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Bonjour, c’est Florent pour votre Point fort dédié aux sciences et au climat. Ce soir, nous discutons avec Nicolas Dépraz, présentateur de la nouvelle saison de «Une seule planète» sur la RTS, de ce qui manque à la Suisse pour une transition écologique plus efficace.

Nous parlerons également des émissions de gaz nocifs pour la couche d’ozone et de du bon timing pour lutter contre les fake news.

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Florent Hiard, Lausanne

08.02.2021

«Trop souvent, la population est laissée à elle-même pour sa transition écologique»

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Nicolas Dépraz dans l’émission Une autre planète | RTS

Durabilité. La RTS diffusera à partir de ce mercredi 10 février la deuxième saison de «Une seule planète». Le concept de l’émission: aider des particuliers, des associations ou des entreprises à réussir leur transition écologique. L’occasion pour Heidi.news de s’entretenir avec le présentateur Nicolas Dépraz, lequel est convaincu qu’une volonté de changement existe au sein de la population mais que le cadre administratif est à la fois inadapté et décourageant.

Heidi.news — Quel a été votre parcours avant de présenter Une seule planète?

Nicolas Dépraz — Je me suis formé à l’Université de Lausanne en géographie et sciences de l’environnement. Cette double casquette m’a amené à travailler comme spécialiste en normes environnementales et pollution pour diverses entreprises.

Parallèlement, j’ai aussi conseillé diverses associations sur les questions de durabilité. Par exemple, j’ai aidé une association de bouchers à améliorer son bilan carbone en changeant certaines pratiques et soutenu la mise en place d’un tourisme durable dans le Valais.

Dans le premier épisode qui sera diffusé mercredi, les conseils donnés reprennent avant tout les bases de la durabilité. Est-ce une volonté pour s’adresser au plus grand nombre?

C’est clairement une volonté éditoriale. Le concept est d’offrir une émission populaire et grand public. Les conseils que nous donnons reprennent les bases de la durabilité en les illustrant avec des cas pratiques concrets. Même si on aimerait aller plus loin dans les notions scientifiques et l’expertise, ce n’est pas le but de cette émission.

Dans d’autres épisodes, nous poussons un peu plus les notions techniques, au centre véritablement de la transition écologique, mais nous voulons aussi raconter des histoires qui montrent que c’est atteignable par tout le monde. Si nous allons trop loin dans les détails et les concepts, nous risquons dans un premier temps de perdre une part du public, mais aussi de décourager pas mal de monde susceptible de se dire «c’est trop compliqué, ce n’est pas pour moi». Ici, on cherche donc à montrer des gestes facile à comprendre et à mettre en œuvre.

Les gens sont-ils ouverts à cette transition?

Ce que j’ai pu remarquer à travers mes rencontres, que ce soit lors de la réalisation de cette émission, de mes engagements précédents ou de mes études, c’est que le message de la durabilité est passé au sein de la population. C’est une tendance clairement visible sur les dix dernières années, le changement est tangible. Aujourd’hui, les gens veulent changer pour plus de durabilité.

Dans ce cas, pourquoi cela semble prendre autant de temps?

Dans les années 1960 - 1970, la gestion des déchets en Suisse était une catastrophe. Il y avait des décharges partout, les lacs et les rivières étaient polluées, c’était intenable. La population a fini par s’en plaindre et a souhaité que cela change. La question a alors été prise au sérieux par le gouvernement. Des opérations ont été entreprises, coordonnées par les pouvoirs publics. On a créé des centres d’incinération des déchets, puis mis en place le tri sélectif. En quelques années, la Suisse est devenue un pays exemplaire, par exemple avec un recyclage des PET à plus de 85%.

Avec la transition écologique, la situation est similaire. La différence est que la mentalité a changé chez les autorités entre les années 1970 et 2020. On aurait besoin du même engagement mais priorité est aujourd’hui donnée au libre marché. Laisser une telle question dans les mains des marchés, cela ne peut pas marcher.

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Découverte d’émissions inattendues de gaz qui dégradent la couche d’ozone

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Pixabay/Suzanne Jutzeler

Pollution. Depuis le protocole de Montréal, entré en vigueur en 1989, les émissions de gaz nuisibles à la couche d’ozone ont fortement baissé. Mais le remplacement des substances les plus néfastes dans l’industrie a conduit à l’apparition dans l’atmosphère d’autres gaz, relate une équipe menée par le Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa) dans la revue PNAS. Elle observe l’apparition de trois d’entre eux depuis une vingtaine d’années, produits indirectement au cours de certains procédés industriels. N’étant pas directement consommés tel quel, ils ne sont ni cadrés ni n’apparaissent dans aucun inventaire.

