Bonjour, c’est Lorène pour vous parler d'éducation, alors que Neuchâtel a annoncé en début de semaine rendre obligatoire le port du masque dans les gymnases et les écoles professionnelles à la rentrée.

Ce soir, une étudiante raconte son retour sur le campus de l'EPFL à l'occasion des examens en présentiel. Nous nous penchons aussi sur le succès des cahiers de vacances en Suisse et leur intérêt.

Lorène Mesot, Genève
06.08.2020


Avant la rentrée, un premier test d'envergure pour l’EPFL avec les examens en présentiel

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Keystone / Martin Ruetschi

L’été 2020 revêt une saveur plutôt aigre pour des milliers d’étudiants en Suisse romande contraints de passer leurs examens, initialement prévus en juin, en août. Exit les vacances à la plage, les soirées endiablées et le camping dans les montagnes valaisannes. Depuis lundi, 5700 étudiants de l’EPFL ont repris le chemin du campus pour passer les épreuves en présentiel et selon des normes sanitaires strictes.

Mardi 4 août, Jantina, étudiante de 22 ans en première année de master en ingénierie de l’environnement, a enfilé le masque pour aller passer son examen de «Air pollution and climate change». Elle raconte:

«Le port du masque est obligatoire dès l’entrée dans le bâtiment et jusqu’à ce qu’on soit assis dans la salle d’examen à notre place. Une fois assis, on peut enlever le masque. Même si les profs recommandent de le garder à sa place, c’est tout à fait accepté de le retirer. Une grosse moitié l’a enlevé mardi dans ma salle, dont moi. C’est quand même plus facile pour se concentrer et nous respectons les distances recommandées.

Dès qu’on se lève pour rendre sa copie ou aller aux toilettes, on doit le remettre. Et il y a aussi du désinfectant à l’entrée de la salle. L’EPFL a également écarté la durée entre les examens pour qu’il n’y ait pas tout le monde qui se bouscule dans le métro. Pour réviser à la bibliothèque ou dans une salle de travail, nous devons nous annoncer en avance via l’application EPFL.» Elle poursuit: «Les mesures sont bien acceptées parmi les étudiants, on comprend que c’est une question de sécurité pour tout le monde.»

«J’ai l’impression que cela fait une éternité que je n’ai pas bu une bière sans penser à l’EPFL. Passer ses examens au milieu de l’été n’est pas l’idéal. En master, nous devons rendre beaucoup de projets, et cette année, les dates limites ont été repoussées à fin juin. Entre les rendus et le début des révisions, le temps a été très court. Nous n’avons pas pu décompresser. C’est embêtant, surtout pour ceux dont les examens finissent tard en août. Ils n’auront que deux petites semaines pour s’en remettre avant d’attaquer la rentrée. Malgré tout, on comprend les raisons de ces chamboulements, l’EPFL fait au mieux.» Elle concède néanmoins que: « L’annonce des examens en août était particulièrement démoralisante, mais c’est ainsi: c’est la crise.»

«Je pense cependant que s’il y a un point sur lequel l’EPFL peut encore travailler, c’est sur la communication aux étudiants. C’est très compliqué de se projeter, même à court terme. Les enjeux sont importants, notamment pour trouver un logement. Nous avons tous appris certains détails sur la rentrée grâce à la RTS en début de semaine, c’est un peu malheureux.

Concernant la rentrée, je pense que ma volée va relativement bien s’en sortir, car nous connaissons le système, mais je m’inquiète pour les nouveaux arrivants, je pense que ça va être extrêmement compliqué pour eux.»

L’EPFL a émis une directive demandant aux étudiants de ne pas se rendre aux examens en cas de symptômes ou en cas de quarantaine. L’avenir académique de ces étudiants est désormais entre les mains de l’établissement, relève Jantina:

«L’association AGEpoly qui fait le pont entre les étudiants et la direction, a demandé de mettre en place des séances de rattrapages pour tous ceux qui auraient été contraints de ne pas se présenter aux examens, car ils étaient à risque, malades, ou placés en quarantaine, afin qu’ils ne redoublent pas leur année. On espère tous qu’il sera possible de créer une session pour eux.»

Heidi.news (FR)

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La demande en cahiers de vacances, baromètre du niveau d’angoisse des parents

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Pixabay / Engin Akyurt

Cahiers de vacances et école à distance. Comme chaque été, plusieurs milliers d’écoliers ont embarqué Klorophile dans leurs valises, le plus suisse des kangourous. Emblème des cahiers de vacances des éditions Auzou Suisse, le sympathique animal trône sur les présentoirs des librairies en compagnie des cahiers Je progresse, Max et Lili et la Chouette depuis plusieurs mois. Avec l’école à distance, le succès de ces supports de révisions en Suisse a débuté prématurément cette année, dès le mois de mars, pour le plus grand bonheur de certains éditeurs.

