Bonjour, c’est Sarah pour vous parler de sciences et technologies face à une crise du coronavirus qui s’éternise. Ce soir, nous passons l’application SwissCovid sur le grill, en décryptant un rapport de l’EPFL qui pointe plusieurs vulnérabilités. Quelques arguments pour ou contre son utilisation.

Ma collègue Noémie Roten s’est également demandé si après la situation sanitaire, la prochaine crise pourrait être liée à une pénurie d’électricité.

Sarah Sermondadaz, Genève/Paris
Le 15.06.2020


Que penser de l'application SwissCovid?

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LAURENT GILLIERON/KEYSTONE

Les arguments pour et contre. Heidi.news le révélait le 8 juin: une expertise indépendante réalisée à l’EPFL par le professeur Serge Vaudenay pointait plusieurs risques liés à l’application de contact tracing numérique SwissCovid. Le préposé valaisan à la protection des données Sébastien Fanti a récemment rendu public ce rapport, et recommandé aux collaborateurs de l’administration cantonale de ne pas télécharger la version pilote de l’application. Que faut-il en penser? Les arguments pour vous faire votre propre idée, dans un monde numérique où le cyber-risque est devenu omniprésent.

Pourquoi c’est important. Actuellement en test sur les plate-formes Google et Apple, l’application SwissCovid a reçu une base légale le 8 juin dernier, en vue d’un lancement à la fin du mois. Oui, mais encore faut-il que le cadre juridique et l’information des utilisateurs suffisent. La Norvège a par exemple interrompu temporairement ce 15 juin son application de contact tracing, en raison de débats sur la protection des données personnelles.

Les principaux risques identifiés. Après avoir rappelé le fonctionnement du dispositif (chiffrage des identifiants, anonymisation…), le rapport dresse un inventaire méticuleux des différentes tierces parties impliquées dans le traitement des données, et des risques associés.

Quelques raisons d’utiliser SwissCovid malgré tout. Faut-il renoncer à installer SwissCovid lors de sa sortie officielle? Pas nécessairement. Retrouvez dans notre article les arguments en faveur et en défaveur de l’application.

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«Une gouvernance embryonnaire à renforcer.» Préposé à la protection des données et à la transparence du canton du Valais, Sébastien Fanti est un avocat technologue qui participe au débat sur l’avenir des normes en cette matière. Il donne sur Heidi.news son avis sur l’application SwissCovid.

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Le risque d'une crise de l'électricité

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Heidi.news, nor/mir

Outre le risque épidémique, le rapport technique sur la gestion des risques de 2015 de l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP) identifie 32 autres risques potentiels importants pesant sur la Suisse. Le risque de rupture d’approvisionnement électrique est même considéré comme plus probable et potentiellement plus ravageur que le risque épidémique. Et si la prochaine crise en Suisse était électrique?

Pourquoi c’est important. Bien que plutôt bien préparée au risque pandémique, le manque de stocks de masques et de matériel de protection en Suisse au début de la crise du coronavirus a fait grincer des dents plus d’un. Apprendre de cette crise pour mieux se préparer à affronter les suivantes sera déterminant pour notre avenir. Avec un environnement de plus en plus vulnérable, une réflexion aboutie en termes de gestion des risques pourrait se révéler salvatrice.

Un risque de pénurie électrique plus probable. Le rapport technique sur la gestion des risques de 2015 de l’OFPP identifie le risque de rupture d’électricité comme encore plus probable et potentiellement plus ravageur qu’une pandémie.

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Une raison d'espérer

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Concentration en particules fines PM2,5 en Europe le 16 mai | Copernicus/ECMWF

Malgré la levée progressive des mesures de confinement mises en place par les différents pays d’Europe, la concentration des différents polluants atmosphériques n’a pas encore retrouvé son niveau «normal», révèlent les données du réseau d’observation de la Terre Copernicus. Vincent-Henri Peuch, directeur du service de suivi de l’atmosphère Copernicus, expliquait le 11 juin dans un communiqué: «C’est très important, parce que certains des bénéfices sanitaires liés à la baisse de la pollution pourraient être rendus pérennes. Certains objectifs de réduction des émissions, qui paraissaient auparavant trop ambitieux, pourraient désormais être atteignables.»


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Sciena.ch: avec les esprits les plus brillants de Suisse. Vous voulez suivre les dernières découvertes de l’ETH Zurich et de l’EPFL ainsi que des quatre instituts de recherche fédéraux PSI, WSL, Empa et Eawag? Sciena.ch réunit pour la première fois toutes leurs actualités.


