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Bonjour, c’est Sophie, pour vous parler d’éducation, alors que le débat sur la fermeture des écoles se poursuit. Ce soir, je vous explique pourquoi il s’agit d’une mesure efficace même si les enfants sont peu vecteurs du virus.

Au menu également: une étudiante suisse raconte son expérience dans la tourmente britannique et les universités se mobilisent contre le décrochage.

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Sophie Gaitzsch, Genève

14.01.2021

«Il faut faire deux tests de dépistage Covid pour accéder au campus»

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Karine Mesot | DR

Aux prises avec le nouveau variant du virus B117, le Royaume-Uni affronte une progression «hors de contrôle» de l’épidémie de Covid-19. Le 5 janvier, le pays est retourné à un régime de confinement strict. Avec le durcissement des restrictions, les étudiants voient à nouveau leur quotidien bouleversé. C’est le cas de la Genevoise Karine Mesot, 24 ans, qui a commencé un bachelor à l’université Canterbury Christ Chruch en septembre dernier pour devenir sage-femme.

«Depuis la rentrée de septembre, nous avions déjà beaucoup de cours en ligne. Mais désormais, tout se passe à distance. Seuls les étudiants en santé et en éducation peuvent continuer certains cours sur place. Je vais sur le campus une fois par semaine pour un module de pratiques de base, pour apprendre des gestes comme prendre la tension et la température ou palper l’abdomen. Nous y participons en petit groupes.» Mais ce privilège ne va pas sans certaines contraintes qui peuvent paraître étonnantes vues de Suisse.

«Pour accéder au campus, tous les étudiants doivent effectuer au préalable deux tests de dépistage à trois jours d’intervalle. Deux tests permettent apparemment de réduire le risque de faux négatif. La manière de procéder n’est pas la même qu’en Suisse. Ca se passe dans un box dédié. On reçoit un bâtonnet. Il faut ensuite se placer face à un miroir et faire le frottis soi-même, dans la gorge puis dans le nez. Ces auto-tests sont assez courants en Angleterre, pas seulement pour le personnel ou les étudiants en santé! On laisse son numéro de téléphone et le résultat arrive trente minutes plus tard environ.»

Un autre enjeu pour Karine Mesot est le stage qu’elle doit effectuer à partir de mi-février, alors que les hôpitaux britanniques frôlent la saturation. «La formation de sage-femme est très pratique, avec une moitié de temps passé ‘en placement’. Le début de mon stage a déjà été décalé de novembre à février. Je devrais finalement commencer le 15, si ça a lieu…»

Pour voir leur stage se matérialiser, les étudiants ont dû remplir un formulaire d’évaluation des risques avec des questions sur leur santé et leur entourage. Chaque facteur de risque – par exemple un décès du Covid dans la famille ou le fait d’appartenir à une minorité ethnique – ajoute entre 0,5 et 2 points et donne un score final. «Heureusement, je suis à faible risque, se réjouit Karine Mesot. Par ailleurs, ici, les étudiants en santé ont accès au vaccin au même titre que le personnel soignant et la vaccination a commencé dans mon université.»

La jeune femme, installée en Angleterre depuis un certain temps, ne souffre pas du manque de contact avec ses camarades. «J’ai l’habitude d’étudier en ligne et n’ai pas rejoint l’université pour la vie sur le campus.» Même si elle juge la situation «frustrante», elle reste confiante et salue l’engagement de ses professeurs. Et de noter quelques points positifs: «Avec la pandémie, il y a plein de conférences en ligne gratuites, par exemple du Royal College of Obstetricians and Gynaecologists, et d’événements professionnels à distance auxquels on n’aurait pas si facilement accès en temps normal. Ca c’est le bon côté!»

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Dans les universités, la grande peur du décrochage. Les étudiants des hautes écoles suisses terminent un deuxième semestre marqué par l’enseignement en ligne et les examens à distance. Entre absence de vie sociale et manque de perspectives d’avenir, la motivation est souvent en berne. Chez certains, la tentation de tout laisser tomber se fait sentir. Jusqu’à décrocher complètement? L’EPFL et les universités de Lausanne, Genève et Fribourg indiquent qu’il est trop tôt pour communiquer des chiffres précis à ce sujet. Il faudra attendre le courant du printemps, voire la fin de l’année académique, en fonction des institutions, pour y voir plus clair.

