Bonjour, c’est Fabrice pour vous parler d’économie. Aujourd’hui, on va voir comment les grandes entreprises se préparent à une poursuite de la pandémie en 2021.

Par ailleurs, on découvrira comment une biotech zurichoise a développé un médicament contre le coronavirus si prometteur que la Confédération l’a précommandé. J’ai aussi discuté avec un pionnier de la transition énergétique qui transforme la Suisse en pays modèle de l’économie de l’hydrogène.

Fabrice Delaye, Bourgogne
11.08.2020


Comment la Suisse devient le pays modèle de l’économie de l’hydrogène

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H2 Energy

«Si vous vous intéressez au rôle pionnier de la Suisse dans l’économie de l’hydrogène vous devez absolument parler avec Rolf Huber.» Fondatrice de Swiss Hydrogen, la start-up qui a poursuivi les efforts lancés dans la voiture zéro émission par Nicolas Hayek avec Belenos avant d’être rachetée par le groupe Plastic Omnium en 2017, Rachel Bros de Puechredon ne se paye-t-elle pas de mots? A l’entendre en tout cas, la Suisse est en position de devenir le pays modèle de l’économie émergente de l’hydrogène pour des raisons technologiques, énergétiques et même fiscales. Et Rolf Huber serait l’homme qui a trouvé la clef de ce futur.

Comme ce n’est de loin pas la première fois que l’hydrogène rencontre un grand intérêt dans notre pays ou ailleurs, on est forcément sceptique. Non pas que l’hydrogène ne soit pas le moyen le plus écologique pour des transports terrestres. Le principe de la pile à combustible est connu depuis 1839. Au lieu de produire des réactions chimiques en appliquant un courant à un mélange comme dans l’électrolyse, on produit de l’électricité à partir de réactions chimiques. En l’espèce l’oxydation. Et si pour cela on utilise de l’hydrogène et de l’oxygène obtenus à partir de sources d’énergie renouvelable, on obtient de l’électricité et de la chaleur avec pour tout «déchet» de l’eau pure.

Malgré ces avantages, l’hydrogène n’a pas été développé parce qu’il était moins concurrentiel que d’autres sources d’énergie, avec des électrodes en platine notamment. La densité de l’atome le plus léger de la table périodique des éléments était aussi problématique. Un kilo d’hydrogène (nécessaire à une voiture pour parcourir 100 kilomètres) représente un volume de l’ordre de 12'000 litres. Pour avoir un réservoir d’une taille envisageable dans un véhicule, l’hydrogène est comprimé jusqu’à 700 bars de pression. Ce qui crée d’autres difficultés. La compression-décompression a un coût énergétique. Et il faut un réservoir particulièrement solide pour sécuriser son contenu en cas d’accident ou d’incendie.

Dans les années 2000, parallèlement à des progrès qui ont permis de lever ces obstacles techniques, la prise de conscience du changement climatique et de la nécessité de décarbonner la production d’énergie ont remis l’hydrogène en selle. Dans son best-seller de 2002, «The Hydrogen Economy», le futurologue Jeremy Rifkin en faisait la clef de la transition écologique. En 2007, le patron de Swatch, Nicolas Hayek, fondait Belenos avec Philippe Virdis, le patron de l’entreprise électrique fribourgeoise Groupe E. Le projet consistait à développer un véhicule sur la base d’une pile à combustible inventée au Paul Scherrer Institute.

Depuis, à l’exception de quelques bus urbains, l’adoption du transport à base d’hydrogène n’a pas suivi la même pente que la voiture électrique de type Tesla. L’une des raisons est qu’il n’y a pas de station où faire le plein. En Suisse, on ne peut recharger un véhicule à hydrogène que dans deux stations depuis 2016: celle du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa) à Dübendorf (ZH) et celle de Coop à Hunzenschwil (AG). L’hydrogène restait donc coincé dans un problème de poule et d’œuf. Pourquoi acheter un véhicule à hydrogène si on ne peut pas faire le plein? Pourquoi investir dans une station-service s’il n’y a pas de flotte à alimenter?

Mais tout indique que quelque chose est en train de changer.

