Bonjour, c’est Sophie, pour vous parler d'éducation, alors que plus de 200'000 élèves genevois et vaudois s'apprêtent à retourner en classe lundi.

Aujourd'hui, c'est d'universités qu'il sera question. Elles anticipent une forte hausse des nouveaux inscrits en raison de la crise. Nous évoquerons aussi les stéréotypes de genre qui continuent de freiner les carrières académiques féminines, en décortiquant le phénomène de «reine des abeilles».

Sophie Gaitzsch, Genève
20.08.2020


Effet inattendu du coronavirus: les universités vont être submergées d'étudiants

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15%. Soit six-cents nouveaux étudiants de plus en bachelor. C’est l’augmentation annoncée par l’Université de Zurich pour la rentrée, selon un article du Blick. La raison: de nombreux jeunes qui prévoyaient d’effectuer une année de pause pour voyager ou travailler après l’obtention de leur maturité ont renoncé à leur projet en raison de la pandémie, et commencent donc des études plus tôt qu’anticipé. Une tendance similaire se dessine en Suisse romande.

Pourquoi c’est intéressant. Les universités romandes se préparent à une reprise des cours mi-septembre très éloignée de l’ordinaire. Les enseignements auront en partie lieu en ligne. Sur place, les rectorats s’organisent pour faire respecter les gestes barrière et la distance entre les personnes, notamment en réaménageant les salles de cours. Il s’agit évidemment d’un défi encore plus grand si le nombre d’étudiants augmente. En raison des contacts sociaux limités par la pandémie, l’intégration des nouveaux arrivants représente également un enjeu de taille.

La situation en Suisse romande. En préambule, il convient de préciser qu’aucune université ne peut articuler de chiffre précis à l’heure actuelle. Il ne s’agit que de projections. Tous les interlocuteurs contactés pour cet article ont insisté sur ce point. Les statistiques officielles des établissements sont en général publiées dans le courant de l’automne.

Géraldine Falbriard, porte-parole de l’Université de Lausanne (UNIL), précise:

«Certains étudiants s’inscrivent dans trois universités différentes et se décident à la dernière minute. Nous faisons des prévisions, mais jusqu’au paiement de la taxe universitaire l’incertitude reste très forte. Néanmoins, nous nous attendons à de gros effectifs pour le premier cycle, en raison des nouveaux inscrits, mais aussi car les modalités d’examens ont été modifiées avec la pandémie. Il n’y aura pas d’échec définitif cette année, donc davantage d’étudiants qui resteront dans le système.»

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A l’université, les «reines des abeilles» continuent de discriminer les jeunes chercheuses

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En 2004, une étude du British Journal of Social Psychology révélait que les femmes professeures avaient une vision plus stéréotypée et négative des jeunes femmes en début de carrière académique que les hommes professeurs. Plus de quinze ans plus tard, ce phénomène appelé «reine des abeilles» persiste-t-il? Une étude de l’Université de Genève, publiée dans la même revue en juillet 2020, conclut que malgré les programmes mis en place pour faciliter les carrières scientifiques féminines, il reste aussi présent qu’en 2004.

Cette perception peu flatteuse n’est pas sans conséquences. Elle se traduit, parfois de manière inconsciente, par moins de temps consacré par certaines supérieures hiérarchiques à leurs doctorantes, moins de financement ou encore moins d’attentes positives. Des attitudes qui entravent les carrières des jeunes chercheuses. Loin de vouloir accabler les femmes professeures, les auteures de l’étude estiment que l’effet «reine des abeilles» résulte d’un environnement sexiste.

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Une raison d'espérer

A Mumbai, renommer les rues pour encourager les jeunes à étudier. La Door Step School, une école itinérante pour les enfants de Mumbai qui n’ont pas d’autre accès à l’éducation, s’est lancée dans un nouveau projet: donner aux rues des bidonvilles de la mégapole les noms des ses meilleurs élèves. Une allée a par exemple été baptisée «Rehmuddin Shaikh Road», du nom d'une star de rugby nationale qui, enfant, avait suivi les cours de l’école. Bina Sheth Lashkari, une des co-fondatrices de Door Step School, veut ainsi encourager les enfants du quartier à étudier.

The Guardian (EN)

Pendant ce temps, sur Heidi.news

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«Les mondes s’entrechoquent en regardant de côté» Sortie à Porto Empedocle pour notre BD Reporter, ville où les bateaux humanitaires sont à quai. En cette soirée d'été, deux mondes y coexistent: celui des vacanciers qui profitent de la fête foraine estivale et celui des migrants qui escaladent les barbelés pour fuir leur camp.

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Netflix stocke sa dernière série dans de l’ADN artificiel zurichois. Le premier épisode de la série allemande Biohackers, diffusée par Netflix à partir du jeudi 20 août a fait l’objet d’un projet de recherche futuriste en collaboration avec l’entreprise Twist Biosciences et un laboratoire de l’ETH Zurich. Un coup de communication certes, mais les recherches menées sont très sérieuses.

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Bientôt un vaccin contre la maladie de Lyme? Fin juillet, le laboratoire français Valneva a annoncé des résultats prometteurs pour son candidat vaccin contre la maladie de Lyme, après une dizaine d’années de recherche. Selon la société basée à Nantes, les résultats initiaux de la Phase 2 des essais cliniques montrent l’efficacité du produit et l’absence d’effets secondaires sévères. L’entreprise espère mettre le vaccin sur le marché d’ici 2025.

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Les surprenantes propriétés de l'uranium. Le laboratoire de microbiologie environnementale de l’EPFL a mis à jour une propriété inédite de l’uranium. En présence de magnétite, un oxyde de fer magnétique, l’uranium soluble dans l’eau, qui se disperse facilement dans l’environnement, repasse par un état minéral, et forme même des nanofils transitoires. A terme, cette découverte pourrait avoir de nombreuses implications pratiques, tant dans les domaines du stockage des déchets nucléaires que dans le retraitement des milieux naturels contaminés.

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Des cryptomonnaies pour le Liban. La plateforme Crypto Disaster Relief for Beirut Explosion permet d’effectuer des dons à des associations locales en cryptomonnaies. Fondé par trois jeunes libanais, le système a déjà permis de reverser plus de 11'000 dollars. Il permet de contourner les limitations du système bancaire traditionnel, mis à rude épreuve après l’explosion du 4 août dernier qui a ravagé une partie de Beyrouth

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Dans le monde, les soignants n'ont pas toujours été applaudis. A 21 heures, on se mettait à nos fenêtres pour applaudir le personnel soignant. Au même moment, certains étaient négligés, sous-payés, détenus voire agressés. Parfois simplement pour exercer leur métier, parfois pour pointer du doigt les failles de leurs systèmes de santé respectifs. Bref aperçu des pays qui ont malmené leurs soignants et leurs droits pendant Covid-19.

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