Bonjour, c’est Laure pour parler de santé et de comment le semi-confinement aurait permis d'éviter l'augmentation des violences domestiques en Suisse.

Au menu ce soir: un dispositif simple et peu coûteux pour tester l'efficacité de son masque (fait maison), la distanciation sociale et ses possibles effets sur l'obésité et les dangers de la course mondiale au vaccin.

Laure Gabus, Genève
19.08.2020


En Suisse, le semi-confinement aurait évité l’augmentation des violences domestiques

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Environ une femme sur dix est victime de violence physique ou sexuelle dans le cadre d'une relation au cours de sa vie adulte. KEYSTONE

Très redoutée partout dans le monde, l’augmentation de la violence à l’intérieur des foyers n’a globalement pas eu lieu dans le pays. Les explications de Colette Fry, directrice du bureau de promotion de l’égalité et de prévention des violences à Genève.

Si la distanciation sociale s’est avérée efficace pour contenir la propagation du coronavirus, le confinement contenait en effet desfacteurs de risque: arrêt de l’activité, augmentation du chômage, abus d’alcool ou d’autres substance, troubles dépressifs, symptômes post-traumatiques et proximité. En avril, António Guterres, secrétaire général des Nations unies, a décrit une «effroyable augmentation mondiale de la violence domestique». Une étude réalisée aux Etats-Unis démontre cette tendance. En France, un récent rapport de la mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF) conclut que le confinement a eu un effet «déclencheur» des violences dans le couple.

En Suisse, en revanche, la situation a été globalement stable durant la crise sanitaire. Depuis la mi-mars et jusqu’à la mi-mai, soit durant toute la durée du semi-confinement, la police a constaté des disparités régionales et des fluctuations dans le nombre de cas signalés; cependant, il n'y a pas eu de hausse globale au niveau national, observe le Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes dans un communiqué.

Cette stabilité est probablement due au semi-confinement, explique Colette Fry, directrice du bureau de promotion de l’égalité et de prévention des violences à Genève. «Le confinement partiel a permis aux personnes de sortir et d’avoir des espaces de respiration». Elle relève également que plusieurs appels reçus par les services d’aide et la ligne Violence domestique ouverte 24h/24h – dans des proportions similaires aux mois précédents – ont été fait lors de ces sorties. Les proches et les voisins ont également tiré la sonnette d’alarme lorsqu’ils étaient témoins de violences.

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Une raison d'espérer

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Un faisceau laser est élargi verticalement par une lentille cylindrique et brille à travers des fentes dans l'enceinte. La caméra est située à l'arrière du boîtier, un trou pour le haut-parleur à l'avant. L'encart montre la diffusion des particules d'eau provenant d'un vaporisateur dont l'avant de la boîte a été retiré. Crédit photo : Martin Fischer, Université de Duke.

Un dispositif simple et peu coûteux pour tester l'efficacité de son masque. Des scientifiques américains viennent de mettre au point une méthode de mesure optique simple pour évaluer l'efficacité des masques. L'équipe a comparé divers types de masques et observé que la performance de certains masques faits main se rapproche de celle des masques chirurgicaux standard. En revanche, d'autres protections comme les bandanas n'offrent qu'une très faible protection. Un dispositif de mesure peu coûteux et pouvant être construit et utilisé par des non-experts a également été mis au point.

Science Advances (EN)

Dans les labos

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Les interventions sociétales contre COVID-19 pourraient déclencher une série de mécanismes psychobiologiques qui accélèrent l'apparition de l'obésité et augmentent le risque de développer des comorbidités liées à l'obésité. DR

Distanciation sociale et risque d'obésité. Dans un commentaire paru dans la revue Nature, des scientifiques danois s'inquiètent des effets sur la santé métabolique à long terme, et particulièrement sur l'épidémie d'obésité, de la combinaison de trois facteurs: l'isolement imposé, les difficultés socio-économiques qui en découlent et la détérioration de la santé psychosociale.

Nature (EN)

Un composé chimique testé contre le coronavirus. Une équipe de l'Université de Chicago s'est penché sur une faiblesse de la principale protéase du Sars-CoV-2: Mpro est une enzyme permettant au virus de transcrire son ADN et de répliquer son génome dans la cellule hôte. Pour la combattre, les scientifiques ont utilisé l'Ebselen, un composé chimique déjà utilisé pour traiter des maladies comme les troubles bipolaires ou la perte d'audition. Leurs résultats montrent que ce composé peut être efficace contre le coronavirus.

Science Advances (EN)

Dangereux fossé entre la politique et la science. Après les annonces des présidents russes et américains au sujet d'un vaccin contre le coronavirus, Vladimir Poutine et Donald Trump, la revue Science revient sur cette course mondiale. «Le fossé entre la science et la politique continue de se creuser», analyse la publication. Pour gagner cette ruée vers le vaccin, l'approbation des organismes de réglementions est cruciale. Prendre des raccourcis dans les tests d'innocuité et d'efficacité des vaccins est dangereux, préviennent les scientifiques. Cela met en danger des millions de vies et porte atteinte à la confiance du public dans les vaccins et la science.

Science (EN)

Pendant ce temps sur Heidi.news

Pourquoi le risque de cancer s’accroît-il avec l'âge? Selon une étude américaine parue dans Nature, l'accumulation dans le sang d'une substance précise serait en cause. Si l’origine du phénomène est encore inconnue, il pourrait constituer une nouvelle voie pour expliquer la progression des cancers avec l’âge, et peut-être une piste de traitement ou de prévention.

Heidi.news (FR)

La Suisse poursuit son adaptation au changement climatique. Le Conseil fédéral a approuvé aujourd'hui le nouveau plan d’action d’adaptation aux changements climatiques pour 2020-2025. 75 mesures ont ainsi été adoptées, dont un grand nombre sont des suites directes de celles déjà présentes dans le plan d’action précédent.

Heidi.news (FR)

La désertion des urgences due à Covid-19 entraînera-t-elle une hausse des décès? Une étude menée à l’hôpital universitaire de Berne, l’Inselspital, montre que la fréquentation des urgences a nettement diminué durant le pic épidémique de ce printemps. La dernière quinzaine du mois de mars, le nombre de consultations aux urgences a ainsi chuté de 42,5% par rapport à la même période de 2019 dans l’établissement bernois. La baisse de fréquentation et la réticence des patients à faire appel aux services des urgences peut conduire à une hausse de la mortalité et de la morbidité.

Heidi.news (FR)

Le jour où Bluetooth amena un cardiologue dans chaque village camerounais. Avec 60 cardiologues pour 25 millions d’habitants, se faire diagnostiquer une maladie cardiovasculaire au Cameroun relève du parcours du combattant, surtout en brousse. Mais le Cardiopad, une petite mallette blanche connectée inventée par le camerounais Arthur Zang, pourrait bien tout changer. Avec elle, patients et cardiologues n’ont plus forcément besoin de se rencontrer.

Heidi.news (FR)

Laure Gabus est journaliste indépendante basée à Genève. Vous pouvez lui écrire ici.


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