Marché juteux établi sur l’angoisse des parents ou réel apport pédagogique pour les révisions? La question de l’utilité des cahiers de vacances, à ne pas confondre avec les cahiers de soutien — plus ciblés, plus denses et moins ludiques —, est largement discutée et ce depuis des décennies. Accusés de creuser les inégalités entre les élèves, ils ne seraient efficaces pour aider les enfants à entretenir et consolider leurs connaissances durant la période estivale que sous certaines conditions. Par ailleurs, les enseignants insistent: les vacances doivent permettre aux enfant de faire une pause, avec ou sans coronavirus en toile de fond.

L’histoire des cahiers de vacances. Le concept du cahier de vacances a été développé dans les années 1930 par le français Roger Magnard. L’idée était de proposer des cahiers ludiques pour inciter les enfants à s’investir durant l’été dans leurs devoirs de vacances. À la rentrée, les écoliers présentant les meilleurs cahiers se voyaient récompenser de cadeaux. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’histoire raconte que sous le régime de Vichy, Roger Magnard fût convoqué par la censure, car les cahiers de vacances contenaient le poème de Paul Eluard «J’écris ton nom», une ode à la liberté et à la résistance. Aujourd’hui, les éditions Magnard-Vuibert, filiale du groupe Albin Michel, sont le troisième groupe d’édition d’éducation en France.

Dans la Confédération, le concept s’est installé bien plus tard. Il a fallu attendre les années 2000 pour voir arriver sur le marché des cahiers de vacances adaptés au programme scolaire suisses, les différences de programme entre les cantons menant la vie dure aux éditeurs.

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Keystone / EPA / Abir Sultan

Malgré les tensions entre Israël et le Liban, techniquement en état de guerre, le bâtiment de la municipalité de Tel Aviv s'est illuminé aux couleurs du drapeau du pays du Cèdre mercredi soir. «Ce soir, nous illuminerons la mairie avec le drapeau libanais. L'humanité passe avant tout conflit et nos cœurs sont avec le peuple libanais suite au terrible désastre qui l'a frappé», a écrit sur Twitter Ron Huldai, le maire de Tel Aviv, membre du Parti travailliste. Le geste a cependant provoqué une controverse dans le pays, Yair Netanyahu, le fils du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, n'hésitant pas à qualifier cette initiative de délit, relate le quotidien L'Orient-Le Jour.


Le monde change, la presse aussi

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La mine de Shinkolobwe, au Katanga, est aujourd'hui une mine de cobalt. Elle a fourni l’uranium des bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki. | Keystone / AP Photo / Schalk van Zuydam

Comment la Belgique a fourni l’uranium du bombardement d’Hiroshima. Il y a 75 ans, le 6 août 1945 à 8h15, la première bombe atomique de l’histoire s'abattait sur la ville d’Hiroshima au Japon. Trois jours plus tard, la ville de Nagasaki subissait un sort similaire. Ces bombardements atomiques sont le produit d’une formidable course technologique entre l’Allemagne et les États-Unis. Mais aussi, c’est moins connu, celui d’une course aux ressources naturelles et en particulier à l’uranium 235 fissile. Et c’est la Belgique qui a fourni l’uranium aux Américains avant qu’occupée les nazis ne saisissent le reste de son stock.

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À Beyrouth, l’explosion vient percuter des hôpitaux déjà à genoux. Mardi 4 août au soir, les explosions qui ont dévasté le port de Beyrouth ont endommagé une grande partie de la capitale libanaise. Selon le dernier bilan, 135 victimes et plus de 5000 blessés sont maintenant répertoriés. Environ 300'000 habitants sont aujourd’hui sans abris. Le lendemain de l’explosion, nombre de blessés tentaient encore mercredi de trouver un centre médical non submergé. Le décompte risque de s’alourdir.

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Les questions que pose la future constellation de satellites d'Amazon. Les satellites de la constellation Starlink, de SpaceX, ne seront bientôt plus les seuls à gêner les astronomes. Le projet de constellation Kuiper, d’Amazon, a reçu l’autorisation de l’autorité américaine des télécommunications, la Federal Communications Commission (FCC). Dans ce cadre, la firme de Jeff Bezos pourra déployer la moitié de sa flotte de 3236 satellites d’ici 2026, et devra l’avoir terminé d’ici 2029.

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Un glacier du Mont Blanc menace de s'effondrer. Plusieurs fois déjà, en septembre et octobre 2019, le glacier italien de Planpincieux, situé dans les Grandes Jorasses, avait failli s’effondrer. De nouveau, la situation est critique, du fait de la chaleur inhabituelle, et menace plusieurs habitations sur la commune de Courmayeur. Les autorités locales italiennes ont annoncé l’évacuation d’une trentaine de maisons.

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181 nouveaux cas et trois décès en 24 heures en Suisse: les grandes étapes de la pandémie. À la mi-journée, l’OFSP a annoncé 181 nouveaux cas, contre 181 la veille, 3 nouveaux décès. La Suisse compte désormais 36'108 cas testés positifs et 1709 décès. 5 nouvelles hospitalisations en 24 heures. Pour ce qui est de la recherche des contacts, 1390 personnes sont actuellement en isolement et 4114 contacts en quarantaine. 16’264 personnes sont placées en quarantaine après être rentrées d’un pays à risque.

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