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Bonjour, c’est Sarah pour votre newsletter sciences. Ce soir, il est question de l’impact sur le cerveau de la privation de liens sociaux, qui active un circuit aussi impliqué dans la faim après un jeûne. Une question loin d’être anodine à l’heure des restrictions sociales pour faire face à Covid-19.

Nous revenons aussi sur les portes dérobées qu’utilise Sars-CoV-2 pour entrer dans nos cellules et sur les résultats très attendus du vaccin d’Oxford-AstraZeneca.

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Sarah Sermondadaz, Genève

23.11.2020

Mis à l'isolement, le cerveau a des fringales de lien social

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Cerveau, image d’illustration | Domaine public

Des restrictions sociales plus ou moins importantes sont imposées dans le monde pour se protéger du coronavirus. Qu’en est-il des manifestations neurobiologiques de la privation de liens sociaux? C’est la question que des chercheurs du MIT se sont posée. Selon eux, l’envie de relations sociales après une période d’isolement active dans le cerveau des structures également impliquées dans… la faim après un jeûne.

Sur le plan neurobiologique, les interactions sociales semblent donc de même nature que d’autres besoins biologiques fondamentaux comme l’alimentation ou le sommeil. Ces travaux rappellent qu’elles méritent une attention tout aussi importante dans la santé globale.

Des neurobiologistes du MIT ont demandé à 40 volontaires, principalement des étudiants, de se soumettre alternativement à dix heures de jeûne, dix heures de privation sociale puis dix heures sans privation particulière.

Après chaque session, les participants étaient invités à décrire leurs envies et à passer un examen d’imagerie cérébrale fonctionnelle durant lequel on leur présentait des images d’interaction sociale après l’isolement, de nourriture après le jeûne, ou encore des photos de fleurs après la session de contrôle.

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L'autre porte d'entrée cellulaire du virus

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Image d’illustration | Domaine public

Sars-CoV-2, coronavirus responsable de la pandémie de coronavirus, utilise plus d’une porte d’entrée pour infecter les cellules. On connaissait déjà son interaction avec le récepteur ACE2, très présent dans les voies respiratoires basses et hautes. Des chercheurs ont à présent découvert un nouveau récepteur cellulaire dans cette mécanique infectieuse. Une nouvelle voie pour la recherche biomédicale?

Le virus est proche de celui du SRAS, un autre coronavirus responsable de l’épidémie qui a causé des troubles respiratoires sévères en Asie entre 2002 et 2004, et qui utilise aussi ACE2 pour point d’entrée. Mais le Sars-CoV-2 n’infecte pas tout à fait les mêmes tissus. La découverte d’un nouveau mécanisme d’entrée dans les cellules humaines pourrait expliquer cette différence, et aider à développer des traitements antiviraux plus efficaces.

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Une raison d'espérer

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ESA/ATG medialab

Un nouveau satellite pour surveiller la montée des eaux. Et c’est un lancement réussi pour l’Europe et les Etats-Unis, qui ont mis en orbite un nouveau satellite le samedi 21 novembre. Baptisé Sentinel-6, celui-ci doit surveiller la montée des eaux autour du monde. Il permettra de mesurer tous les dix jours la hauteur de la surface de 95% des océans (tout du moins la part non recouverte de glace).

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Séance de rattrapage

Si vous les aviez ratés, voici quelques articles publiés ces derniers jours sur le Flux Sciences de Heidi.news.

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Fumées de cheminées, à Genève (image d’illustration) | SALVATORE DI NOLFI/KEYSTONE

La Suisse victime de sa pollution aux particules. La pollution aux particules fines est un fléau de santé publique, qui provoque des pathologies respiratoires et des troubles cardiovasculaires. D’où viennent ces particules? Pour mieux le comprendre, des chercheurs de l’Institut Paul Scherrer, à Villigen, ont analysé des particules collectées sur différents sites suisses, puis extrapolé à l’échelle européenne. Leurs résultats suggèrent que les sources les plus dangereuses ne sont pas toujours prises en compte par les politiques de préservation de l’environnement.