Séance de rattrapage

Si vous les aviez ratés, voici quelques articles publiés ces derniers jours sur le Flux Sciences.

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Le voilier ATKA dans l’Arctique | ATKA

Ruée vers l’Arctique. Et si l’exploration des régions polaires appartenait désormais aux petites plateformes scientifiques? Un nombre croissant d’initiatives existent, notamment en Suisse, a appris Heidi.news. Certaines sont encore au stade de projet, comme le Forel, un voilier consolidé que projette de faire construire la Swiss Polar Foundation, pour ensuite le mettre à disposition du Swiss Polar Institute basé à l’EPF de Lausanne. Ou un autre, inédit, imaginé par la Fondation Tara Océan, qui gère déjà la célèbre goélette arctique française Tara. A Genève, la Fondation Pacifique vient, elle, de lancer cette semaine une grande épopée dans les eaux glacées septentrionales, aussi à bord d’un voilier à coque renforcée.

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«LancetGate» et chloroquine. Le Dr Hervé Maisonneuve est une figure originale de l’édition scientifique. Conseiller en édition médicale, auteur du blog Rédaction médicale et scientifique, passé à la fois par l’industrie pharmaceutique et le monde de la recherche publique, défenseur acharné de l’intégrité scientifique, il est un fin connaisseur des rouages de cet univers souvent opaque pour le grand public. Il a accepté de nous livrer sa vision du «LancetGate», et des failles que cette affaire révèle dans la production du savoir biomédical. «J’ai 70 ans et je suis hors université ce qui me permet de dire des choses», nous confie-t-il en début d’entretien.

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Un centre sur le climat à Davos. L’institut fédéral de recherche sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) et l’école polytechnique de Zurich (ETH Z) ouvriront un nouveau centre de recherche à Davos dès le 1er janvier 2021, ont-ils annoncé à l’occasion d’une conférence de presse donnée sur place ce vendredi 12 juin. Avec le soutien du canton des Grisons, ce centre permettra d’étudier en détail les bouleversements et nouveaux risques pour les régions alpines, mais aussi les moyens pour s’y adapter.

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Pandémie et réseaux sociaux. Littérature scientifique et réseaux sociaux partagent un point commun: les big data. Les deux représentent de vastes corpus d’informations, dont les relations peuvent être représentées sous la forme de ce qu’on appelle un graphe. Un enjeu au cœur des travaux du chercheur David Chavalarias, directeur de recherche au CNRS en France. Entretien.

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Le coronavirus sur Heidi.news

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Que sont devenus les hôpitaux souterrains de Suisse? Un rapport d’audit pré-covid-19 du Contrôle fédéral des finances fait état d’installations vétustes et peu opérationnelles, d’une répartition sur le territoire incohérente, d’un manque flagrant de pilotage et d’une prise en compte insuffisante de l’analyse des risques. Bien que n’ayant pas dû être activé durant la crise du coronavirus, le réseau d’hôpitaux et de postes sanitaires souterrains suisse fait pâlir.

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VIDÉO - Le soleil brûle-t-il le virus? L’arrivée de températures plus chaudes à l’approche de la saison estivale pourrait-elle avoir un effet sur la survie du coronavirus? Pour Antoine Flahault, épidémiologiste et professeur à l’Université de Genève, ce «virus à enveloppe» ne résiste que très peu aux rayons ultraviolets, le rendant très fragile à cette époque de l’année.

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Le «LancetGate», récit médiatique d’un scandale scientifique. Le 4 juin dernier, trois chercheurs à l’origine d’une étude qui mettait à mal l’utilisation de l’hydroxychloroquine comme traitement contre Covid-19, se rétractent. La très large base de donnée sur laquelle ils s’appuyaient, fournie par la start-up américaine Surgisphere, présentait des erreurs et incohérences, mises en lumière par plusieurs chercheurs et investigations journalistiques. Leurs travaux étaient publiés dans la prestigieuse revue médicale britannique The Lancet, ainsi que dans le NEJM. Retour sur la chronologie d’un désastre.

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La liberté de circulation se rétablit progressivement. Les grandes étapes de la pandémie en Suisse et dans le monde. Mis à jour quotidiennement.

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Sarah Sermondadaz est journaliste scientifique et chef d’édition du flux sciences pour Heidi.news. Pour lui écrire, c’est par ici.


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l'édition de vendredi

Bonne soirée!

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