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Bonjour, c’est Sarah pour les sciences. Alors que la Chine démarre la 2e plus grosse centrale hydroélectrique du monde, il sera question des barrages et de leur impact climatique pas toujours vertueux.

Mais aussi des dernières découvertes du téléscope spatial suisse CHEOPS, avec une exoplanète surprise qui a réalisé un «photobomb» de ses voisines! Et l’épisode 2 de J’ai cherché mes origines avec un test ADN, où l’on lève le voile sur la science derrière ces tests.

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Sarah Sermondadaz, Genève

28.06.2021

Les barrages ne sont pas toujours les alliés du climat

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Barrage de Belo Monte, au Brésil | Fernanda Brandt / Creative Commons

L’hydroélectricité n’est pas verte partout. Réputée pour ses faibles émissions de gaz à effet de serre, l’hydroélectricité connait un vrai boom dans les pays émergents. Une étude sur le barrage brésilien de Belo Monte publiée dans Science Advances rappelle que dans les pays chauds, l’impact climatique des barrages est loin d’être négligeable.

Des milliers de barrages sont en construction ou en projet dans le monde, notamment en Asie du sud-est, en Amérique du Sud et en Afrique. Ce 28 juin, la Chine a par exemple mis en service la deuxième plus grosse centrale hydroélectrique du monde. Or, dans un climat sub-tropical, ces retenues d’eau peuvent parfois rejeter plus de gaz à effet de serre que des centrales à charbon.

Car la construction d’un barrage peut indirectement être source de gaz à effet de serre. La mise en eau engloutit la matière organique du sol et de la végétation et enclenche sa dégradation par des bactéries. Celles-ci libèrent du dioxyde de carbone en présence d’oxygène (près de la surface de l’eau) et du méthane quand elles sont privées d’oxygène. Or ce gaz affiche —à volume égal— un impact climatique 34 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO2).

Dans les régions tempérées, cette matière organique est relativement peu importante et le bilan carbone est excellent —estimé à 4 g équivalent CO2 en France (eqCO2). Mais dans les régions sub-tropicales, les sols contiennent beaucoup de carbone et la végétation peut atteindre 500 tonnes par hectare, comme l’expliquait une importante étude publiée dans Nature en 2011.

Or, tant qu’elle se développe, une forêt pompe du carbone dans l’atmosphère et participe à l’équilibre climatique de la Terre. Une fois inondée, elle se transforme en puissante source de gaz à effet de serre (GES), bien plus importante que ne l’était le cours d’eau avant d’être obstrué par un barrage. Avec un impact d’autant plus important que le dénivelé est faible puisque les surfaces ennoyées peuvent alors être considérables.

Ainsi, la retenue de Balbina, en Amazonie brésilienne, occupe une superficie de 2300 km² pour une capacité électrique de 250 MW seulement. Chaque kilowatt-heure d’électricité produit par ce site rejette aujourd’hui environ 7000 g eqCO2 (équivalent CO2), sept fois plus qu’un kWh produit dans une centrale à charbon!

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J'ai cherché mes origines avec un test ADN

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Image d’illustration | Shutterstock / VectorMine

La science derrière les tests d’ancestralité. À eux seuls, les tests génétiques ne peuvent fournir de vérité absolue. Si la génétique est une science dure, la génétique de l’ancestralité l’est beaucoup moins, car elle laisse une large place à l’interprétation, me rappelait dans l’épisode précédent Sarah Abel, anthropologue à l’Université de Cambridge et spécialiste des usages sociaux des tests ADN. Alors, la démarche derrière les tests d’ancestralité est-elle encore scientifique? C’est le deuxième épisode de notre exploration.

J’ai d’abord posé la question à Paul Verdu, généticien des populations au CNRS en France, qui m’a rappelé la différence fondamentale entre la génétique et la généalogie. «La reproduction est une loterie génétique: nous n’héritons que d’une partie des gènes de nos parents. Par exemple, l’ADN mitochondrial, distinct de l’ADN stocké dans le noyau de nos cellules, n’est transmis que par la mère. Il y a donc une perte ­d’information au fur et à mesure des générations: un individu ne porte en lui que l’ADN mitochondrial d’une seule de ses deux grands-mères et rien de ses deux grands-pères.» Par conséquent, «la génétique est essentiellement une affaire de probabilités».

C’est paradoxal, et même contre-intuitif: la génétique serait-elle moins précise que la généalogie «classique» pour reconstruire notre ascendance? Les arbres bien codifiés, où chaque nom renvoie vers deux parents semblent plus «carrés»… à ceci près que, parfois, le paterfamilias n’est pas le père biologique, ce qui n’apparaît pas sur les actes de naissance. Du côté de la génétique, il y a aussi le jeu des probabilités qui complique l’interprétation.

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Ca peut vous étonner

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Vol d’essai de la fusée New Shepard développée par Blue Origin, en 2019 | NASA

Une pétition pour que Jeff Bezos reste dans l’espace. On croirait à une blague, mais cette pétition a été signée par 77’000 personnes. Elle appelle Jeff Bezos, richissime patron d’Amazon, mais également de la firme spatiale Blue Origin, à ne pas revenir sur Terre après le premier vol habité de la fusée New Shepard auquel il doit participer en juillet. Le deuxième homme le plus riche du monde a régulièrement été critiqué pour son action anti-syndicale à la tête d’Amazon. La participation à ce vol habité aux côtés de Jeff Bezos et de son frère Mark Bezos a été mise aux enchères et a atteint un montant de 28 millions de dollars. L’identité du gagnant doit être dévoilée prochainement.

