Bonjour, c’est Fabrice pour vous parler d’économie et d’une nouvelle récession qui pointe aussi rapidement que les mesures étatiques se déploient lentement pour faire face aux conséquences du second semi-confinement.

Aujourd’hui, on verra aussi, comment le conseil d’administration de la Coop a maté la rébellion climatique qui le menaçait et comment une start-up genevoise a découvert un nouveau marché dans la détection de virus dans l’air.

Fabrice Delaye, Zurich
03.11.2020

A Genève et Berne, on se hâte lentement pour sauver l’économie et l’emploi

«Le Conseil fédéral ne laissera personne sur le bord du chemin.» Le 13 mars, la présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga, résumait ainsi, au nom du Conseil fédéral, le cap clair des autorités, à l’orée du premier semi-confinement. Il fallait agir sur l’économie pour endiguer l’épidémie; l’économie serait donc aidée au nom de la lutte contre l’épidémie. Neuf mois plus tard, force est de constater que cette clarté, dans les intentions comme dans les actes, fait défaut. Et qu’elle pourrait bien se traduire par des faillites et des pertes d’emploi par milliers.

Depuis deux semaines, pas un jour ne se passe sans son lot de nouvelles mesures sanitaires, cantonales ou confédérales. En revanche, c’est l’inertie, voire l’apathie, qui règne quant à la gestion des effets économiques de ces mesures.

«La situation est difficile, mais pourquoi ne pas laisser le temps aux mesures de déployer leurs effets avant d’en annoncer d’autres?», s’interroge Pierre-Yves Maillard, conseiller national (PS/VD) et président de l’Union syndicale suisse. «Entre les mesures fédérales et cantonales, nous en sommes à quatre salves en quinze jours, soit des changements en moyenne tous les trois jours et demi. Et la concertation est souvent inexistante, alors que des décisions très lourdes sont prises.»

Difficile de ne pas songer ici au Conseil d’État genevois, qui a décrété, dans l’urgence, dimanche 1er novembre, un semi-confinement entrant en vigueur le lendemain à 19h, fermant au passage des centaines de commerces. Salons de coiffure, restaurants, fitness, la liste est longue comme le bras. A-t-il consulté les milieux concernés? A-t-il esquissé un plan d’aide, au moins dans les grandes lignes? Il s’est contenté d’évoquer le dépôt de projets de loi relatif au «cas de rigueur» au sens de la loi fédérale Covid-19, qui demeure sans effet tant que son ordonnance d’application n’est pas adoptée.

La présidente du PDC à Genève, Delphine Bachmann n’en est pas satisfaite: «Le Conseil d’État s’est longuement exprimé sur le plan sanitaire, mais sa réponse économique est insuffisante. Il faut empêcher l’effondrement de pans entiers de l’économie, sans quoi nous le paierons durant les trente prochaines années.»

A Berne, l’urgence semble toute relative. Le lundi 26 octobre, le Secrétariat à l’économie expliquait encore à Heidi.news que l’ordonnance de la loi Covid-19 n’entrerait pas en force avant le 1er février 2021, en raison des délais de consultation. On ignore encore les montants débloqués au titre de cette aide, mais les délais paraissent bien tardifs.

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L'économie sur Heidi.news

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Keystone/Gian Ehrenzeller

La seconde vague dessine une récession différente de la première. «Il n’y a pas d’estimation précise de l’impact des nouvelles mesures Covid. Nous ne sommes donc pas en mesure de fournir des informations précises à ce sujet.» La réponse du Secrétariat à l’économie (Seco) à la question de savoir comment sont évaluées les conséquences de la seconde vague épidémique sur l’économie helvétique donne la mesure de la surprise de ce retour de bâton. Certes, certains économistes avaient anticipé une seconde vague. La plupart se disent cependant surpris par sa vitesse et son ampleur. Ils considèrent que les différences avec la situation du printemps mais aussi l’expérience de cette période rendent difficiles l’appréciation des conséquences économiques sur le trimestre en cours d’autant plus que les mesures de restriction sont hétéroclites en fonction des cantons. Une contraction ne laisse guère de doute mais pas forcément aussi forte qu’au printemps.

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Keystone

Comment Coop a maté la rébellion climatique. «Coop: par nous, pour nous». Avec ce slogan, le numéro un de la distribution suisse (30,7 milliards de francs de chiffre d’affaires en 2019) met volontiers en avant sa «structure coopérative». Mais dans les faits, il se révèle nettement moins démocratique: alors qu’un collectif écologiste souhaitait intégrer ses conseils régionaux, son Conseil d’administration a décidé, juste avant les délais électoraux, de resserrer les critères d’éligibilité, rendant quasiment impossible la candidature d’une liste alternative.

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Plair

Une start-up ouvre le marché de la détection des virus aérosols. Spin-off de l’Université de Genève, la start-up Plair vient de signer un accord avec le leader mondial de la détection de particules biologiques dans l’air, le groupe zurichois MBV. Plair est parvenue à adapter sa technologie de mesures laser de particules inertes comme les polluants ou les pollens dans l’atmosphère pour distinguer des particules biologiques telles que virus, bactéries ou spores. Cette collaboration lui ouvre un marché estimé à cinq milliards pour la détection de particules aérosols dans les salles blanches des industries pharma agroalimentaires et cosmétiques et celui à 1,5 milliards des hôpitaux. A plus long terme, des applications sont envisagées pour les transports.

