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Bonjour, c’est Florent pour votre newsletter sciences et climat. Ce soir, nous parlons droit de la mer avec la lauréate du prix Nexans, qui nous explique pourquoi la conservation de la nature n’est pas qu’une affaire de biologistes.

Au programme également: des fourmis à la longévité surprenante, des satellites en bois et le Nobel vert pour le défenseur des pangolins.

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Florent Hiard, Lausanne

21.06.2021

«Les biologistes ne sont pas seuls à lutter pour la conservation de la nature»

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Université de Neuchâtel

Droit de l’environnement. La conservation de la nature n’est pas qu’une affaire de biologistes. La docteure Valérie Wyssbrod aborde le problème via le droit de l’environnement, qu’elle enseigne à la fois à des biologistes et des juristes à l’Université de Neuchâtel en parallèle de ses recherches. Cette même université vient de lui décerner son plus haut prix, le prix Nexans pour cette approche complémentaire.

Spécialisée dans le droit de la mer, Valérie Wyssbrod travaille principalement sur la conservation des aires marines protégées et la réglementation autours ressources génétiques des océans, ressources convoitées pour leur potentiel pharmaceutique.

Heidi.news — Quelle différence y-a-t-il entre les ressources génétiques récupérées dans l’océan et les molécules qu’on peut récupérer par exemple dans les plantes en forêt?
Valérie Wyssbord — Lorsque de telles ressources sont récoltées sur le territoire d’un pays, cette activité est soumise à la législation dudit pays. Ce n’est pas le cas dans les eaux internationales sur lesquelles les Etats n’ont pas de droits souverains. De fait, en droit international, la Convention sur le droit de la mer s’applique aux ressources génétiques mais sans régime spécifique.

Pourquoi est-il important réglementer l’accès et l’utilisation de ces ressources?
Il y a deux enjeux principaux. Le premier est d’ordre économique. Etant dans les eaux internationales, ces ressources appartiennent théoriquement à tout le monde. Or seuls les pays industrialisés ont les moyens de les exploiter aujourd’hui.

L’autre est lié à la conservation de la nature. On peut trouver des ressources génétiques intéressantes de plusieurs manières, comme à travers la récupération de poissons issus de la pêche. Mais on peut également prospecter au niveau des fumeurs noirs (ou cheminées hydrothermales), où des gaz très chauds et chargés en métaux lourds s’échappent de la croûte terrestre. À ces endroits se sont développés des écosystèmes uniques mais fragiles. Sans réglementation claire, des prélèvements dans ces zones pourraient être faits et ceux-ci pourraient déstabiliser tout l’écosystème.

Où en est-on?
La Convention des Nations unies sur le droit de la mer a été adoptée en 1982. Il a fallu de longues discussions et l’ajout d’un accord pour que le texte soit ratifié par suffisamment d’Etats et qu’il entre en vigueur en 1994. De fortes oppositions existaient concernant l’exploitation des ressources minérales des fonds océaniques. L’intérêt pour les ressources génétiques de la mer s’est développé à partir des années 1980. La question a cependant était mise de côté pour ne pas retarder la ratification de la convention sur le droit de la mer avec ce sujet qui promettait d’être vivement discuté.

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L'avenir des satellites est-il dans le bois?

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Arctics Astronautics

Espace. Plusieurs projets de satellites en bois sont en cours de développement actuellement. Des recherches encore balbutiantes qui pourraient ouvrir la voie à une nouvelle façon de construire des engins spatiaux.

Pourquoi on en parle. L’équipe finlandaise d’Arctic Astronautics a mené avec succès les derniers tests, dont un vol stratosphérique le 12 juin dernier, et prévoit désormais un lancement de son Woodsat avant la fin de l’année sur le lanceur Electron de RocketLab. Il s’agit d’un petit cube d’à peine 10 centimètres de côté. De son côté, l’Université de Kyoto au Japon développe son satellite de bois et espère le mettre en orbite en 2023.

«Le bois est plus humain, plus proche de nous, justifie Jari Maniken, le responsable du projet Woodsat. Nous l’utilisions pour créer de faux satellites destinés à des vidéos éducatives, et nous avons voulu jouer davantage avec l’idée.»

Pourtant, si les satellites ne sont pas en bois d’habitude, il y a une raison: le bois n’a rien à faire dans l’espace.

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Une raison d'espérer

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Hau Dinh/ AP Photo/ Keystone

Le Nobel vert pour un défenseur des pangolins. Le prix Goldman de l’environnement, souvent surnommé le Nobel vert, a été décerné mardi 16 juin à l’activiste vietnamien Thai Van Nguyen, ardent défenseur des pangolins de son pays. Fondateur de l’association Save Wildlife Vietnam, il a notamment crée la première unité vietnamienne de lutte contre le braconnage en formant des gardes forestiers dans le parc national de Pu Mat, à la frontière avec le Laos.

