Bonjour, c’est Sami au Caire, où les seules bombes que l’on se prend sont caloriques: tandis que le monde s’écroule autour d’elle, l’Égypte est un îlot de paix ramadanesque où l’on se goinfre de halawyat (desserts) une fois la nuit tombée.

Mais derrière le calme apparent, la colère gronde. Malgré les représailles iraniennes sur plusieurs pays du Golfe et la détestation du régime chiite des mollahs, l’opinion arabe semble foncièrement hostile à la guerre israélo-américaine, perçue comme impérialiste.

Ce matin, je vous ai donc préparé une édition spéciale sur les réactions arabes face à la guerre en cours: il est question des Libanais qui conspuent le Hezbollah, des Khalijis (les habitants du Golfe) qui célèbrent les frappes sur les bases américaines de leur propre pays, ou encore des Irakiens dont les vieux fantômes se réveillent.

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Sami Zaïbi à Le Caire
04.03.2026

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Les infos que j'ai retenues pour vous

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Mojtaba Khamenei, ici en 2019. (AP Photo/Vahid Salemi)

Le successeur du guide suprême? Son fils! Cette nuit, plusieurs sources ont affirmé que c’est Mojtaba Khamenei, le fils du guide suprême Ali Khamenei, tué samedi 28 février, qui a été choisi pour lui succéder. A 56 ans, ce religieux est très proche des Gardiens de la révolution. Il a personnellement supervisé la répression des manifestants du «Mouvement vert» en 2009. Par ailleurs, selon une enquête de Bloomberg, il est soupçonné d’avoir, avec l’aide du financier iranien Ali Ansari, sorti plusieurs milliards de dollars d’Iran pour les investir dans des immeubles de luxe ou des hôtel à Londres, Francfort, Dubaï ou Majorque. Cet argent aurait été détourné des ventes de pétrole iranien et aurait en partie transité par Genève.

The New York Times (EN)
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Téhéran, hier après une frappe israélo-américaine. Crédits: Keystone / AP / Vahid Salemi

Près de 800 morts en Iran, où les frappes se poursuivent. Hier, le Croissant Rouge iranien comptabilisait 780 victimes depuis le début des opérations israélo-américaines, pour un total de 1000 attaques menées sur plus de 500 sites. De nouvelles détonations ont été entendues à Téhéran dès l’aube. L’armée israélienne a confirmé avoir lancé des frappes contre les bâtiments de la présidence et du Conseil suprême de sécurité nationale. Selon les correspondants du Monde et du New York Times dans la capitale, les Iraniens vivent terrés chez eux, craignant de finir en victimes collatérales dans une mégapole où les infrastructures civiles, policières et militaires sont entremêlées. Pendant ce temps, les bassidji, les membres de la milice islamique, sillonnent la ville. Comme lors des manifestations de janvier, internet a été coupé.

France Info (FR)

Le carnage des écolières de Minab. La dévastation la plus importante pour l’instant semble être l’école primaire de filles Shajarah Tayyabeh de Minab, une ville tout au sud du pays, sur le détroit d’Ormuz, à 100 km à l’est du grand port de Bandar Abbas. Au moins 175 personnes, surtout des écolières de 7 à 12 ans, seraient mortes dans une frappe samedi 28 février entre 10h et 10h40 locales. Ce qui, en droit international, constitue un crime de guerre. On ignore encore si les missiles étaient israéliens ou américains. L’école est voisine d’une base navale des Gardiens de la révolution. En 2013, le bâtiment de l’école faisait partie de la base, mais dès 2016, les images satellite montrent qu’un mur entre les deux a été construit. The Guardian a enquêté à distance, à partir des images disponibles.

The Guardian (EN)

Les Etats-Unis appellent leurs citoyens à déserter le Moyen-Orient. Hier, suite aux frappes iraniennes dans le Golfe, Washington a exhorté ses ressortissants à quitter 14 pays de la région, invoquant de «sérieux risques». On retrouve bien sûr sur la liste rouge l’Iran, l’Irak, Israël et le Liban, mais aussi la Syrie, tous les pays de la péninsule arabique, ainsi que l’Égypte, quand bien même les risques semblent plutôt faibles au Caire. Au lendemain de l’attaque qui a visé leur ambassade en Arabie saoudite et de l’erreur de l’armée koweïtienne qui a abattu trois avions de chasse américains, les Etats-Unis ont également décidé de fermer leur représentation à Riyad et à Koweït City.