The Guardian (EN)

En sciences aujourd'hui

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Visualisation d’artiste de Nu2 Lupi et ses planètes. | Imgur

Un photobomb d’exoplanète. Le télescope spatial suisse CHEOPS, placé en orbite fin 2019, a observé un système stellaire dans la constellation du Loup, l’une de ses premières cibles scientifiques, afin de mieux caractériser ses exoplanètes. Et y a découvert non pas deux, mais trois exoplanètes! Baptisée Nu2 Lupi, l’étoile est même visible à l’œil nu. A la clé, des résultats prometteurs pour l’étude des super-terres, ces exoplanètes de masse intermédiaire entre celle de la Terre et d’une planète géante.

Heidi.news (FR)

Crainte de nouvelles inondations après Cressier. MeteoSuisse a émis une alerte aux orages de niveau 3 sur 5 pour ces lundi 28 et mardi 29 juin pour tout le Nord de la Suisse. Après la série d’événements météorologiques violents de la semaine passée, le risque d’inondations et de crues est encore marqué. Entre les chutes de grêle, les torrents de boue à Cressier (NE) et les inondations du Jura bernois, la semaine du 21 au 25 juin a été rude sur le plan météorologique. L’annonce de la nouvelle vague d’orages devant traverser le territoire suisse semble donner peu de répit au pays.

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Températures extrêmes dans l’Ouest américain. La côte Ouest des Etats-Unis et du Canada est confrontée depuis quelques jours à une vague de chaleur extrême et historique. Des records de chaleur ont été battus, le mercure ayant atteint 46,6°C à Lytton, en Colombie-Britannique. A Portland, aux Etats-Unis, le thermomètre a atteint 44°C. Ce qui fait encourir de graves risques sanitaires aux habitants. Une situation d’autant plus dramatique qu’elle est appelée à devenir de plus en plus fréquente avec le dérèglement climatique.

Heidi.news (FR)

Géothermie, quand la terre tremble à retardement. Un tremblement de terre a frappé Strasbourg et son agglomération ce 26 juin dans la nuit. D’une magnitude de 3,9, il trouve son origine dans un projet de géothermie qui a déjà été la source d’une quinzaine de séismes en 2020. Pourtant, le site est fermé depuis l’hiver dernier.

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Séance de rattrapage

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Keystone / Gaëtan Bally

L’association suisse à Horizon Europe toujours en question. La Suisse est-elle désormais sur un siège éjectable vis-à-vis de Horizon Europe, après la rupture des négociations sur l’accord-cadre? Jusqu’à peu, les échos étaient encore rassurants chez les spécialistes: la porte n’était pas fermée, les chercheurs suisses pouvaient continuer à soumettre des projets grâce à une clause de transition. Mais la situation pourrait avoir changé: un document de la Commission européenne (CE) exclut tout bonnement la Suisse des pays tiers éligibles à la clause transitoire… pour l’instant. Le SEFRI encourage néanmoins les chercheurs suisses à continuer de participer aux mises au concours.

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La dérive des continents expliquée par L’Age de glace. Il y a 250 millions d’années, la Terre ne ressemblait en rien à celle que l’on connait aujourd’hui. Les Alpes n’existaient pas, le Léman encore moins. Que s’est-il passé entre-temps? Nos continents, ou plutôt les plaques tectoniques sur lesquelles ils reposent, ont dérivé au fil des années. On vous explique cette théorie dans ce nouvel épisode de PopScience, à l’aide de Scrat mais aussi de Rossana Martini, professeure au département des sciences de la Terre à l’Université de Genève.

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Une nouvelle espèce humaine? Un crâne humain d’au moins 146’000 ans a été décrit le 25 juin comme celui d’une nouvelle espèce humaine, nommée Homo longi. Mieux, l’homme de Harbin, son autre nom, viendrait même remplacer Néandertal en tant que notre plus proche cousin préhistorique. Mais ce crâne appartient-il vraiment à une nouvelle espèce humaine, où s’agirait-il d’un crâne de Denisova, proche cousin de Néandertal?

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La finance durable, pas si verte. Les fonds d’investissements durables ne le sont pas beaucoup plus que les fonds conventionnels. C’est la conclusion du dernier rapport de l’agence de notation Inrate sous mandat de Greenpeace. Ce document s’ajoute à une longue liste de critiques, de plus en plus vives, exprimées contre les places financières en général et la finance durable en particulier.

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Pendant ce temps sur Heidi.news

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Image d’illustration. | Shutterstock / AimPix

Maltraitance des personnes âgées. Entre 300’000 et 500’000 personnes âgées seraient victimes de maltraitance en Suisse. Face à l’ampleur du phénomène, chiffré dans un rapport de la Haute école de travail social de Lucerne et publié en septembre 2020, le Département fédéral de l’intérieur doit décider d’ici la fin de l’été 2021, de concert avec les cantons, si un programme national de prévention est nécessaire. Pour Roland Grunder, co-président du Conseil suisse des aînés, il y a urgence.

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L’autisme féminin à l’épreuve du diagnostic. Les hommes atteints d’autisme léger sont trois à quatre fois plus nombreux que les femmes. Bien qu’associée à des facteurs biologiques, cette différence serait également due à un sous-diagnostic chez les femmes. La méconnaissance du profil autistique féminin désavantage considérablement les femmes concernées.

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Le regard d’Anne Emery-Torracinta sur deux années scolaires bouleversées. Comment tirer le bilan de deux années scolaires bouleversées par la crise sanitaire? Ses rebondissements, ses défis, ses tensions? Dans la rédaction, une idée s’est rapidement imposée: rencontrer la directrice genevoise de l’instruction publique, Anne Emery-Torracinta. Entretien.

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Séance de rattrapage avec l'édition du 21.06.2021

À bientôt

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