilleur vaisseau à notre disposition pour traverser l'univers.

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Faire pousser ses légumes sur la Lune sera peut-être bientôt possible

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GrowBotHub/EPFL

GrowBotHub est un projet de culture de fruits et de légumes automatisé en aéroponie, ou hors-sol, développé par une équipe étudiante de l'EPFL dans le cadre de l'événement Igluna. Le principe fait appel à plusieurs types de technologies: il repose sur un bras robotisé muni d'une caméra qui analyse les cultures à l'aide d'un algorithme de machine learning pour déterminer quel plant est prêt à être cueilli, étape que le robot effectue également. En attendant de viser la Lune, ce système pourra avoir des applications concrètes sur Terre.

Victoria Letertre, en Master de robotique et membre de cette équipe, explique les difficultés à développer un tel appareil en plein confinement, et les solutions mises au point.

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Une raison d'espérer

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Guardians of the forest

Retour sur Terre avec le crowdfunding Guardians of the forest, dont nous vous parlions il y a 3 semaines, et qui est arrivé vendredi à atteindre les 10'000 francs espérés. Lancé par un groupe d'étudiants pour aider les peuples amazoniens à lutter contre le Covid-19, le projet a pour objectif l'achat de matériel médical et de produits alimentaires ainsi qu'une aide financière, notamment pour le transport des malades. Actuellement la ville de Leticia, aux portes de l'Amazonie, compte désormais plus de 190 morts pour 100'000 habitants, contre 9 pour 100'000 dans le reste du pays. Contactés, les lanceurs de l'initiative se disent très heureux de ce résultat et espèrent que cette aide d'urgence sera la première étape vers une action plus large et durable.


Le monde change, la presse aussi

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Au MIT, un doctorant genevois face aux annonces de Trump

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Campus du MIT | EPA/CJ GUNTHER/Keystone

Début juillet, l’administration Trump a annoncé que les étudiants étrangers dont les cours auront lieu intégralement en ligne au semestre d’automne en raison de la pandémie de coronavirus ne pourraient pas rester sur le territoire américain. Alors que de nombreuses institutions ont choisi de miser sur la poursuite des cours à distance à la rentrée, cette décision a été vivement critiquée par la communauté académique.

Saviz Mowlavi, 28 ans, est originaire de la région genevoise. Diplômé de l’EPFL, il est actuellement en cinquième année de doctorat en génie mécanique au Massachusetts Institute of Technology (MIT), près de Boston. Il nous livre son regard sur la situation.

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Séance de rattrapage

Que s'est-il passé la semaine dernière dans votre Flux Sciences?

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Pixabay

Mon maïs est-il OGM? Pour simplifier le maintien des lignées de maïs, une équipe chinoise propose une nouvelle méthode utilisant notamment la procédure CRISPER Cas9. Mais cette approche pourrait bien permettre de ne plus considérer ces maïs comme OGM, du moins selon la législation américaine.

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Toujours autant de CO2 lié aux carburants. Sans une progression des biocarburants et des voitures électriques pour compenser, les kilomètres parcourus en plus par les Suisses dans des voitures toujours plus puissantes par rapport à 2018 auraient même pu faire grimper les émissions de carbone liées à l'essence et au diesel.

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Un premier mois d'été toujours plus chaud. Le mois de juin 2020 a été le second plus chaud jamais enregistré, presque à égalité avec celui de 2019.

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Ne pas mettre tous les modes de conservation dans le même panier. Pourquoi devrait-on conserver nos œufs dans le bac du réfrigérateur prévu à cet effet alors qu'ils sont à température ambiante en magasin? Nous avons posé la question d'un de nos lecteurs au président de l’association nationale de producteurs d’œufs GalloSuisse.

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Pendant ce temps Heidi.news

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Photos: Serge Enderlin

Le réchauffement climatique pour les ploucs. 4e étape de l'été (forcément) suisse dont vous êtes le héros. Vous avez envoyé notre grand reporter sur la passerelle du Trift, ligne de front du réchauffement climatique dans son impressionnante version alpine. Ici, la débâcle anthropique se mesure à l’œil nu: la gorge que franchit la passerelle n’existait pas il y a vingt ans. On passait en marchant sur le glacier. La glace s’est retirée, il a fallu jeter des câbles pour relier les deux rives du précipice.

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L'ancien directeur de l'OFEV devient directeur général de l'UICN. Dr Bruno Oberle, qui a dirigé l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) entre 2006 et 2015, est devenu ce lundi 13 juillet le nouveau directeur général de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Il succède à Inger Andersen, actuellement directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l’environnement.

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«Les directives anticipées en psychiatrie aident à rassurer.» Nous vous parlions la semaine dernière de la parution dans le canton de Vaud d’un guide visant à promouvoir le plan de crise conjoint (PCC). Cette forme de directive anticipée, qui existe depuis quelques années déjà dans le canton, vise à permettre aux usagers de psychiatrie de préciser leurs préférences et leurs besoins en cas de prise en charge urgente, notamment en matière de contention et de médicaments. Et alors que le site plandecriseconjoint.ch vient d’être lancé, une centaine de Vaudois ont déjà rempli le document en ligne. Témoignages.

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Les tracts des opposants masqués. «L’obligation du port du masque est insensée et dangereuse.» Des tracts contenant ce message ont été affiché dans plusieurs endroits à Zurich. Avec leur couleur rouge, leur chiffres censés indiquer qu’il n’y aura pas de seconde vague et leur graphique avec logo de la Confédération, ces tracts se donnent une apparence «officielle». Le directeur de l’Office fédéral de la santé publique, Pascal Strupler, a rapidement dénoncé l’action via Twitter.

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Le nombre de nouveaux cas reste stable en Suisse. Pas de nouveau décès depuis une semaine. À la mi-journée, l’OFSP a annoncé 63 nouveaux cas en 24 heures, contre 85 la veille. La Suisse compte désormais 32’946 cas testés positifs et 1686 décès sont enregistrés. Trois hospitalisations en 24 heures, pas de nouveaux décès. Pour ce qui est de la recherche des contacts, 642 personnes sont actuellement en isolement et 2663 contacts en quarantaine.

Heidi.news (FR)

Florent Hiard est journaliste scientifique chez Heidi.news, et ancien assistant-diplômé en géosciences à l’Université de Fribourg. N’hésitez pas à lui écrire pour toute question ou commentaire.


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