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Bonjour, c’est Virginie à Genève, pour votre dernière newsletter culture de l’été.

Nous partons à Los Angeles, où de nombreux Suisses et Suissesses ont tenté l’aventure hollywoodienne: actrice, cascadeur, spécialiste des effets spéciaux… Le Temps vous propose de partir à leur rencontre. Pour ouvrir le bal des portraits, Marthe Keller raconte son plongeon dans le cinéma américain – et comment il faillit avoir sa peau…

Mais les Helvètes s’illustrent aussi de ce côté-ci de l’Atlantique, plus précisément au Festival d’Avignon, qui bat son plein. La sélection suisse s’y épanouit: mon collègue Alexandre vous en présente les pépites. Bonnes lectures et belles découvertes!

photo journaliste

Virginie Nussbaum, Genève

15.07.2022

Les Helvètes au pays d'Hollywood

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Marthe Keller photographiée le 30 avril 2021 dans le cadre des Rencontres 7e art, à Lausanne. — © Eddy Mottaz / Le Temps

Cinéma. Cet été, Le Temps part à la rencontre de ces Suisses et Suissesses œuvrant dans le cinéma américain – parfois dans l’ombre, souvent auprès des plus grands. Pour lancer cette série de portraits étonnants, distillés dans nos pages ces jours puis sur notre site internet, Marthe Keller. De Marathon Man à son couple avec Al Pacino, la comédienne bâloise revient sur son expérience hollywoodienne, «magnifique et intense, mais dangereuse, aussi».

Le Temps: Petite, quel était votre rapport avec le cinéma?

Marthe Keller: Absolument aucun. Je découpais parfois les images de stars hollywoodiennes qu’on trouvait à l’époque dans l’emballage de petits chocolats: Grace Kelly, Katharine Hepburn… Je les trouvais juste jolies. C’était un univers tellement éloigné du mien, la danse classique. Après, il y a eu cet accident de ski, qui m’a détournée de ce rêve. Mais ce qui aurait dû être un drame s’est révélé être un coup de chance formidable. Et beaucoup d’autres ont suivi.

Vous étiez déjà célèbre en France lorsque le réalisateur John Schlesinger vous a proposé «Marathon Man», en 1974. Comment cela s’est-il passé?

Il présentait un film au Festival de Cannes, où j’étais invitée. A l’époque, je jouais tous les soirs au théâtre dans Un Jour dans la mort, de Joe Egg. Le jour de mon arrivée à Cannes, j’apprends qu’il m’a vue la veille dans cette pièce et qu’il veut me rencontrer. Sur le moment, je n’y crois pas trop, et je dois de toute façon rentrer à Paris le lendemain pour jouer. C’est là que l’équipe du film débarque à dix chez moi: le metteur en scène, le producteur, le scénariste… c’était impressionnant! John Schlesinger m’a proposé Marathon Man sans audition, sans rien. J’étais bien sûr flattée qu’on m’offre la possibilité de travailler avec des personnalités si talentueuses, mais à l’époque je ne parlais pas bien anglais et j’avais surtout peur de ne pas être à la hauteur.

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Dans la Cité des Papes, la Suisse en majesté

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Le danseur irano-suisse Kiyan Khoshoie dans «Grand Ecart». — © Julien James Auzan

Théâtre. Au coude-à-coude avec Thierry Lhermitte, Denis Lavant ou Romane Bohringer. Au Festival d’Avignon, dans l’océan du Off qui accueille plus de 1500 spectacles à toute heure du jour et de la nuit, la comédienne Laura Gambarini et le danseur Kiyan Khoshoie ont le privilège des têtes d’affiche précitées: ils jouent à guichets fermés leurs nouvelles créations.

La première présente en allemand The Game of Nibelungen, le second Grand Ecart. Ils sont inconnus et font pourtant courir les foules. Tel est le privilège d’appartenir à la Sélection suisse en Avignon, cette initiative financée notamment par Pro Helvetia et la Corodis: les sept élus de cette édition bénéficient d’une visibilité maximale. En six ans, la Française Laurence Perez, qui achève son mandat cet été, a hissé haut le drapeau de l’Helvétie théâtrale.

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Avignon, vitrine de rêve pour les artistes suisses. Sous la bannière de la Sélection suisse en Avignon, de jeunes talents attirent les foules. Leur insolence et leur autodérision imposent une image enthousiasmante du pays, à rebours des clichés. Une opération de «soft power» idéale pour la Confédération.

