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Bonjour, c’est Sarah pour vous parler de sciences. Je vous livre mon échange avec un des pionniers du machine learning, selon qui il faut arrêter d’appeler tout et n’importe quoi «intelligence artificielle».

Également au programme ce soir, le goût des chats pour les boîtes (y compris en illusion d’optique), et un drone solaire créé par un jeune de 20 ans à Yverdon.

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Sarah Sermondadaz, Genève

10.05.2021

Des chats, des boîtes en carton et des illusions

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Pixabay

Illusion d’optique. Nos félins domestiques aiment s’installer dans des lieux improbables, et bien souvent des boîtes en carton. Oui, mais si la boîte n’existe pas? S’il s’agit d’un simple contour marqué au sol? Voire de la simple illusion optique d’un contour? Certains chats les traitent comme des boîtes et s’y assoient plus volontiers même si la boîte n’existe pas. C’est l’idée défendue par des travaux publiés dans la revue Applied Animal Behavour Science.

En 2017, un prix IgNobel, qui récompense les travaux scientifiques les plus drôles, primait une étude qui considérait des chats… comme des liquides qui rempliraient un contenant. Plus sérieusement, la popularité du chat et sa proximité avec l’humain en font un excellent cobaye. A cause de la pandémie de Covid-19, ces chercheurs ont adopté une approche de sciences participatives, demandant aux propriétaires de chats de les soumettre à un protocole rigoureux. A la clé, se posent de nouvelles questions sur l’évolution de la vision chez l’animal et l’éventuel rôle joué par la domestication.

Ici, tout est parti d’un hashtag rapidement devenu viral sur les réseaux sociaux en 2017: #CatSquare, où les internautes étaient invités à matérialiser un carré au sol et à poser l’image de leur animal lorsqu’il s’asseyait dessus.

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Le problème de terminologie de l'IA

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Michael I. Jordan, professeur à l’Université de Berkeley | Université de Berkeley

Entretien avec Michael I. Jordan. Il est considéré par ses pairs comme l’un des chercheurs les plus influents dans le domaine de l’informatique. Michael I. Jordan, professeur à l’Université de Berkeley, est l’un des pionniers de l’apprentissage machine (machine learning), une branche que l’on assimile souvent à l’intelligence artificielle (IA). A tort, selon le spécialiste.

Michael I. Jordan participe, sur invitation du Geneva Science and Diplomacy Anticipator (GESDA), aux Applied Machine Learning Days 2021, cycle de conférences organisé en ligne par l’EPFL. Il intervient ce lundi 10 mai lors d’une session consacrée à l’impact de l’intelligence artificielle sur la société.

Heidi.news — Dans un récent article de IEEE Spectrum, vous avez exhorté à arrêter d’appeler intelligence artificielle tout et n’importe quoi. Pourquoi prête-t-on à ces machines une intelligence alors qu’elles font surtout ce qu’on leur demande? En quoi cela ne reflète pas la réalité du domaine?
Michael I. Jordan — Grâce à l’effort de nombreuses personnes, on a vu l’émergence de systèmes qui impliquent un grand nombre d’ordinateurs et traitent d’énormes quantités de données. Leur but est de servir les humains le plus efficacement possible dans divers domaines qui intègrent la prise de décision, l’incertitude, la valeur économique, des notions qui sous-tendent le commerce électronique, la santé, les transports… Mais les gens qui travaillent sur ce sujet, parfois depuis plusieurs décennies, dans des domaines aussi différents que les statistiques ou le traitement du signal, ont leurs propres traditions. Ils ne se considèrent pas comme travaillant sur de «l’intelligence artificielle», ne pensent pas nécessairement qu’il est intéressant de travailler sur le test de Turing. Inventer une entité qui pense comme un humain au sein d’un ordinateur n’est pas du tout leur objectif.

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A 20 ans, il crée un drone dans sa chambre

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Martin Mayer et son prototype | Heidi.news / Florent Hiard

Rencontre. Un bureau transformé en table de soudure, une imprimante 3D plantée dans le salon et un prototype de deux mètres d’envergure qui prend la moitié de la chambre. A tout juste 20 ans, Martin Mayer a transformé l’appartement familial en atelier d’ingénierie. Son but: construire de A à Z un drone solaire. Nous l’avons rencontré à Yverdon-les-bains, à quelques semaines du premier vol de test.

Entre les startups françaises Sunbirds et XSun, la seconde vie de Solar Impulse en Espagne et Facebook qui veut apporter internet par les airs, les projets de drones équipés de panneaux photovoltaïques se multiplient depuis cinq ans. Tous portent la promesse de voir leurs appareils voler en toute autonomie, des heures durant, là où les appareils conventionnels ne tiennent que quelques dizaines de minutes.

De son côté, le jeune Yverdonnois cherche surtout le défi personnel. Le projet a vu le jour mi-2019 alors que Matin Mayer n’était qu’au collège. La réalisation, pour son travail de maturité, d’un petit véhicule roulant solaire lui a donné envie d’aller plus loin. En partant de zéro, il apprend en autodidacte les notions de bases nécessaires.

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Séance de rattrapage

Voici quelques-uns des articles publiés dans le Flux Sciences la semaine passée.