New York Times (EN)

Le prix des carburants s’envole. Avec la fermeture du détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz, ainsi que la mise à l’arrêt par le Qatar de la plus grande usine au monde de gaz liquéfié, les prix du carburant ont pris l’ascenseur. Aux Etats-Unis, le prix de l’essence a connu sa plus forte augmentation en un jour depuis 2005. En Europe, le prix du gaz a doublé, restant toutefois encore loin des pics de 2022, lors du déclenchement de la guerre en Ukraine. «Si cette guerre dure, ça sera pire qu’il y a 4 ans car, cette fois, on ne pourra pas se replier sur le pétrole», estime une experte de la Columbia University.

Le Temps (article offert) (FR)

Il est temps de raconter le monde

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🦬 Retour vers le sauvage- Tome 2. Dans le Montana, American Prairie restaure depuis 20 ans un écosystème de steppes grand comme trois fois le Valais. Parfois contre les ranchers, cette ONG rachète des terres pour remplacer les vaches par des bisons. Les chiens de prairie et les castors sont aussi en train de revenir dans ces vastes plaines du Grand Ouest, abîmées par l’élevage industriel.

Notre grand reporter Fabrice Delaye a sillonné la planète à la rencontre des pionniers se battent pour restaurer activement les écosystèmes. Il en a tiré une enquête exceptionnelle par sa taille et son ambition, dont voici le second tome, dédié aux grands espaces.

Retour vers le sauvage

Dans mon radar aujourd'hui

Le «Charles de Gaulle» en route vers la Méditerranée. Hier, lors d’une allocution télévisée, le président français a annoncé l’envoi de renforts militaires au Moyen-Orient, dont le porte-avion «Charles de Gaulle», plusieurs frégates et des Rafales, dans le but de sécuriser les voies de transit maritimes, notamment en mer Rouge. Emmanuel Macron a également annoncé des vols de rapatriement de ressortissants français se trouvant dans la région. Estimant que l’Iran porte «la responsabilité première» de la guerre avec son programme nucléaire, il a également critiqué l’offensive israélo-américaine «conduite en dehors du droit international, ce que nous ne pouvons approuver».

Euronews (FR)
Ça m'est arrivé cette semaine

Les pays arabes emportés dans la guerre malgré eux. Le pire cauchemar des pétromonarchies a fini par se concrétiser: un conflit à grande échelle dans la région, des frappes sur leur territoire, et une déstabilisation du commerce de brut. Depuis samedi et le lancement de l’opération «fureur épique», quasiment tous les pays du Golfe ont été touchés. Même Oman, pays neutre qui avait servi de médiateur dans les négociations lors des dernières semaines avant le déclenchement des attaques israélo-américaines. Plusieurs frappes ont visé un port commercial et des infrastructures pétrolières omanaises, faisant un blessé léger. En réaction, l’armée américaine annonce avoir coulé les onze navires iraniens qui se trouvaient dans le golfe d’Oman.

Hier, des frappes iraniennes ont visé le Bahreïn, détruisant une partie d’une base aérienne américaine. En Arabie saoudite, l’ambassade américaine a été touchée lundi par des attaques de drones. Symbole ravageur, la star du foot Cristiano Ronaldo, qui évolue dans un club de Riyadh, a fui le pays dans son jet privé, alors que l’espace aérien reste globalement fermé.

Chez le voisin émirati, là aussi les symboles sont douloureux. Si les images du Burj Al-Khalifa en flammes qui circulent sur les réseaux sociaux sont fausses, l’île artificielle The Palm, second plus important symbole de Dubaï, a bel et bien été touchée par un bombardement iranien, ébranlant cette image futuriste hors-sol que cultive l’Emirat depuis des années.