Mais elles font part d’une «grande inquiétude» et anticipent un nombre plus élevé de départs que d’habitude. «Je discute avec les associations étudiantes, les responsable dans les facultés et les enseignants, qui sont les témoins privilégiés de ce qu’il se passe, et tous expriment cette préoccupation. Il y a des étudiants qui arrêtent de suivre, qui ne participent plus, ne donnent plus de signaux», indique Giorgio Zanetti, vice-recteur Enseignement et affaires étudiantes de l’UNIL.

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Pourquoi la fermeture des écoles est-elle efficace si les enfants sont peu vecteurs? Ce week-end, plusieurs médias relayaient les conclusions d’une nouvelle étude de l’ETH Zurich: la fermeture des établissements scolaires aurait permis de réduire considérablement le nombre de nouveaux cas ce printemps en Suisse. Sur notre site, une lectrice nous interpelle: «La fermeture des écoles est une mesure efficace mais les enfants seraient peu vecteurs du coronavirus… C’est à ne rien y comprendre. Pouvez-vous m’éclairer?» Cet apparent paradoxe n’en est pas nécessairement un.. Explications.

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Le Conseil suisse de la science veut tirer les leçons de Covid-19. Quelles leçons tirer de la pandémie de Covid-19 et des bouleversements qu’elle a imposés à tous les niveaux, y compris la politique scientifique? Répondre à cette question est l’une des missions que s’est fixées le Conseil suisse de la science pour son programme de travail 2020-2023. Sabine Süsstrunk, sa présidente depuis le 1er janvier et professeure à l’EPFL, en a présenté les grandes lignes. L’occasion pour l’organe consultatif de rappeler l’importance d’accompagner les acteurs de la formation, de la recherche et de l’innovation afin de surmonter les prochaines crises.

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Plus de vacances en hiver, moins en été. C’est l’idée avancée par l’épidémiologiste Antoine Flahault, membre de la task force scientifique de la Confédération, dans les colonnes de la NZZ. Il propose de prolonger les vacances scolaires de février et de raccourcir celles d’été, lorsque le risque de transmission sera plus bas en raison des températures clémentes et d’un nombre de personnes vaccinées plus élevé. Cela permettrait de garder le même nombre de semaines de cours en réduisant les risques. La NZZ souligne pourtant qu’une telle mesure serait très difficile à mettre en place.

NZZ (DE)

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Quel rôle pour les médecins traitants dans la vaccination? Les téléphones des médecins de famille n’en finissent plus de retentir. Les patients ont des questions sur la vaccination Covid-19 et beaucoup souhaitent recevoir la précieuse injection. Mais les cabinets médicaux ne sont pas encore autorisés à vacciner — exception faite du Valais, qui les propose depuis lundi 11 janvier.

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«C’est absurde d’écarter les généralistes de la vaccination». En Suisse romande, la vaccination dans les cabinets médicaux est uniquement autorisée dans le canton du Valais. Ailleurs, les autorités sanitaires misent dans un premier temps sur des équipes mobiles et des centres de vaccination. A Genève, les associations de médecins se sentent injustement mises à l’écart. Didier Châtelain, président des médecins de famille de Genève, parle d’une situation ubuesque.

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66’000 Suisses vaccinés contre Covid-19. L’OFSP évalue à 66’000 le nombre de personnes ayant reçu une première dose de vaccin Covid-19 en Suisse à ce jour, ce qui correspond à environ 0,8% de la population du pays. Les chiffres par canton seront communiqués mardi 19 janvier prochain.

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Un stéthoscope numérique intelligent pour détecter Covid-19 dans les poumons. Détecter Covid-19 dans les images pulmonaires et les bruits respiratoires à un stade précoce, y compris les cas asymptomatiques. C’est la promesse du «stéthoscope numérique intelligent» développé par le professeur Alain Gervaix, infectiologue aux HUG, qui fonctionne grâce à des algorithmes d’apprentissage profond développés à l’EPFL.

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Pour la première fois depuis 150 ans, un loup observé à Genève. C’est la première observation officielle depuis 150 ans. Un loup a été vu dans le canton de Genève dans la nuit du 7 au 8 janvier grâce à un piège photographique.

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Il y a plus de 13’000 ans, le loup de Game of Thrones ne se mélangeait pas aux autres. Parfois géniales et inventives, nos séries TV s’inspirent malgré tout de la réalité, même pour leurs animaux mythologiques. Ainsi les direwolves, ou «loups sinistres», qui accompagnent les héritiers de la maison Stark dans une série télé bien connue, ont bien existé. Leur disparition, il y a environ 13’000 ans, pourrait avoir été causée par leur incapacité à se métisser avec les autres populations de canidés.

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