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Décollage de la fusée Longue Marche 5b le 29 avril 2021 | PU XIAOXU/AP KINHUA/KEYSTONE

Un crash sans encombres. C’était une des séries à suspense de la semaine passée: où et quand l’étage principal de la fusée chinoise Longue Marche 5B retombera-t-il sur Terre? Celle-ci s’est finalement abimée dans l’océan Indien. Mais des questions se posent toujours: la fusée n’était pas munie de mécanisme pour permettre de contrôler sa rentrée dans l’atmosphère… Notre entretien avec Nicolas Bobrinsky, spécialiste de la sécurité de l’espace et chef de département à l’Agence spatiale européenne (ESA).

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Le réemploi pour limiter la pollution des masques. Pour se protéger soi-même, les autres, mais aussi l’environnement, faut-il privilégier le masque en tissu ou le masque jetable? Pour le savoir, des chercheurs suisses ont comparé l’impact environnemental de plusieurs stratégies de réutilisation des masques, tout en évaluant leur efficacité sanitaire. Celle du «semainier», qui consiste à laisser reposer chaque masque usagé pendant sept jours afin de le décontaminer, semble l’un des meilleurs compromis.

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La sélection naturelle expliquée par Koh Lanta. Comment se fait-il qu’il y ait tant d’espèces différentes sur Terre? C’est la question à laquelle répond (avec Charles Darwin et Koh Lanta) cette vidéo PopScience.

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«Le complotisme tend à nos sociétés un miroir déformant». A la faveur de la pandémie, le monde a connu un déferlement peut-être inédit de théories du complot. Pascal Wagner-Egger, enseignant chercheur en psychologie sociale et en statistique à l’Université de Fribourg, connaît bien ces croyances: depuis le début des années 2000, il en a fait son objet d’étude. Il signe un ouvrage qui paraît ce 6 mai aux Presses universitaires de Grenoble, consacré à la question. Entretien.

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Dépister Covid-19 par le souffle. On en a rêvé lorsque la première vague a submergé l’Europe. Des chercheurs lyonnais l’ont — presque — fait. Ils mettent au point une méthode de dépistage de Covid-19, instantanée et non invasive, aussi simple qu’un éthylotest. Le point sur cette technologie, qui utilise notamment un spectromètre de conception suisse.

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Les procès climatiques peuvent-ils encore se passer d’experts? Pas d’experts scientifiques au procès du Block Friday fribourgeois. Le Président du Tribunal d’arrondissement de la Sarine, à Fribourg, a en effet décidé que les 32 activistes d’Extinction Rebellion et de la Grève pour le climat qui avaient bloqué le principal centre commercial de la ville en 2019 en plein Black Friday devraient se passer des scientifiques pour appuyer leur défense. Explications.

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Une raison d'espérer

Des anciens de Science et Vie lancent un nouveau mensuel. En France, la saga de «Science & Vie», magazine d’information scientifique centenaire, a fait couler ces derniers mois beaucoup d’encre — et tomber beaucoup de têtes, comme le déplorait une chronique publiée sur Heidi.news. Coup de théâtre ce lundi: onze anciens journalistes du titre, emmenés par l’ancien directeur de la rédaction Hervé Poirier, lancent un nouveau mensuel d’information scientifique, baptisé Epsiloon.

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Pendant ce temps sur Heidi.news

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Jogger et sportifs au bord du lac Léman, à Vevey. | Keystone / Jean-Christophe Bott

Le sport, geste barrière contre Covid-19, vraiment? Promouvoir l’activité physique est toujours une bonne chose. On connaît en effet ses bénéfices à court, moyen et long termes et l’on sait les dégâts causés par la sédentarité. Une sédentarité accentuée par le télétravail et les différentes mesures sanitaires destinées à lutter contre la pandémie de Covid-19, dont la fermeture des salles de sport. Pour autant, faut-il promouvoir l’activité physique sur le mode du «whatever works» en jouant sur l’actualité et la peur de tomber malade quitte à travestir les résultats des études? Sans doute pas. Voyons en quoi le sport contribue effectivement à améliorer l’immunité avec objectivité.

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Le cycle d’orientation genevois renonce aux sections. R1, R2, R3, CT, LC, LS… Ces appellations devraient bientôt disparaître du vocabulaire scolaire genevois. La réforme du cycle d’orientation CO22, présentée ce lundi à la presse par le département genevois de l’instruction publique (DIP), supprime les sections. En 9e et en 10e, les classes seront mixtes, avec des niveaux différenciés pour certaines disciplines. En 11e, les élèves intégreront deux voies séparées en fonction de leurs intérêts et de leurs aptitudes.

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Pourquoi le variant indien est jugé «préoccupant». Les autorités britanniques ont accru le niveau d’alerte d’un des trois variants «indiens», le qualifiant désormais de variant préoccupant. Encore inconnue il y a quelques semaines, cette lignée a connu une progression rapide et s’avère, d’après l’agence Public Health England, au moins aussi transmissible que l’actuel variant britannique qui domine en Europe.

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Le mot «covid» entre au dictionnaire. Toutes les (petites et grandes) infos sur l’évolution de la pandémie, en Suisse et dans le monde. Mis à jour quotidiennement…

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Séance de rattrapage avec l'édition du 03.05.2021

À bientôt

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