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Bonjour, c’est Sophie, pour vous parler d’éducation. Ce soir, nous vous racontons le blues des étudiants de première année, démotivés par les cours en ligne. A l’EPFL, des mentors sont là pour les soutenir.

Nous revenons aussi sur l’intenable position des directeurs d’école genevois, noyés sous la paperasse et dépossédés de leurs moyens d’action. Et sur un compte Instagram qui dénonce le sexisme dans les établissements scolaires.

photo journaliste

Sophie Gaitzsch, Genève

10.12.2020

Des mentors à l’EPFL pour remonter le moral des premières années

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Pixabay

Cours virtuels, quarantaines, interdiction de faire la fête… Les étudiants de première année en 2020 entament leur parcours universitaire dans des conditions difficiles. C’est pourquoi l’EPFL a lancé début novembre un programme de mentorat. Près de 300 étudiants de bachelor et master ont été sélectionnés sur candidature pour accompagner ceux de première année. Cette participation est rémunérée 24 francs de l’heure, de quoi compenser un peu la perte de petits boulots.

Manon Michel, 21 ans, qui effectue un master en Systèmes de communication, fait partie de ces mentors: «Nous offrons un soutien moral pour être sûrs que les étudiants ne décrochent pas, qu’ils gardent la motivation et qu’ils se sentent à l’aise.» Une aide indispensable alors que la plupart des cours se déroulent à distance.

«Cela complique les rencontres. Il y a un vrai manque de contact social. L’EPFL, c’est intense. Et si on n’a personne à qui parler et poser les questions bêtes qu’on n’ose pas poser devant tout un groupe de classe, c’est horrible. Bosser seul tout le temps, c’est très démoralisant. En temps normal, réviser avec des gens permet de faire des pauses, de partager ses façons de penser et de voir qu’il existe des méthodes de travail différentes.»

Covid ou pas Covid, la première année d’études n’est jamais évidente, rappelle l’étudiante de master. «Certains étudiants se sentent dépassés par la charge de travail. En première année, on a tendance à se comparer aux autres et à penser que tout le monde comprend sauf nous. Alors que pas du tout! Je leur rappelle que chacun a sa façon de travailler et que ce n’est pas grave d’être un peu un retard sur ses cours.»

Pour Manon Michel, ses expériences personnelles et académiques lui ont particulièrement servi à mieux guider ses «mentorés». «J’accompagne huit étudiants, quatre filles et quatre garçons. J’ai de la chance! J’ai un peu de parité, ce qui est rare à l’EPFL. Il s’agit d’étudiants qui suivent les mêmes cours que moi il y a trois ans et qui vivent les mêmes choses. Quand j’étais en première année, j’avais des problèmes de confiance en moi. Beaucoup des filles se remettent en question. Rencontrer d’autres filles à l’EPFL qui ont connu cette même situation fait du bien.»

Mais comment créer un lien avec ses étudiants sans les rencontrer physiquement? «J’organise des réunions sur Zoom au moins une fois par semaine. Mais des fois, c’est démoralisant pour certaines personnes de voir que pour les autres ça se passe bien, alors je parle en privé avec chacun. Souvent, au premier message ils disent ‘Ah ça va, tout se passe bien!’ Après, quand on creuse un peu, ils commencent à parler des petits problèmes qu’ils peuvent avoir.»

Le programme se termine fin décembre. Mais Manon Michel compte garder le lien avec ses étudiants, notamment pendant les révisions d’examens. «Je me suis un peu attachée à eux. Je me mets à leur place et je me dis que ce n’est pas facile d’être dans cette situation. Ce n’est pas la vie étudiante comme on la connaît.»

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Une raison d'espérer

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Le Matin (FR)

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Séance de rattrapage avec l'édition du 03.12.2020

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