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L'élixir de longévité des fourmis n'est pas gratuit

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Jacopo Werther/ Creative Commons

Biodiversité. Multiplier trois fois sa durée de vie, c’est possible! Du moins si vous êtes une fourmi et que vous tolérez quelques invités dans votre organisme. Ce phénomène a été mis en lumière et publié dans The Royal Society Open Science par une équipe de biologistes allemands.

Pourquoi c’est surprenant. La durée de vie moyenne de chaque espèce est fortement liée aux gènes. Pourtant, une espèce de fourmis défie ce concept: les travailleuses, préprogrammées pour ne vivre que quelques mois, peuvent plus que tripler leur durée de vie, avec l’aide… d’un parasite.

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Séance de rattrapage

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Hey Paul Studios/ Creative Commons

J’ai cherché mes origines avec un test ADN. D’où venons-nous? La réponse à cette question lancinante s’est longtemps cachée dans des arbres généalogiques touffus ou les récits approximatifs des anciens. La méthode soi-disant infaillible, désormais, c’est un test ADN à visée généalogique. Sarah Sermondadaz a tenté l’expérience et nous livre ses résultats dans cette nouvelle exploration.

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Casse-tête en vue pour l’approvisionnement électrique Lors de sa séance du 18 juin 2021, le Conseil fédéral a adopté la loi fédérale relative à un approvisionnement en électricité sûr reposant sur des énergies renouvelables. Un projet qui implique de réviser la loi sur l’énergie et la loi sur l’approvisionnement en électricité, et qui doit renforcer le développement des énergies renouvelables locales. Mais après l’échec des négociations sur l’accord-cadre avec l’Union européenne et le non populaire à la loi sur le CO2, de nombreuses incertitudes affleurent à court terme, notamment sur la sécurité d’approvisionnement en cas de réduction temporaire des exportations d’électricité des voisins européens de la Suisse.

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Les chauves-souris suisses sous surveillance. Une équipe de l’Université de Zurich a analysé les virus associés à 14 des 30 espèces de chauves-souris séjournant en Suisse. 90% des virus identifiés n’infectent pas les vertébrés, mais les chercheurs retrouvent quelques virus ressemblant à des souches responsables de maladies humaines, sans pour autant identifier de risque pour la santé publique. Un premier bilan plutôt rassurant.

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La physique derrière un cadeau pour Joe Biden. Malgré l’imbroglio dont il a fait preuve, ce cadeau initialement dédié à Joe Biden lors de son récent passage à Genève reste un bijou de technologie: une lentille High-Tech qui projette le portrait du président américain quand elle est traversée par de la lumière. Reste à savoir quand le locataire de la Maison Blanche le recevra réellement.

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Transformer le CO2 en carburant routier, bonne ou mauvaise idée? Le Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa), rattaché aux Écoles polytechniques fédérales, étudie la production de méthane synthétique à partir de CO2. Ce carburant de synthèse serait destiné aux véhicules parcourant des longues distances. L’Empa évoque le potentiel de ces «e-carburants» à «faire basculer la mobilité vers les énergies renouvelables et atteindre les objectifs climatiques pour le transport routier».

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Et si on utilisait la pollution du ciment pour faire voler les avions? Ennemi public numéro un du climat, le CO2 émis par certaines industries pourrait malgré tout se voir offrir une seconde chance. Plusieurs projets pilotes mis en place par des cimenteries proposent de l’utiliser pour produire des hydrocarbures de synthèse. Des procédés chimiques permettent en effet de synthétiser du kérosène, le carburant des avions, à partir de dioxyde de carbone et d’hydrogène, recyclant ainsi le polluant. Mais le procédé doit encore améliorer son efficacité.

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Pendant ce temps, sur Heidi.news

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Shutterstock / wanphen chawarung

Ce que le ice bucket challenge a apporté à la maladie de Charcot. Se verser un seau d’eau glacée sur la tête pour récolter des fonds. C’était le challenge de l’été 2014. Les fonds ainsi réunis ont permis de faire avancer la recherche sur la sclérose latérale amyotrophique (SLA), plus connue sous le nom de maladie de Charcot.

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Le cocktail de Regeneron améliore la survie de certains patients Covid. Bonne nouvelle sur le front de la recherche des traitements contre Covid-19. Le cocktail d’anticorps monoclonaux REGN-COV2 des entreprises Regeneron et Roche — célèbre pour avoir été administré à Donald Trump — réduit de façon conséquente la mortalité chez un sous-ensemble de patients hospitalisés: ceux qui n’ont pas développé d’anticorps les jours suivant l’infection.

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Un suivi épidémique quotidien n’est plus nécessaire. C’est une première en 2021 et le signe que la situation sanitaire s’est nettement améliorée. Vendredi dernier, les HUG n’accueillaient plus aucun patient Covid-19 positif. L’incidence sur 14 jours étant en dessous de 50 pour 100’000 habitants, Heidi.news effectuera le suivi de l’épidémie en Suisse de manière hebdomadaire.

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Florent Hiard est journaliste scientifique chez Heidi.news, et ancien assistant-diplômé en géosciences à l’Université de Fribourg. Pour lui écrire, c’est par ici

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Séance de rattrapage avec l'édition du 14.06.2021

À bientôt

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