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Une raison d'espèrer

Le fisc fédéral répond au souhait des startups. Une lettre circulaire de l’Administration fédérale des contributions indique un possible allègement de la fiscalité des stock-options pour les employés des start-up dès le 1er janvier. Considérées comme déterminantes pour attirer les meilleurs talents par les start-up, ces stock options remplacent une partie du salaire par la distribution d’actions futures de l’entreprise. Aujourd’hui, chaque administration fiscale cantonale taxe différemment ces options. Dans la plupart des cas, les employés ne sont pas imposés sur la valeur des actions lors de l’émission des options le sont sur la différence entre cette valeur d’émission et celle du prix qu’ils obtiennent lors d’une revente considéré comme un revenu. Seul le canton de Zurich avait une réglementation favorable aux start-up en considérant cette différence de prix comme un gain en capital exonéré en Suisse et non comme un revenu après cinq ans de détention. Selon la circulaire de l’Administration fédérale des contributions le modèle de zurichois pourrait s’appliquer aux impôts fédéraux et à tous les cantons à partir du 1er janvier 2021. Il ne reste plus aux banques cantonales romandes qu’à reprendre le modèle de la Banque cantonale de Zürich pour se mettre au même niveau de compétitivité.

La Fondation Aventinus rachète «Le Temps» et «Heidi.news»

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Message à nos lecteurs. Ce mardi 3 novembre 2020, la Fondation Aventinus a annoncé qu’elle rachetait le journal «Le Temps» au groupe Ringier Axel Springer Suisse dans une volonté de maintenir et développer en Suisse romande un foyer de qualité et d’innovation dans les médias. Afin de renforcer cette démarche, Aventinus a également annoncé qu’elle engageait des discussions avec «Heidi.news» dans l’optique de l’achat d’une large majorité du capital de notre jeune média. L’opération devrait être bouclée avant la fin de l’année pour une mise en œuvre au début de l’année 2021.

Les fondateurs de «Heidi.news» sont favorables à ce rachat. Ils y voient un double avantage: créer avec «Le Temps» un pôle de médias de qualité ancré en Suisse romande, et renforcer le projet «Heidi.news», qui s’avère d’ores et déjà un succès éditorial et entrepreneurial. «Heidi.news» a effectivement suscité un engouement croissant depuis son apparition en ligne en mai 2019.

Vous aimez «Heidi.news»? Ne soyez pas inquiet. Notre média va poursuivre ses activités et son développement. Nos newsletters, notre traitement expert de plusieurs thématiques, nos Explorations, y compris en version imprimée, nos vidéos et nos enquêtes ne vont pas s’interrompre, au contraire!

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«Nous voulons un titre à la pointe du journalisme de qualité en Suisse romande.» L’ancien Conseiller d’Etat genevois François Longchamp préside la fondation Aventinus, qui annonce aujourd’hui l’acquisition du quotidien Le Temps et de Heidi.news. Il détaille les objectifs et les ambitions de ce nouveau groupe de presse suisse. Par souci d’indépendance, Heidi.news a confié cet entretien à un journaliste extérieur à sa rédaction, Gabriel Sigrist, bon connaisseur des médias romands.

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La philanthropie, planche de salut pour la presse de qualité? Attaquée de toute part, la presse payante traverse une triple crise, qui s’accentue depuis 20 ans. Et c’est une première en Suisse: une fondation à but non lucratif fait l’acquisition d’un titre de presse.

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Pendant ce temps sur Heidi.news

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Joe Biden n’aura pas gagné sa campagne sur internet. Si Joe Biden l’emporte ce 3 novembre, ce ne sera pas grâce à une campagne virale sur internet ou à des hordes de fans en ligne dévoués. Un revirement après les victoires présidentielles de Barack Obama et de Donald Trump, qui avaient été créditées, au moins en partie, à leur capacité à mobiliser leurs troupes sur le web. Retour sur un revirement intrigant et peut-être passager.

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«Les ambulances arrivent au quart d’heure.» Le Dr Nicolas Blondel, médecin interniste à l’Hôpital fribourgeois (HFR), a lancé un cri d’alarme au travers d’une vidéo lundi 2 novembre au soir, maintes fois repartagée sur les réseaux sociaux depuis. Il tire la sonnette d’alarme sur une situation sanitaire au bord de l’implosion et rappelle les Fribourgeois à l’ordre. Extraits.

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«En période d’épidémie, Noël c’est dans un siècle.» À Genève, Aglaé Tardin est médecin cantonale depuis le 1er mars 2020, en coopération puis en remplacement de son prédécesseur Jacques-André Romand, parti à la retraite fin juillet. Pour cette Carougeoise approchant la cinquantaine, qui a fait ses études à Genève et l’essentiel de sa carrière au département de la santé genevois, la plongée dans le grand bain a été bouillante. Il lui a fallu prendre ses fonctions de façon précipitée pour faire face à la déferlante épidémique.

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Fribourg serre la vis à son tour. C’est au tour du canton de Fribourg de serrer la vis face à l’aggravation de l’épidémie. Le gouvernement fribourgeois annonce aujourd’hui fermer les bars, les restaurants, les théâtres, les musées, les cinémas, les centres de loisirs ou encore les fitness et les salons de massage, dès ce mardi 3 novembre à 23 heures. Les visites en EMS sont, quant à elles, exclues jusqu’au 30 novembre.

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