Le Temps (FR)

Gstaad à l'heure viennoise

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© Raphael Faux

Classique. La pandémie avait eu raison de ce grand anniversaire des 250 ans de la naissance du compositeur de Bonn, né en 1770. Pourtant, comme le rappelle le directeur artistique du Gstaad Menuhin Festival, Christoph Müller, certains placent la naissance de Beethoven deux ans plus tard, en 1772.

Cette théorie dite «de Zutphen» est un point de départ plein d’humour à cette édition intitulée «Wien – Beethoven Delayed». Elle met en exergue l’œuvre de Beethoven sous toutes ses coutures: musiques de chambre, concertos, et même son unique opéra, Fidelio, avec la participation exceptionnelle du ténor allemand Jonas Kaufmann! Le tout en célébrant la ville qui a vu éclore son art: Vienne.

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Les visages de Genêt Mayor

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«Trying to Work While Listening to Zappa», un dessin de Genêt Mayor. © Claude Cortinovis

Exposition. Dans Visage de maison, au Centre d’art contemporain d’Yverdon-les-Bains, l’artiste Genêt Mayor nous offre une plongée sans fard au cœur de ses créations et de ses processus de pensée. Des assemblages de bois, des sculptures ou «objets», comme l’artiste les qualifie souvent, des dessins, des peintures, et de nombreuses pièces, aussi, qui mélangent différents médiums. La plupart d’entre eux ont été créés en 2022 alors que l’artiste décide de «faire le point sur sa vie».

Le titre de l’exposition, Visage de maison, est une allusion à un propos exprimé par Salvador Dali, un jour que sa muse Amanda Lear s’apprêtait à sortir sans maquillage. La démarche de l’artiste vaudois semble elle aussi caractérisée par une certaine porosité entre les sphères intime et publique; entre des matériaux issus d’un passé familial (de très nombreuses œuvres ont été réalisées à partir d’objets ou de matériaux ayant appartenu à la ferme des ancêtres de Genêt Mayor) et leur exposition, à l’extérieur, dans un espace où ils sont offerts à la vue de tous.

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La Schubertiade d’Espace 2, de retour ! Cette grande fête de la musique classique, organisée par la RTS et la Ville de Fribourg, vous invite à un incroyable voyage musical, fait de partage et de rencontres, les 3 et 4 septembre. Avec ses 160 concerts, expériences sonores et projets détonants à découvrir dans toute la ville, la Schubertiade est un évènement musical unique, porté par 1000 artistes venu.e.s de toute la Suisse. Avant que le programme complet ne soit dévoilé le 3 août, découvrez les temps forts de la fête.

La culture dans Le Temps, c'est aussi…

Cinéma. Un demi-siècle après la sortie des «Larmes amères de Petra von Kant», François Ozon décline au masculin le chef-d’œuvre cruel de Fassbinder. Une relecture inspirée et fascinante. Le cinéaste évoque sa démarche.

Le Temps (FR)

Livres. En 250 notices, Dominique Ernst compose, avec Le Salève de A à Z, un dictionnaire amoureux sur une montagne «modeste et géniale».

Le Temps (FR)

Scènes. La ville de Genève a annoncé hier reconduire l’actuelle équipe aux commandes de la Revue, jusqu’en 2025. Mené par Frédéric Hohl, le collectif compte dans ses rangs les humoristes Claude-Inga Barbey, Laurent Deshusses ou encore Thierry Meury.

Le Temps (FR)

Musique. Dans son nouveau projet, «Sampling the World» le beatboxeur chaux-de-fonnier Arthur Henry arpente les villes du monde, de Genève à Istanbul, à la rencontre de leurs habitants.

Le Temps (FR)

Sur Heidi.news

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Image des incendies en Gironde | Twitter / Jean-Marc Laurent

Feux en Gironde: pourquoi la forêt brûle? En France, la vague de chaleur est aussi marquée par des feux de forêt ravageurs qui sévissent dans le Sud-Ouest. En Gironde, plus de 7600 hectares ont déjà été brûlés, et plus de 11’000 personnes évacuées. Pourquoi?

Heidi.news (FR)

Contre les feux de forêts, mieux vaut prévenir que guérir. Qui dit changement climatique, dit feux de forêts plus fréquents et plus graves. Que faire? Le salut ne viendra pas que des nouvelles technologies, mais peut-être aussi de l’art de bien cultiver — et entretenir — son jardin. Un article publié l’été dernier et qui s’avère, hélas, d’actualité.

Heidi.news (FR)

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Séance de rattrapage avec l'édition du 08.07.2022

À bientôt

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