Heidi.news (FR)

Une raison de sourire

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Image d’illustration/ Pixabay

Des épinards connectés pour détecter les explosifs dans le sol. Les épinards remplaceront-ils la 5G? Pas sûr, mais ils savent déjà envoyer des emails grâce à une équipe d’ingénieurs du MIT. Des nanoparticules de carbone intégrées à la plante lui permettent de devenir fluorescente lorsque ses racines absorbent certains éléments chimiques issus des explosifs comme les mines. Une caméra infrarouge capte alors la lumière émise par l’épinard et peut envoyer automatiquement un message d’alerte par email. Une manière de faciliter les campagnes de déminages et qui, à termes, pourraient permettre de repérer d’autres formes de pollution.

Euronews (EN)

Désamorcer les fake news, une question de timing

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Image d’illustration/ Pixabay

Technologie. Les fake news ne compromettent pas seulement la stabilité des démocraties. Avec la pandémie, les autorités les considèrent de plus en plus souvent comme des menaces de santé publique. La presse, les réseaux sociaux et les milieux associatifs consacrent ainsi de multiples efforts contre la désinformation. Mais comment rectifier les désinformations qui circulent sur internet? Selon des psychologues de Harvard et du MIT, il est plus efficace de fournir un correctif après l’exposition aux fake news. Publiée dans PNAS, leur étude compare comment le public mémorise comme telles les fausses informations quand il y a eu: prévention en amont (prebunking), étiquetage en simultané (labelling) ou encore rectification après coup (debunking).

Heidi.news (FR)

Le monde change, la presse aussi

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Séance de rattrapage

La semaine dernière a été consacrée à vos questions. En voici une petite sélection issue du Flux Sciences.

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Vue d’artiste d’Oumuamua | ESO/M. Kornmesser

Une preuve de vie extraterrestre? Oumuamua, un étrange astéroïde venu d’au-delà du système solaire, ne serait pas qu’un gros caillou étrange, mais un engin artificiel construit par une civilisation extraterrestre. C’est en tout cas la thèse audacieuse qu’un astrophysicien défend dans son dernier livre. Qu’en penser?

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Vraiment innefficace, le confinement? C’est en tout cas ce que semble affirmer une étude de Standford largement diffusée sur les réseaux sociaux. Mais qu’en est-il vraiment?

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Quels liens existent-ils entre Covid-19 et le changement climatique? Ces deux crises majeures frappent de plein fouet nos sociétés en même temps. L’une peut-elle impacter l’autre?

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L’éolien a-t-il un avenir en Suisse? Décriée par une partie de la population, les éoliennes sont-elles une option réaliste et rentable en Suisse?

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Faudra-t-il installer plus d’antennes pour déployer la 5G? Les signaux de la 5G, de plus haute fréquence, se propagent plus difficilement et moins loin que les générations précédentes. Faudra-t-il par conséquent augmenter le nombre d’antennes?

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Pendant ce temps sur Heidi.news

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Jérôme Favre/ Keystone

Des confinements «embuscades»: la nouvelle stratégie de Hong Kong. La police hongkongaise a mis en place une nouvelle stratégie pour tenter de contrôler la pandémie: boucler sans prévenir des quartiers entiers pour y imposer des tests de dépistages. Une réponse aux critiques émanant du gouvernement chinois.

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La perspective d’une mutation résistante au vaccin fait trembler Israël. Les services de renseignement militaire israëliens craignent de voir apparaître un variant du coronavirus qui résiste au vaccin. Ils l’ont fait savoir mi-janvier dans un rapport affirmant que «la campagne de vaccination de masse qui se déroule en même temps que l’épidémie active peut entraîner une pression évolutive sur le virus et générer des mutations».

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Le reflux épidémique se poursuit. Avec 245,6 cas pour 100’000 habitants, l’épidémie poursuit toujours son recul en Suisse. Dès cette semaine, les personnes partant en avion de l’étranger pour la Suisse devront présenter un test Covid négatif. Il devra être effectué au maximum 72 heures avant le départ. Par ailleurs, le gouvernement a décidé de raccourcir la période de confinement en cas de contact avec une personne infectée, auparavant fichée à 10 jours. Mais pour cela, un test négatif après sept jours d’isolement est exigé.

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Deux milliards de dollars pour une des plus grosses catastrophe écologique en Antarctique. Le 29 mai 2020, 21’000 mètres cube de carburant se déversaient dans les rivières du nord de la Sibérie. Le groupe minier Nornickel, responsable de cette pollution massive, vient de recevoir la note.

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Derniers kilomètres avant l’orbite de Mars pour la sonde émiratie Hope. Si tout se passe comme prévu, la sonde émiratie Hope, doit atteindre l’orbite de Mars le 9 février 2021. Sa mission sera de fournir des informations inédites sur l’atmosphère de Mars. Mais encore faut-il qu’elle parvienne à se placer sur la bonne orbite autour de la planète rouge. Une opération qu’elle n’a que 50% de chance de réussir.

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Florent Hiard est journaliste scientifique chez Heidi.news, et ancien assistant-diplômé en géosciences à l’Université de Fribourg. Pour lui écrire, c’est par ici

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Séance de rattrapage avec l'édition du 01.02.2021

À bientôt

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