«C’est grâce à ces constructions iconiques que Dubaï a fait irruption sur la scène internationale et c’est par là aussi que l’émirat est brutalement ramené à son environnement régional. Ce sont des sites à fois très surveillés et très visités, mais tout d’un coup, leur vulnérabilité a éclaté au grand jour. Dubaï, ville monde et ville spectacle, est rattrapée par la géopolitique», analyse le géographe Roman Stadnicki, spécialiste du paysage urbain du Golfe, dans un entretien avec «Le Monde».

Visés par 167 missiles et 541 drones iraniens, les Émirats arabes unis sont la principale cible de l’Iran, avant même Israël. Suite à de premières déclarations pacifistes, il semblerait que les décideurs émiratis commencent à songer à une intervention, qui serait la première lancée depuis leur sol – ces dernières années, c’est loin de son territoire qu’Abu Dhabi a étendu sa puissance militaire déstabilisatrice: Yémen, Soudan, Libye. En conséquence, les nombreux influenceurs occidentaux qui habitent l’Emirat afin de fuir le fisc – voire la justice – chroniquent en direct sur les réseaux leur détresse dorée, suscitant une certaine schadenfreude chez une partie de l’opinion.

Le Koweït, quant à lui, a reconnu avoir abattu «par erreur» trois chasseurs américains, une bourde à plusieurs dizaines de millions de dollars. Les pilotes ont pu s’éjecter à temps, et les réseaux sociaux montrent leur atterrissage en parachute sur le territoire du Koweït. Enfin, le Qatar a été frappé sur tout son territoire, notamment l’aéroport et des sites de production gazière, entraînant sa décision de fermer la plus grande usine de gaz au monde. «L’attaque contre notre souveraineté, l’attaque flagrante contre notre peuple, contre la sécurité et la sûreté de notre nation a déjà franchi toutes les lignes rouges imaginables. C’est pourquoi nous avons pris toutes les mesures possibles et nous nous réservons le droit de riposter», a déclaré le gouvernement qatari.

De fait, cette vague d’attaques inédite dans la région met à l’épreuve l’unité des pétromonarchies et sert de crash-test au Conseil de Coopération du Golfe (CCG), l’organe qui réunit ces pays et tente depuis quelques années d’accorder leurs diapasons. Si le CCG a dans un premier temps condamné sans équivoque l’Iran et appelé à une désescalade, les velléités émiraties et qataries pourraient contrarier ce plan, face à un Oman lui aussi victime des frappes, mais qui propose de reprendre son rôle de médiateur.

Mais dans tout ça, que pense la rue arabe? Alors que la région se retrouve coincée entre les cowboys israélo-américains et la tyrannie iranienne, la réponse est nuancée. A l’image de ce qui s’est passé et continue de se passer dans le cadre de la guerre à Gaza, il y a une dichotomie entre la position des gouvernements, tous plus ou moins inféodés au couple israélo-Américain, et celle de la population, farouchement pro-palestinienne et antiaméricaine. A Bahreïn, des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent même des gens s’extasier devant les missiles qui tombent sur les bases américaines. Au point que les autorités bahreïnies ont lancé une campagne d’arrestations contre ceux qui ont ostensiblement célébré les frappes, qualifiant ce comportement de «trahison».

Au Caire, une amie, pourtant farouchement anti-mollahs, me disait cela: «Tu sais, Sami, pour nous, toute frappe israélienne réveille des traumatismes passés. Leur bombardement d’une école de filles en Iran (qui a fait 165 morts, et a été délibérément visée selon une enquête d’Al-Jazeera, ndlr), ça nous rappelle celui, déjà par Tsahal, d’une école égyptienne (en 1970, l’attaque élémentaire de l’école Bahr El-Baqar avait fait 46 morts, ndlr).» Le concept de «guerre préventive» lui rappelle évidemment l’invasion de l’Irak, en 2003, justifié par un mensonge d’Etat. Et d’évoquer une grille de lecture gelée, après deux ans de guerre génocidaire à Gaza, d’impunité israélo-américaine et de silence complice international: «on soutient tout ce qui contrarie Israël et les Etats-Unis». Elle déteste les mollahs, me dit-elle. Elle a pleuré devant le massacre de leur propre peuple… «Mais s’il n’y a plus l’Iran, qui va tenir tête, au moins symboliquement, à ce taré de Trump et à ce taré de Nétanyahou? Personne. Je te jure, la nuit je fais des rêves où j’élabore des plans très sophistiqués pour assassiner Nétanyahou».

