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Bonjour, c’est Annick pour votre rendez-vous hebdomadaire consacré à l’éducation. On se penche aujourd’hui sur les outils numériques qui isolent les étudiants, mais aussi ceux qui rapprochent et peuvent prévenir le décrochage.

Ce soir, je suis aussi impatiente de suivre en «direct» l’atterrissage de Perseverance sur Mars. Pour cette soirée spéciale, nous partageons le rêve martien de la planétologue suisse Arya Udry.

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Annick Chevillot, Lausanne

18.02.2021

«Zoom montre certaines réalités sociales des étudiants qu'on ne devrait pas voir»

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Des individus fragmentés, la Zoom-réalité | Pixabay

Michel Porret dit son inquiétude pour l’avenir des études académiques. Ça y est: Michel Porret, emblématique professeur d’histoire moderne à l’Université de Genève, a «basculé dans la partie tragique de (sa) vie», ayant terminé son mandat et sa charge le 31 décembre 2020. Quiconque a déjà fréquenté un séminaire ou un cours de l’historien peut en attester: l’homme est une bête de scène, un acteur au jeu physique qui se nourrit des réactions de son auditoire. Il revient sur son expérience de l’enseignement en ligne et dit son inquiétude pour l’avenir des études académiques.

«J’ai, durant la première partie du confinement, dû donner des cours et des séminaires en ligne, sur Zoom. Ce n’est pas fameux, mais c’est devenu le lot universel. Ça a rendu les choses délicates, plus pour les étudiants que pour nous. J’ai vu un grand désarroi chez eux, dont beaucoup ont décroché. Nous ne nous voyions plus en chair et en os, ce qui a asséné un coup à la sociabilité intellectuelle et fraternelle qui se crée dans un séminaire, où sont possibles les interactions physiques et morales.»

«Là, nous avons vécu une glaciation, avec des systèmes qui ne fonctionnaient pas toujours très bien et des étudiants qui revenaient, ou pas. Zoom a créé une forme d’inégalité sociale, avec une irruption dans la sphère intime par cette vidéo qui montre ce qu’on ne doit pas forcément voir, comme les réalités socio-économiques des étudiants. Dont certains demeuraient cachés derrière des écrans noirs, ou se levaient pour aller boire. Cela n’arrive pas dans une salle de séminaire, où nous sommes plus ou moins tous sur un pied d’égalité et où tout le monde prend un risque. La prise de parole est devenue plus difficile.»

Que restera-t-il de tout cela? «Il y a de nombreux professeurs qui se plaignent, ils sont insupportables! Mais les cours en ligne ont montré que les gens sans charisme ont encore plus de difficulté à enseigner. Donner un cours ex cathedra, c’est préparer un texte de 10-12 pages bien torchées. Et c’est faire passer ce texte face à une masse critique. On sent quand on y parvient ou pas.»

«J’ai fait cette expérience de la distanciation, c’est intéressant, mais en avions-nous besoin? Que restera-t-il de tout cela? Que nous avons appris à maîtriser Zoom, Power Point et le partage d’écran?

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Anticiper le mal-être des étudiants grâce aux webcams

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Keystone / Urs Flueeler

La période est difficile pour les étudiants. De plus en plus de cours et de contenus éducatifs sont dispensés à distance. Cela fait maintenant plusieurs mois que tous les étudiants et étudiantes du supérieur suivent leurs cours à distance, depuis leurs ordinateurs. Dans les cas plus graves, c’est la santé mentale voire l’intégrité physique des élèves qui est affectée.

Une étude publiée dans la revue PNAS par des chercheurs américains pourraient les aider. Les résultats suggèrent que les webcams de nos appareils électroniques pourraient servir à surveiller l’attention des étudiants lorsque les cours sont dispensés à distance.

L’enjeu? Eviter la chute des résultats aux examens. En temps de pandémie, cette technique pourrait faire d’une pierre deux coups en repérant les étudiants dont la motivation et le moral baissent afin de leur apporter de l’aide avant qu’il ne soit trop tard.