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Les mesures politiques les plus efficaces contre Covid-19. Au printemps 2020, l’Europe a été durement touchée par la première vague de Covid-19. Face à une situation pandémique inédite et surtout incertaine en l’absence de traitement ou de vaccin, les gouvernements ont dû improviser des mesures parfois très restrictives, telles que des confinements nationaux. A l’heure de la deuxième vague, cette expérience fournit des données épidémiologiques précieuses pour comprendre quelles mesures permettent d’éviter la fermeture totale d’un pays. Une étude scientifique parue le 16 novembre en a tiré des leçons… parfois surprenantes.

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Repenser les initiatives de reboisement. Quitte à replanter des forêts, autant le faire bien. Un groupe de chercheurs, dont plusieurs de l’Université de Genève, a étudié l’effet des pratiques de reboisement qui ont cours à travers le monde. Selon la région où on se trouve, il s’avère que trop privilégier la diversité des espèces d’arbres réduit l’efficacité du reboisement: moins de CO2 est alors piégé que dans une forêt naturelle.

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Qui est le Suisse présenté comme expert dans Hold-Up? Dans Hold-Up, film qui mélange le vrai et le faux sur l’épidémie de Covid-19, intervient le Suisse Olivier Vuillemin, qui apparaît deux fois: une fois comme «expert de la fraude scientifique» puis une fois comme «expert en métrologie de la santé». Qui est-il vraiment?

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Finance et transition énergétique, un problème insoluble? Loin de là: les instruments financiers favorables au climat existent déjà. Mais ils sont trop peu ou mal utilisés en Suisse. Ce sont, en substance, les conclusions du dernier rapport de Swiss Substainable Finance, rendu public le 19 novembre dernier. Le think tank, qui se préoccupe de rendre l’économie suisse plus respectueuse de l’environnement et du climat, y décrit 14 leviers d’actions et types d’investissements déjà efficaces, tout en pointant les obstacles qui restent à franchir.

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Pendant ce temps sur Heidi.news

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Un volontaire reçoit une injection du vaccin candidat d’Oxford-AstraZeneca, le 24 juin à Soweto (Afrique du Sud). | Keystone / AP / Siphiwe Sibeko

Le vaccin d’Oxford-AstraZeneca efficace à 70%. Le candidat vaccin européen AZD1222 (ChAdOx1), conçu à l’université d’Oxford et développé par le laboratoire AstraZeneca, est désormais à mi-chemin de ses essais de phase 3, au Brésil et au Royaume-Uni. Ce 23 novembre, les promoteurs font état de résultats intérimaires sur un total de 131 cas Covid-19 confirmés, avec une efficacité de 70% pour prévenir l’infection. Il s’agit d’une moyenne entre deux schémas de doses différents, l’un efficace à 90% et l’autre à 62%. Le point sur ces résultats très attendus.

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Bien soigner tous les malades malgré le Covid. Alors que le monde hospitalier a réorganisé son activité pour s’adapter à l’afflux de malades Covid-19, comment sont traités et pris en charge les autres patients? Celles et ceux qui ont besoin d’un suivi et de soins à l’hôpital et en ambulatoire? Éléments de réponses.

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Le taux d’occupation des unités de soins intensifs dans les hôpitaux suisses. Les lits disponibles dans les unités de soins intensifs sont-ils assez nombreux face à la recrudescence rapide du nombre de patients Covid-19? Quels sont les cantons les plus menacés par une saturation? Le graphe de notre article, mis à jour deux fois par semaine, répond à ces questions. Aujourd’hui, il représente la situation au 23 novembre 2020, selon les données du Service sanitaire coordonné.

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Les grandes étapes de la pandémie. Dès aujourd’hui, les voyageurs de retour d’Arménie, de Belgique, des régions Hauts-de-France et Île-de-France n’ont plus besoin de se placer en quarantaine préventive à leur arrivée en Suisse. Le rappel des principales informations sur la pandémie de Covid-19, dans notre article régulièrement mis à jour.

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Sarah Sermondadaz est journaliste scientifique et responsable du Flux Sciences. Pour lui écrire, c’est par ici.

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Séance de rattrapage avec l'édition du 16.11.2020

À bientôt

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