Cette réaction est plus ou moins commune à tout le monde arabe, il me semble. Pour s’en convaincre, il suffit de faire un tour sur le site d’Al-Jazeera, la chaîne de Doha, où les ogives iraniennes continuent de pleuvoir: on y trouve un article sur le nombre de pays bombardés par les USA depuis 2001, un autre qui interroge la légalité de cette «guerre préventive», la fameuse enquête sur le bombardement de l’école iranienne. Et c’est sans parler des opinions, qui s’attaquent presque toutes à l’«impérialisme» américain.

Cela n’empêche pas les Libanais, par exemple, d’être excédés par le Hezbollah, dont la risible attaque de quelques roquettes contre Israël ne servait à rien sauf à précipiter à nouveau le pays dans le chaos. Beyrouth a décidé d’interdire toute opération de la mouvance chiite et l’a sommée de rendre ses armes. Une décision soutenue par les puissants clans de la vallée de la Bekaa, pourtant berceau et soutien historique du parti de Dieu: un tournant dans l’histoire du Liban.

Mon labo arabe.

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De la fumée s’élève suite à une frappe israélienne à Dahiyeh, dans la banlieue sud de Beyrouth, hier. Crédits: Keystone / AP / Hassan Ammar)

Au Liban, le retour du chaos. Suite aux frappes de lundi du Hezbollah contre Israël, toutes interceptées, Tsahal a poursuivi hier sa riposte. Elle a pilonné par les airs le sud du pays et la banlieue sud de Beyrouth, dans l’objectif de démanteler les infrastructures du mouvement chiite. En parallèle, l’armée israélienne a déployé des troupes au sol et envoyé des avertissements d’évacuation aux habitants de 53 villages. Selon les autorités libanaises, cette nouvelle étape de la guerre, qui a lieu deux ans après le cessez-le-feu signé entre Beyrouth et Tel-Aviv, a déjà fait au moins 58’000 déplacés, 40 morts et 246 blessés.

L’Orient-le-Jour (FR)

Les Emirats songent à riposter. Agent déstabilisateur de la région, jouant un rôle central dans les conflits au Soudan, au Yémen ou encore en Libye, les Émirats arabes unis ont cette fois été frappés sur leur propre sol. Lundi, Abu Dhabi a annoncé avoir été visé par 167 missiles et 541 drones, qui ont tué trois civils, ce qui en fait le pays le plus ciblé par Téhéran, devant Israël. Si les premières réactions, à l’image des autres monarchies du Golfe, appelaient plutôt à l’accalmie, cela pourrait bientôt changer. Selon plusieurs sources citées par Axios, les responsables politiques émiratis envisageraient sérieusement de se joindre aux frappes israélo-américaines contre l’Iran. Ce serait la première fois que la monarchie tirerait des missiles depuis son territoire.

Axios (EN)

L’Irak entre le marteau et l’enclume. Son économie commence à peine à se remettre de décennies de guerre et d’instabilité, et voici que l’Irak fait face à un risque d’embrasement, coincé entre ses alliés américains et iraniens. Suite à la mort de l’Ayatollah Khamenei, le gouvernement a annoncé trois jours de deuil, dans ce pays qui compte environ 60% de chiites. Dans le nord du pays, où vit la minorité kurde, plusieurs bases américaines ont été visées par des missiles iraniens, la plupart interceptés par les systèmes Patriot. Hier soir, des détonations ont été entendues près de l’aéroport d’Erbil, capitale du Kurdistan irakien où est stationnée la coalition internationale menée par les Etats-Unis. Les milices armées chiites irakiennes ont quant à elles revendiqué 28 opérations contre des «bases ennemies» dans le pays, qui a décidé de fortement réduire sa production de pétrole.