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Une raison d'espérer

L’e-convivialité, un remède au mal-être des étudiants? Afin de rendre le quotidien des étudiants un peu plus doux, Suzanne Vergnolle, docteure en droit et enseignante à Paris 1 et Paris 2 a créé Madeleine Café, une plateforme visant à recréer les relations informelles entre pairs d’une même promo. Rôle que jouent les pauses café entre les cours en temps normal.

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Objectif Mars

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Le rêve martien de la planétologue suisse Arya Udry. Originaire du Valais, la Suissesse Arya Udry est professeure associée en planétologie et géologie martienne à l’Université du Nevada à Las Vegas. A 33 ans, elle fait partie des chercheurs qui travailleront aux côtés de la Nasa sur le rover Perseverance, qui doit se poser sur la planète rouge ce jeudi 18 février à 21h55, heure suisse. Cette passionnée explique les espoirs que représente la mission pour son domaine scientifique, la géologie martienne.

La professeure associée rappelle qu’elle a étudié, en bachelor et master, au département de géosciences de l’Université de Lausanne (Unil). Pour elle, la planète rouge est un rêve de longue date: «Depuis que j’ai 15 ans, je rêve de travailler sur la planète Mars et sur les roches martiennes. C’est pour cela que je suis partie faire mon doctorat aux Etats-Unis.»

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L’exploration de Mars expliquée par la filmographie de Steven Spielberg. A plus de 200 millions de kilomètres de la Terre se joue une nouvelle conquête. Huit missions sont actuellement en orbite autour de Mars, dont trois qui ont quitté la Terre en 2020. A la clé, la recherche de traces de vie sur la planète rouge. On vous explique tout grâce aux films de Steven Spielberg et Gass Volker, directeur de Space Innovation — anciennement Swiss Space Center.

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Le monde change, la presse aussi

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Pendant ce temps sur Heidi.news

Israël menace les non-vaccinés. Lancé dans un processus complexe de déconfinement, dont la prochaine étape aura lieu dimanche 21 février, Israël semble prêt à tout pour convaincre les indécis. En premier lieu les «plus de 570’000 Israéliens de plus de 50 ans qui mettent leur santé en danger et risquent la mort» en refusant l’injection, selon les mots de Benjamin Netanyahou. Après les promesses aux personnes vaccinées, est venu le temps des menaces pour celles qui refuseraient les injections. Le gouvernement israélien a entamé mercredi 17 février des manœuvres controversées pour convaincre les vaccino-hésitants.

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L’OFSP corrige les chiffres sur l’épidémie. Le recul de épidémique se poursuit en Suisse. La situation de ce jeudi par rapport à celle du 11 février indique une baisse de plus de 16% des nouvelles infections. Au niveau des hospitalisations et des décès, l’OFSP a effectué une importante correction des données collectées pour la période allant du mois de décembre 2020 au mois de janvier 2021, sans conséquence sur la tendance baissière actuelle.

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De l’hydrogène pour les formes bénignes de Covid? Une équipe de scientifiques et de médecins du CHU de Grenoble lancent l’essai clinique HydroCovid: ils entendent démontrer que l’hydrogène, connu pour ses effets antioxydants puissants, peut soulager les malades du Covid-19 qui restent chez eux, et prévenir les formes graves.

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Les vaccins à ARN messager plus anciens qu’on le croit. Entretien avec Steve Pascolo, chercheur à l’Université de Zurich et pionnier des vaccins à ARN messager, qui évoque l’histoire de cette technologie: «Contrairement à ce que l’on croit, les vaccins à ARNm sont utilisés depuis le milieu du XXème siècle. La fièvre jaune, les oreillons, la rubéole et la rougeole sont provoqués par des virus à ARNm. Dans leurs versions vaccinales, ces virus sont atténués et non pas inactivés. Après injection, ces vaccins délivrent donc leurs nombreux ARNm dans les cellules de la personne vaccinée. Ces cellules produisent les protéines virales qui vont stimuler la réponse immunitaire. Donc le principe de vacciner avec de l’ARNm n’est pas nouveau.»

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Séance de rattrapage avec l'édition du 11.02.2021

À bientôt

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