Bonjour, c’est Laure pour vous parler de santé en cette rentrée, et des précautions à prendre si vous avez été en contact avec une personne testée positive au Covid-19 durant les vacances, comme cela a été mon cas.

Au menu du jour, l'inefficacité des messages contre le coronavirus lorsqu'ils sont émis par Donald Trump, comment les oestrogènes protégeraient les femmes contre le virus et pourquoi jusqu'à 90% des personnes testées positives seraient non-contagieuses.

Laure Gabus, Genève
02.09.2020


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Mes vacances au temps du coronavirus

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L’email s’intitule «prudence». Cinq jours après leur mariage, mes amis viennent de m’envoyer un email. La fête a été belle et j’étais heureuse de pouvoir y participer après des mois d’éloignement social. J’ouvre donc leur message avec appréhension et découvre ce que je craignais le plus: une petite cousine de la mariée vient d’être testée positif au Covid-19, les mariés invitent donc leurs invités à aller se faire tester à leur tour. Quelques messages plus tard, tous mes proches sont en alerte et la malade est identifiée.

Mes proches et moi réalisons que nous avons été en contact et eu de longues discussions avec elle durant notre séjour et échangé quelques pas de danse endiablés le soir du mariage. Nous nous trouvons désormais chacun dans une ville différente d’Europe. Nous appelons tous le centre médical ou de tests le plus proche et recevons des réponses totalement différentes.

A Lausanne, ma soeur qui se sent fiévreuse obtient un rendez-vous pour un test le lendemain. A Genève, mon frère et ma belle-soeur qui ont fait un auto-diagnostic en ligne avec l’outil Coronarisk se font refuser le test de dépistage car plus de cinq jours se sont écoulés et ils ne présentent pas de symptômes. On leur propose de se mettre en auto-quarantaine pendant dix jours. En France, les réponses divergent aussi. Pour ma part, je me trouve alors à Venise, pour un autre mariage, et la réponse des hôpitaux est perturbante: il n’y a pas de place pour les tests avant six jours. Que faire? J’achète un thermomètre et scrute ma fièvre, rien d’anormal. Un médecin calme mon inquiétude: «Si après cinq jours, aucun symptôme n’est apparu pas besoin de quarantaine, ni de prendre de précaution particulière.» Heureusement.

L’histoire finit bien. Trois jours plus tard, dans un nouvel email, les mariés nous informent qu’ils ont été testés négatifs ainsi que tous les invités qui ont pu faire le dépistage y compris ma soeur. Le cas de la petite cousine malade semble isolé et résonne à la lecture de l’article du New York Times expliquant que jusqu'à 90 % des personnes qui obtiennent un résultat positif lors d’un dépistage ne sont plus contagieuses. Mes proches et moi-même sommes en bonne santé. Restent des questions quant à la procédure lorsque l’on apprend que l’on a été en contact avec une personne malade, grâce à SwissCovid, après avoir été au restaurant, en discothèque ou à un mariage? Est-elle la même partout en Suisse? Et quelle est-elle? Grégoire Gogniat, porte-parole de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) me renvoie vers les recommandations officielles.

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Une raison d'espérer

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Manifestation aux Etats-Unis. One Connecticut. Ted Eytan

Les messages COVID-19 sont moins efficaces lorsqu'ils sont liés à Trump. Durant la crise sanitaire, l'administration américaine a déboursé 28 millions de dollars pour envoyer une carte postale à chaque foyer intitulée President Trump's Coronavirus Guidelines for America. Pour quel effet? Une étude vient de démonter que, dans la lutte contre le virus, la source du message influençait la perception de son efficacité. Lorsque le nom de Trump était associé au message, son efficacité diminuait en comparaison avec d'autres sources et lorsqu'il n'y avait pas de source du tout.

American Journal of Preventive Medicine (EN)

Dans les labos

90% des personnes testées positives seraient non-contagieuses. Aux Etats-Unis, des experts en santé publique s'inquiètent sur les résultats des tests de dépistage du Covid-19, relate le New York Times. Jusqu'à 90% des personnes positives lors d'un test standard porteraient des quantités relativement insignifiantes du virus; et la plupart d'entre elles ne seraient donc pas susceptibles d'être contagieuses. Au contraire, leur identification pourrait contribuer à créer des goulots d'étranglement et empêcher de diagnostiquer les personnes réellement contagieuses.

New York Times (EN)

Des anticorps quatre mois après l'infection. Une étude vient de paraître sur la réponse immunitaire au SARS-CoV2 dans la population islandaise. Elle estime que 0,9% des Islandais ont été infectés par le virus et que cela a été fatal dans 0,3% des cas. Fait particulièrement intéressant, les résultats indiquent que, chez les personnes touchées par le virus, les anticorps contre le SRAS-CoV-2 n'ont pas diminué durant les quatre mois qui ont suivi.

The New England Journal of Medicine (FR)

Hommes et femmes inégaux face au coronavirus? Il a déjà été démontré que l'intensité de l'infection au SRAS-CoV-2 et ses complications sont plus importantes chez les hommes que chez les femmes. Une récente étude met à jour le rôle des oestrogènes. Ces hormones auraient en effet un rôle régulateur de l'enzyme ACE2, qui facilite l'entrée cellulaire du nouveau coronavirus. Ce qui pourrait expliquer une différence entre les sexes.

Springer Link (FR)

Pendant ce temps sur Heidi.news

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Photo: Keystone / Peter Schneider

Les parlementaires siègeront dans des box en plexiglas. Le Conseil national et le Conseil des Etats présentent un nouveau visage pour accueillir les parlementaires dès le 7 septembre pour la session d’automne. Ils reviennent ainsi dans leur Palais fédéral après avoir siégé à deux reprises sur le site de la BernExpo. Grande nouveauté de la session, les plans de protection Covid-19 qui mettront les élus en cage de plexiglas. Suivez toutes les grandes étapes de la pandémie en Suisse et dans le monde avec notre article mis à jour quotidiennement.

Heidi.news (FR)

Le foot et le hockey respirent. Ils peuvent remplir leurs stades et patinoires au deux tiers. Dès le 1er octobre, les grandes manifestations pourront avoir lieu en Suisse. Les ligues de football et de hockey attendaient avec impatience les décisions du Conseil fédéral, présentées ce 2 septembre à Berne. Patinoires et stades du pays pourront être remplis au deux tiers de leur capacité.

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Photo: Claude Baechtold

La course au trône de sable. 3e épisode de notre Exploration «Les Vaudois et leur bac à sable magique». Après avoir découvert à quel point le sable est désormais une ressource stratégique, plus rentable que le pétrole, nous avons vu que le géant LafargeHolcim a coiffé au poteau l'ambitieux Orllati pour exploiter le gisement monstre de Ballens, près de Morges. Mais Orllati n'a pas dit son dernier mot. Visite au cœur de sa forteresse, où piaffent les grosses machines.

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Laure Gabus est journaliste indépendante basée à Genève. Vous pouvez lui écrire ici.


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