RFI (FR)

L’assassinat de Khamenei, culmination de la «guerre de l’ombre» israélo-américaine. Dans un passionnant article, Le Monde retrace les étapes qui ont mené à l’élimination du guide suprême iranien. Tout a débuté une nuit de 2018, dans un hangar anonyme au sud de Téhéran, où un commando du Mossad a mis la main sur des archives du programme nucléaire iranien, démontrant selon Israël des intentions militaires. Depuis lors, la montée de la pression a été crescendo. Tel un cobra, l’appareil israélo-américain a petit à petit enserré sa proie, bénéficiant du relâchement idéologique du régime et donc d’un recrutement facilité d’agents, sur le terrain, prêts à tout pour précipiter le sort des mollahs. Jusqu’à ce samedi matin, rue Pasteur dans la capitale, où le gratin des dirigeants iraniens se réunissait dans la résidence du guide suprême, en pleine ignorance du sort qui les attendait. A moins que le «doux nectar du martyre», tel qu’évoqué ces derniers jours à la télévision d’Etat, n’ait été l’issue souhaitée, consciemment ou inconsciemment.

Le Monde (FR)
En direct de la Trumposphère
De la «raclée» au «compromis», en passant par «la grande vague».

Hier s’est déroulée une journée foncièrement trumpienne, avec un président américain qui, fier de son opération militaire, a fanfaronné dans divers médias, enchaînant les informations essentielles pour comprendre la guerre en cours, les vantardises outrancières et les déclarations hors de propos.

A CNN, il s’est ainsi félicité de «mettre une raclée» à la République islamique, promettant que le meilleur restait à venir. «Nous n’avons même pas encore commencé à la frapper fort. La grande vague n’a pas encore été lancée. Elle va venir bientôt». Il a ensuite avoué ne pas s’attendre aux attaques iraniennes contre les pays du Golfe. «Jusqu’ici, c’est notre plus grande surprise», a-t-il confié, révélant que certains des pays touchés «devaient être très peu concernés et désormais insistent pour être impliqués et se battre».

Au micro de Politico, le locataire de la Maison-Blanche a déclaré que l’Iran serait bientôt à court de lanceurs de missiles, tant l’opération «fureur épique» a «décimé» les infrastructures militaires, partout dans le pays. Dans quel but? Cela reste à décider, le président estimant que la guerre peut durer aussi bien plusieurs semaines que quelques jours. Alors qu’il déclarait encore la veille que le temps des négociations était révolu, il change de position et se dit désormais prêt à travailler avec un gouvernement reconfiguré. Mais dirigé par qui? «49 leaders ont été tués, ne l’oubliez pas, ça va assez loin n’est-ce pas? De nouveaux émergent. Beaucoup aimeraient le poste. Certains seraient très bien», a-t-il conclu dans une formule elliptique.

Enfin, en marge de sa réunion avec le chancelier allemand Friedrich Merz à Washington, il a exprimé son scepticisme quant à Reza Pahlavi, le fils exilé du dernier chah d’Iran. Même si «certaines personnes l’apprécient», le meilleur scénario serait que «quelqu’un déjà en poste» prenne la relève, a-t-il estimé. Il a en outre justifié à nouveau son opération militaire «préventive», sans fondement légal, répétant que l’Iran «allait attaquer en premier». Il a enfin affirmé qu’il avait «peut-être forcé la main d’Israël» en s’engageant dans cette guerre. Des propos qui contredisent ceux de son secrétaire d’Etat Marco Rubio, lequel avait expliqué la veille que c’était Israël qui avait entraîné les Etats-Unis dans la guerre.

Et dire que la Maison-Blanche voulait faire de l’ordre dans sa communication…

Politi (FR)

Votre correspondant. Lausannois aimant à me définir comme un «arabe raté», je me suis installé en Egypte il y a deux ans pour enfin apprendre cette langue que feu mon père tunisien ne m’a jamais transmise. Au Caire, je suis correspondant pour Le Temps et Libération.

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