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Bonjour, c’est Yvan, chef d’édition de Heidi.news, pour vous parler à nouveau de notre Exploration «Retour vers le sauvage».

Il y a plusieurs semaines, je vous avais laissés en Angleterre. Cette fois-ci, nous partons dans la réserve d’Ol Pejeta, au Kenya.

C’est là que vivent les deux derniers spécimens au monde de rhinocéros blancs du Nord. Problème: ce sont deux femelles.

Alors on fait comment, on laisse s’éteindre l’espèce? C’est là que les choses intéressantes commencent…

photo journaliste

Yvan Pandelé, Genève

05.02.2026

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À la rescousse des derniers rhinos blancs

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Fatu et sa mère Najin, les deux derniers rhinocéros blancs du Nord au monde. | Ami Vitale

🌐 Retrouvez l’Exploration en ligne 🌐

🦏Les rhinocéros sont braconnés et leurs cornes vendues jusqu’à 60’000 dollars le kilo.

Chez les Bantous et beaucoup d’autres cultures, la corne est un symbole de force et d’autorité, réservé aux chefs.
En médecine traditionnelle chinoise, elle est considérée comme un remède puissant.
En Asie de l’Est, Chine, Laos et surtout Vietnam, elle est allègrement vendue au marché noir.

☝️La croyance asiatique dans les vertus aphrodisiaques de la corne est une rumeur occidentale… qui commence à prendre pied.

De toute façon, les cornes sont faites de kératine, de calcium et de mélanine. Autant se ronger les ongles et boire du lait!

Cette chasse intensive a pratiquement exterminé les rhinocéros du globe.

En Afrique, le rhinocéros noir, le plus agressif, est considéré comme éteint.
Le rhinocéros blanc, plus sociable, se divise en deux sous-espèces:
les rhinocéros blancs du Nord,
et ceux du Sud, un peu plus massifs.

Alors que les rhinos blancs du Sud sont encore au nombre de 20’000, ceux du Nord sont au bord de l’extinction.

Au bord de l’extinction, c’est-à-dire?

Le dernier mâle Sudan, est mort en captivité dans un zoo tchèque en 2018, à l’âge vénérable de 45 ans.
Il ne subsiste que deux individus femelles, dans la réserve d’Ol Pejeta au Kenya:
Najin, 36 ans,
et sa fille Fatu, 25 ans.

L’espèce n’étant plus capable de se reproduire, elle est a priori condamnée.

Un consortium baptisé BioRescue s’est monté pour sauver les rhinos blancs du Nord.
Le projet vise à prélever des ovocytes chez Fatu, encore fertile.
Puis à se servir du sperme congelé de quatre mâles décédés pour féconder ces ovocytes.
Et enfin les réimplanter chez des femelles sauvages du Sud.

Ce projet de désextinction est porté par une poignée de scientifiques passionnés.
☝️Parmi eux: un vétérinaire allemand, un généticien japonais, un philosophe italien…

🪶 Cette tentative de la dernière chance va-t-elle fonctionner? On vous raconte tout.

🪶L’Exploration «Retour vers le sauvage» est à retrouver en ligne.

Il est temps de raconter le monde

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Découvrez l'arc kenyan de «Retour vers le sauvage»

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Dans les années 1970, le directeur du zoo de Dvůr Králové en République tchèque transporte plus de 3000 animaux d’Afrique. | Zoo de Dvůr Králové / Nadace Vagnerovych

Episode 6. La course contre la montre pour créer des bébés-éprouvettes de rhinos. Où l’on fait connaissance avec les deux derniers rhinocéros blancs du Nord, Najin et Fatu, et la clique des humains passionnés qui portent le projet de désextinction BioRescue.

Heidi.news (accès libre)

Episode 7. L’histoire d’un incroyable projet de désextinction né en Bohème. Le projet BioRescue trouve sa source dans les années 1970, avec les initiatives d’un zoologue tchèque visionnaire. Récit d’une aventure scientifique hors normes.

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Episode 8. Dans la brousse kenyane, on opère bien les rhinos. Nous voici au moment critique, celui de l’extraction d’ovocytes sur un animal de deux tonnes, intervention spectaculaire s’il en est. Mais nous verrons que toutes les technologies du monde ne peuvent rien lorsque la fatalité s’en mêle.

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Episode 9. Peut-on jouer à Dieu pour sauver une espèce éteinte? Pour sauver l’espèce des rhinocéros blancs du Nord, les scientifiques de BioRescue ne misent pas que sur la procréation assistée. Le projet repose sur un second volet au parfum de science-fiction: rien de moins que créer la vie à partir d’un peu de peau…

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BONUS. «Le prochain rebond de la biodiversité aura besoin de l’assistance de l’Homme.» Depuis l’ère industrielle, nous assistons à la sixième grande extinction du vivant. L’humanité peut-elle se contenter de conserver des zones de nature sauvage, ou doit-elle travailler activement à la restauration des écosystèmes, au risque de bousculer l’ordre des choses? Pour Lionel Cavin, paléontologue au Muséum d’histoire naturelle de Genève, face à la rapidité du changement à l’œuvre, nous n’avons pas le choix.

Heidi.news (accès libre)
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Le chef ranger Zacharia Mutai s’est chargé d’attirer les rhinocéros dans un enclos en vue de l’intervention. | Ami Vitale.

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