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Molecular Partners

La Suisse signe pour 200’000 doses d’un futur médicament contre Covid-19. La Confédération a signé un contrat de réservation de médicaments avec la biotech zurichoise Molecular Partners. L’accord porte sur un agent immunothérapeutique contre Covid-19 actuellement en cours de développement. Avec ce contrat, la Suisse s’assure un accès prioritaire aux premières 200’000 doses du candidat médicament, ainsi que le droit d’obtenir jusqu’à trois millions de doses supplémentaires. Pour autant que le médicament réussisse les tests cliniques et qu’il soit autorisé à la commercialisation.

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De la photo à l'hydroxychloroquine, l'étonnant cas industriel de Kodak. Kodak, surtout connue pour ses activités dans le domaine de la photographie argentique, s’apprête à changer de secteur. Elle a reçu un prêt de 765 millions de dollars (un peu moins de 700 millions de francs) de la part du gouvernement américain pour développer plusieurs médicaments génériques, dont l’hydroxychloroquine. Elle est désormais visée par une enquête de la Securities and Exchange Commission (SEC), pour des soupçons de délits d’initiés. Depuis les années 1990, rien ne va plus pour Kodak, fondée à la fin du XIXe siècle mais surtout connue au XXe siècle pour son activité dans la photographie argentique. La société s’est même déclarée en cessation de paiement en 2012. Retour sur son étonnante histoire.

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IFO

Pour les entreprises, la pandémie va durer et le télétravail plus encore. Selon un sondage de l’Institut IFO, les entreprises allemandes s’attendent à ce que les mesures restrictives mises en place pour lutter contre la pandémie de Covid-19 durent jusqu’en avril 2021. Dans la Silicon Valley, les géants de la technologie ne s’attendent pas à un retour de leurs employés dans leurs bureaux avant l’été prochain.

Et en Suisse? Coop, EMS Chemie et Stadler Rail ont demandé à leur personnel administratif de revenir au bureau. Cela reste toutefois exceptionnel. La plupart des entreprises que nous avons contactées continuent de favoriser le télétravail et les rencontres via téléconférences. Elles ne donnent pas de date de fin des restrictions, mais on sent bien qu'elles s'apprêtent à apprendre à vivre avec le virus.

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Le monde change, la presse aussi

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Une raison d'espérer

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Government of Ireland

Des apps de traçage des contacts qui marchent. La Suisse a été le premier pays à lancer une application de traçage qui protège la vie privée des utilisateurs: Swisscovid. Mais avec 16% de la population qui l’active quotidiennement, son adoption n’est pas encore optimale. Certes, la Suisse est loin d’être aussi en retard dans ce domaine que les Etats-Unis. Mais la Technology Review du MIT s’est du coup penchée sur les pays où ces apps donnent de bons résultats: l’Allemagne (20% d’adoption) et l’Irlande (37%). Leurs secrets? Une communication transparente qui n’avait pas créé de trop fortes attentes, la poursuite des tests même après le déploiement pour améliorer le paramétrage en fonction des situations et surtout du temps avant de conclure. De quoi s’inspirer?

MIT Technology Review (EN)

Pendant ce temps sur Heidi.news

Et si on interdisait la publicité pour les 4x4? Les 4x4 ou SUV, pour sport utility vehicle, sont à la fois une menace pour la santé publique et un facteur critique de l'augmentation des émissions climatiques. La publicité pour les SUV devrait par conséquence être tout simplement interdite, comme pour le tabac, exige le New Weather Institute britannique, dans un rapport publié la semaine dernière.

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Vers des EMS plus inclusifs pour les aînés LGBT+. À l’horizon 2025, un établissement médicalisé conçu pour recevoir les personnes âgées LGBT+ ouvrira ses portes à Zurich. Le projet vise à créer un espace où il fait bon vieillir, «sans préjugé». En Suisse romande, l’association 360, qui a salué l'initiative, souhaite, elle aussi, trouver des solutions durables pour permettre aux aînés de vieillir dans un environnement en adéquation avec leur identité.

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187 nouveaux cas et un nouveau décès en 24 heures. À la mi-journée, l’OFSP a annoncé 187 nouveaux cas, contre 105 la veille, et un nouveau décès. La Suisse compte désormais 36'895 cas testés positifs et 1713 décès.

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